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Les Murmureurs de Dragons

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« Jamais un dragon ne trahit son Murmureur. Sa loyauté ne s’éteint que dans le sang. Du moins, jusqu’à ce que l’impensable se produise… »

Depuis des siècles, les Murmureurs et leurs dragons maintiennent la paix sur les terres de Vesperia. En une nuit, cet équilibre vole en éclats. À la frontière du royaume, le corps de la Murmureuse Tiphaine est retrouvé déchiqueté. Son dragon, lui, s’est volatilisé. Est-ce l'animal qui a commis l'irréparable ?

De son côté, Elysandre n’a pas le droit au deuil. À dix-sept ans, elle doit endosser l'héritage de sa sœur et porter la gemme ancestrale qui unit humains et dragons. Propulsée au sein de la prestigieuse Académie des Murmureurs, elle doit apprendre à dompter un pouvoir qu'elle n'a pas choisi. Hier, elle n’était qu’une rêveuse aux mains tachées d’encre. Aujourd’hui, elle est une cible.
Car au cœur de l’Académie, la colère gronde. Pourquoi cet héritage reviendrait-il à une ignorante plutôt qu’à un guerrier aguerri et méritant ? Entre les entraînements rudes et l’hostilité des escadrons, Elysandre joue sa vie à chaque instant.
Mais elle n'est pas là pour la gloire. Elle est là pour la vérité. Pour venger sa sœur, la jeune fille timide doit disparaître. Pour survivre, elle doit devenir une arme.

Car à Vesperia, la vérité a un prix.

Et ce prix a un goût de cendres et de sang.

516 pages, Hardcover

Published May 29, 2026

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About the author

A.D. Martel

35 books17 followers
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A.D. Martel écrit depuis sa plus tendre enfance. Son nom de plume est emprunté à sa défunte grand-mère. Après un doctorat en histoire, elle fait aujourd’hui de l’écriture son métier et essaie de transmettre aux petits comme aux grands sa passion. Le partage est une de ses valeurs les plus importantes, aussi essaie-t-elle d’apporter un peu de bonheur à travers les mots, que ce soit via ses romans, ses ateliers d’écriture ou encore via la correspondance avec ses lecteurs.

Amoureuse de la nature, elle adore se promener avec son berger allemand. Son petit péché mignon : le chocolat, noir de préférence. Et rien de tel que de lire un bon roman avec un chocolat chaud en mains ! Fantasy, science-fiction, steampunk, fantastique, historique… tous les genres de l’Imaginaire trouvent grâce à ses yeux.

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Displaying 1 - 4 of 4 reviews
Profile Image for Benjamin Urbanski.
286 reviews15 followers
June 4, 2026
Je viens de vivre l’un de mes plus beaux moments de lecteur.

J’ai découvert Les Murmureurs de Dragons en version audio sur Audible, et cette précision a son importance. Je ne me suis pas contenté de lire ce roman. Je l’ai traversé. Je l’ai habité. Je l’ai vécu. Une aventure littéraire, certes, mais aussi une expérience émotionnelle dont je sais déjà qu’elle m’accompagnera longtemps. Voilà plus d’une heure que je cherche les mots justes pour écrire cette chronique, et je réalise avec amusement que je peine encore à dépasser ce premier paragraphe. Certaines lectures nous touchent. D’autres nous bouleversent au point de rendre les mots insuffisants.

J’ai eu la chance de rencontrer A.D. Martel l’année dernière. Derrière l’autrice, j’ai découvert une femme d’une sincérité désarmante, et cette sincérité irrigue chaque page de ce roman. On devine sans peine les centaines d’heures consacrées à l’écriture, aux corrections, aux réécritures, aux hésitations et aux remises en question. Pourtant, rien de ce travail colossal n’apparaît à la surface. Tout semble couler avec une évidence déconcertante. La lecture ne donne jamais l’impression de parcourir un texte façonné à coups d’efforts. Elle ressemble davantage à une confidence. À une histoire racontée avec le cœur. Ce n’est pas un roman qui exhibe sa construction. C’est un roman vrai.

À la lecture du synopsis, certains pourraient croire connaître le chemin à l’avance. Les premiers chapitres eux-mêmes semblent parfois jouer avec les codes les plus classiques du genre. On imagine déjà une héroïne destinée à sauver le monde, une romance prévisible, un antagoniste que l’on croit avoir identifié dès les premières pages. Nous pensons reconnaître les règles du jeu. Nous croyons savoir où l’autrice nous emmène.

Quelle erreur.

Car A.D. Martel a cette intelligence rare de se servir des attentes du lecteur pour mieux les renverser. Très rapidement, l’histoire révèle une profondeur inattendue. Ce qui semblait être une simple quête de vérité devient une plongée vertigineuse dans les zones les plus sombres de l’âme humaine. L’oppression grandit peu à peu. Les certitudes s’effritent. Les apparences se fissurent. Le lecteur avance alors dans un labyrinthe émotionnel où chaque révélation ouvre une nouvelle porte, où chaque réponse engendre une nouvelle question.

À partir de ce moment-là, il devient presque impossible de s’arrêter. N’espérez pas refermer ce roman après « encore un chapitre ». Vous vous surprendrez à poursuivre votre lecture bien au-delà du raisonnable, à repousser le sommeil, à négocier avec l’aube naissante simplement pour connaître la suite. Ce n’est pas une dépendance artificielle créée par une succession de cliffhangers. C’est bien plus subtil que cela.

La plume d’A.D. Martel ne manipule jamais son lecteur. Elle ne prolonge pas inutilement une intrigue qui devrait déjà être terminée. Elle n’accumule pas les rebondissements gratuits. Elle ne cherche jamais l’effet facile. Chaque scène trouve naturellement sa place. Chaque révélation possède sa raison d’être. Cette remarquable justesse donne naissance à quelque chose de précieux : une voracité saine. Oui, une véritable voracité. Celle qui pousse à tourner les pages non parce que l’autrice nous y contraint, mais parce que nous avons sincèrement besoin de savoir. Parce que nous sommes devenus incapables d’abandonner les personnages à leur destin.

Car derrière les dragons, les mystères et les complots se cache avant tout un roman profondément humain. Un roman qui parle de perte, de fidélité, de courage, d’amour, mais surtout de sacrifice. Le sacrifice sous toutes ses formes.

Celui qui naît de l’amour et pousse à donner davantage que ce que l’on croyait possible. Celui qui découle du devoir. Celui qui résulte de la loyauté. Mais aussi celui, plus terrible encore, qui naît de l’égoïsme et permet à certains de sacrifier les autres sans le moindre remords.

Rarement un roman m’aura confronté avec une telle force à cette réalité universelle. Derrière la fantasy se dessine un miroir tendu vers notre propre monde. Un monde où chaque choix possède un coût. Un monde où l’amour et la douleur avancent souvent main dans la main.

Les émotions ressenties au cours de cette lecture sont d’une intensité remarquable. L’angoisse, bien sûr. La joie, souvent. La tristesse, inévitablement. Mais également ce sentiment plus rare, plus difficile à décrire, qui oscille entre l’espoir et le désespoir. Cette sensation que tout peut encore être sauvé alors même que tout semble déjà perdu.

Et puis il y a l’Envol.

Je resterai volontairement vague pour préserver la découverte des futurs lecteurs. Mais je dois reconnaître que ce passage m’a profondément bouleversé. Peu de scènes de fiction sont parvenues à me toucher avec une telle intensité. Ce moment porte en lui une puissance émotionnelle que je ne suis pas certain d’oublier un jour. Il m’a laissé désemparé, le cœur serré, incapable de reprendre immédiatement le cours de ma lecture tant l’émotion était forte.

Lorsque j’ai refermé ce roman, je n’avais pas simplement terminé une histoire. J’avais l’impression de quitter des êtres devenus réels. Les Murmureurs de Dragons est une œuvre qui mérite d’être découverte, partagée et célébrée. C’est aussi la démonstration éclatante que l’autoédition n’est pas un refuge pour les auteurs qui n’auraient pas trouvé leur place ailleurs. Pour certains écrivains, elle est au contraire un choix de liberté.

Il est extrêmement rare qu’un roman me bouleverse à ce point. Plus rare encore qu’il me donne l’impression d’avoir vécu quelque chose d’unique. En vingt années de lectures, peu d’auteurs m’ont autant marqué. Aucun, peut-être, ne m’a rappelé avec autant de force pourquoi j’aime les livres.

Benjamin L. Urbanski – Le Parfum des Mots

4 juin 2026
Profile Image for Gabrielle Viszs.
1,542 reviews16 followers
Review of advance copy
May 25, 2026
J'ai eu la chance de faire partie des précommandes et d'avoir réceptionné le broché en avant-première (maintenant, j'attends le collector 3D, mouahahah) La couverture du broché est superbe, j'adore plonger dans le regard du dragon ! Il faut garder en mémoire que c'est un tome unique, à partir de 13 ans. Donc cela reste dans le domaine de l'adolescence et abordable au niveau de la lecture pour cet âge-là. Dès le début, nous assistons à la mise à mort d'un personnage, pas d'identité, pas de pourquoi, mais une déchirure qui se propage au cœur même d'autres protagonistes. Puis nous suivons le principal qui va vivre une aventure qu'elle ne voulait uniquement que dans les livres. Elysandre est dans une école où nous en savons très peu, mais finalement, ce n'est pas important. Quelque peu isolée, elle a malgré tout un ami, Virgile. Tous deux ont un lien d'amitié fort et une bienveillance. Malgré tout, Elysandre disparaît rapidement de cet endroit afin de se retrouver devant la dépouille de sa sœur. 2 et 2 font 4, tout le monde l'aura compris rien qu'avec le résumé nous avons été présent en direct de sa mort et ce drame va se répercuter sur ceux et celles qui l'a connaissaient, qui l'aimaient. Ce chamboulement va obliger Elysandre à faire un choix, celui de découvrir ce qui s'est passé et de trouver le coupable, le vrai. Pas celui que tout le monde désigne, il y a forcément quelque chose derrière tout ce qu'elle a vu.

Le lecteur n'est pas épargné, la violence reste soft c'est bien pour des ados, mais c'est assez imagé pour que l'esprit fasse lui-même ses propres photos. Elysandre est très naïve, elle croit tout le monde, elle pense que tout le monde est gentil, bienveillant, prêt à aider, prêt à l'aider à comprendre ce qui s'est passé. Pourtant elle a vécu de petites choses dans son ancienne école, elle devrait se méfier, mais c'est la générosité personnifiée. Elle m'a énervée à plusieurs reprises, désolée, mais elle est du style à tendre l'autre joue ou ne pas répondre ce qui m'a fait avoir ce regard de pitié sur elle par moment. Passer d'une école plus littéraire à celle de la vie, la termitière devient sa nouvelle maison. Pour autant, rien ne lui sera facilité. Bien au contraire, les autres murmureurs ont dû s'entraîner depuis des mois, des années avant de "voler", c'était leur choix et pas la petite sœur de l'une des leurs. Je vais rester volontairement dans les grandes lignes, car c'est bien plus complexe que cela. Elysandre se confronte à plusieurs murs humains en comparaison où les dragons sont bien plus ouverts et protecteurs. Certaines scènes m'ont fait sourire, Elysandre paraît être le bébé de l'un d'entre eux à la façon dont il la protège, la garde au chaud, et bien d'autres événements encore. Plus nous avançons et plus nous comprenons que sa naïveté la protège sans qu'elle ne s'en rende compte totalement et puis le déclic qui la rend attachante.

Sa stratégie ? Elle n'en a aucune, elle veut juste retrouver celui ou celle qui a tué sa sœur et ensuite ? Refiler sa gemme à un murmureur qui sera qualifié. Un plan où elle ne compte pas finir comme Tiphaine, elle veut retourner à ses chers livres qui disent la vérité. Oui, mais voilà, les plans ne sont pas fixés dans le marbre et tout ce qu'elle croyait va devenir flou. Perte de repère, incompréhension, Elysandre va être obligé de faire de nombreux choix, de suivre son instinct et de faire ses preuves, pour avoir une chance de réussir là où la grande Chandrys n'a pas réussi. Faire ses preuves, tenir bon, ne pas lâcher, se taire, prendre de l'assurance, chercher la faille... à 17 ans rien n'est simple surtout de là où elle vient, seul son cœur peut faire la différence. Et c'est là-dessus que le récit est posé, sur les émotions et les sentiments des uns et des autres. L'envie de protéger les peuples humains est admirable, contre des monstres assoiffés de chair fraîche. Être d'un côté de la barrière ou de l'autre, nous n'avons qu'une version de l'histoire. À un moment donné, nous sommes dans un lieu sombre et Elysandre prend soudainement conscience que certaines créatures, qui sont dangereuses certes, ont aussi le droit de vivre. Les actes sont mauvais, mais pourquoi ? Pourquoi c'est de la violence pour les uns et une survie pour d'autres ? De vrais cas de conscience sont posés par moment et nous font ouvrir les yeux. Qui sont les méchants de l'histoire ?

L'intrigue démarre avec un acte barbare. La suite n'est pas toute rose, c'est vrai et les chemins sont nombreux. Elysandre n'est pas seule. Elle va faire des découvertes aussi bien du côté des animaux que des êtres humains. Son cœur d'artichaut ne lui montre pas tout et lorsque ses œillères s'envolent, elle ne sait plus vraiment ce qu'elle doit faire. J'ai l'impression de voir certains de mes troisièmes en pleine crise de "jenesaispasquoifaire" le sourire aux lèvres, je les laisse se débrouiller, mdr. Pardon, mais c'est trop bon. Pour Elysandre, ses envies passent en dernier, même si elle ressent des choses, ce n'est pas à l'ordre du jour. Son but est de sauver la mémoire de Tiphaine, en quelque sorte, mais cela va aller bien au-delà. Les liens se forment, l'entraide arrive par des détours et cela fait du bien au moral des troupes. Les murmureurs ont un rôle depuis des millénaires (j'exagère à peine). Ils sont là pour protéger les peuples des voraces, des créatures qui déciment les populations. Choisis, formés, ils sont liés eux-mêmes à un dragon. Pas une miniature, enfin cela dépend duquel nous allons regarder de plus près, (chut, je ne dévoile toujours rien!) mais un de ceux qui peuvent atteindre plusieurs mètres de long. Avec des couleurs différentes, des dents immenses et un pouvoir destructeur. Je peux rajouter la patience, la compréhension, l'instinct de survie et de protection et bien d'autres. Mais entre eux c'est un lien qui se forme, par le biais de plusieurs éléments. Et la confiance...

Cette confiance qui n'est jamais acquise. Les actes sont plus parlants que les mots en l'air et ça, les dragons le savent bien. Si au départ j'étais un peu sceptique, je me suis laissée porter par les échanges, les liens, les sensations. Un peu comme avec mon chat, sauf que lui ne me porte pas sur son dos et qu'il crache, mais pas de feu ! Bref, il faut du temps pour s'apprivoiser et se comprendre. C'est ce que nous avons également entre les lignes, les chapitres nous entraînent dans de nombreux questionnements. Avons-nous la capacité, la patience et l'envie d'en apprendre plus sur les autres ? Elysandre de par son parcours et ce qu'elle voulait faire dans son avenir : oui, assurément et cela va beaucoup l'aider. La fragilité de ce personnage nous frappe violemment. Elle n'est pas instable, elle réfléchit et croit ce qui est écrit. Pourtant, même dans notre monde nous savons que les écrits ne sont pas toujours justes, la vue est différente, les mots ne signifient pas la même chose pour tel ou tel lecteur, alors pourquoi cela serait différent ? Un manque de confiance qui amène une guerre sourde, des pertes inéluctables et franchement, il y en a une qui a été surprenante au vu du passif de certains personnages. En même temps, vu la taille de certains sauvages, la Révolution française semble bien en-dessous de ce que nous allons avoir la chance de participer ! (Ce n'est pas hyper français, je vous l'accorde, un souci dans mon cerveau, je le sais, mais je fais avec).

Combats ? Oh oh, oui, il y en a quelques-uns et ce n'est pas joli à lire. Ouf, j'ai failli mettre à voir, mais c'est un peu cela. Les descriptions nous donnent assez de manière pour imaginer et voir les lieux, les morceaux arrachés (en même temps, nous avons des dragons et d'autres créatures qui ont faim). Les actes suffisent en eux-mêmes pour comprendre qu'il s'agit de survie pour les humains, mais aussi les autres créatures qui peuplent la terre. S'ils existent, c'est qu'il doit y avoir une raison, pas vrai ? Je reste un peu sur ma faim avec le final, qui clôture ce tome unique c'est plus que certains, mais j'avoue qu'un peu plus m'aurait plus. Sur cet avenir entraperçu dans l'épilogue avec forcément des épreuves qui viendront encore, même si le plus gros a été conclu.

Parlons un peu personnage, pas forcément par ligne d'arrivée, mais j'ai besoin d'évacuer quelque chose. Si j'ai compris ce que ressentait leur mère vis-à-vis de Tiphaine, la grande sœur décédée, je reste sur ma faim sur la façon dont elle traite la plus petite Elysandre. Je n'ai pas compris ces mots, cette violence verbale et j'attendais des explications à un moment donné que soit j'ai loupé, soit pas arrivées. Ensuite, nous avons Virgile le meilleur ami (vous la voyez la poutre dans l’œil de Elysandre ?) puis ses compagnons d'infortune, les murmureurs : Nina, Marcus, Ashalata, Nicklaus, Valérian (lui est un vrai boute-en-train de malheur... ironie quand tu nous tiens) et puis nous avons la joie de voir des hauts placés tels que la grande Chandrys (une secte à son nom existerait ?) ou encore Shepherd (un caract��re bien trempé digne d'un commandant de l'armée) et bien d'autres encore qui vont et viennent au gré des missions de sauvetage, d'attaques ou tout simplement pour jouer les... espions ?

Même si c'est à partir de 13 ans, l'auteur use de mots qui n'infantilisent pas le lecteur, merci pour les adultes comme moi, mdr) et nous avons beaucoup d'éléments entre ces pages. Le partage, l'incompréhension et son contraire, les liens entre êtres vivants, les contacts, l'expérience, l'apprentissage, la solidarité, la quête de soi et du pourquoi. La vengeance est un point de départ, le pardon la fin de la quête. Ce qui se cache derrière ces dragons et les murmureurs est bien plus complexes que ce que nous avons dans le résumé ou dès les premières pages. Un animal qui n'est pas sauvage ne le devient pas en un retournement de situation, il y a quelque chose derrière, nous le voyons bien avec des chiens, par exemple. Comme tout récit que j'ai pu lire pour le moment de AD Martel, c'est plus profond qu'une recherche de qui à fait quoi. Peu de douceur, les moments sont ponctuels, juste assez pour relancer la machine. La douleur est permanente, qu'elle soit physique ou mentale pour tous. Il n'y a pas de juste milieu, pour le moment, mais la stabilité se gagne petit à petit. Pour être un murmureur, il faut du courage certes, mais aussi de la générosité et bien plus encore. Les conflits existaient avant le début du récit et certains continuent après. Parfois le courage ne suffit pas, alors la détermination prend la place et ce ne sont pas des béquilles qui vont stopper l'un l'entre eux pour effectuer son travail.

L'univers de Vespéria (oui je n'avais pas encore écrit son nom) est riche en éléments, en sentiments, émotions, lieux, coutumes, récits historiens, de botanique aussi. La moralité est surfaite, comme partout, non je ne voulais pas l'indiquer ainsi, mais trop tard, mes doigts sont devenus indépendamment de ma volonté ! Ce qui fait la différence ? C'est LE choix, celui de faire le bon, pour le plus grand nombre ou pour que tous puissent vivre dans un minimum de paix ? La politique reste légère dans ce contexte, j'aurai pensé en avoir un peu plus, mais comme nous sommes surtout sur l'enquête du meurtre de Tiphaine, quelques notions supplémentaires n'auraient pas fait de mal, je pense. Beaucoup d'amitié en tout genre, un soupçon de brin d'amour qui se profile sur les dernières pages et sur un mot ou deux par endroit. Ce n'est pas une école de dragonnier que nous avons réellement pour Elysandre, car elle va avoir droit à la version accélérée, à savoir pourquoi commencer par le début, autant la lancer dans le grand bain des airs. Si l'intrigue semble légère au début, c'est juste pour mieux vous flouer ! Nous suivons leurs évolutions, celles de tous les êtres vivants et savons une fois le livre refermé que le monstre n'est pas celui que nous pouvons croire, où que nous soyons.

Et bien entendu, les autres créatures de l'univers. Les dragons forcément, puisqu'ils sont au cœur de tout. Les mystères qui les entourent, leur propre vie, leurs émotions, leur façon d'agir de protéger ou de tuer. Ils ne sont pas domestiqués, ils ne sont pas plus sauvages non plus. C'est plus complexe, doués de pensées, de réflexion, l'un d'entre eux m'a fait forcément penser à Krokmou, sa capacité d'être aussi bien un ange qu'un démon, prêts à protéger ceux qui le méritent, à jouer aussi, à avoir besoin de chaleur. Je pense à Azura bien entendu, qui est un amour et ne comprend pas un fait qui fait mal au cœur, mais aussi à Mirage. L'univers de ces dragons semble régit sur des règles et nous les apercevons parfois. Et puis nous avons aussi les voraces, des créatures qui semblent tout détruire sur leur passage, mais pourquoi ? Plus nous avançons dans le récit, plus nous en apprenons plus sur les gemmes, la possibilité de protéger les villages, mais aussi le pourquoi les voraces sont ce qu'ils sont. Contrôler une espèce différente n'est jamais simple, d'où la confiance. La connexion entre les créatures existe et les sensations échangées font fortes impressions. Au moins avec eux, il n'y a pas de trahison, de méfiance, de mensonges ou autre, les dragons ont le cœur pur !

En conclusion, c'est un tome unique où nous avons un univers créé de toutes pièces riches en éléments. Le point le plus fort serait cette connexion entre les dragons et les murmureurs (ça tombe bien, vu le titre me direz-vous !). Passer d'une enquête sur la mort d'un personnage pour en arriver à décortiquer autant d'intrigues et de sentiments sans se perdre, c'est vraiment de très bons enchaînements. Des moments de calme, de questionnements, une évolution légère du personnage principal, des caractères qui se dévoilent au fil des pages... Nous comprenons bien que parfois s'attacher à quelqu'un fait beaucoup de mal lorsqu'il nous quitte. Bien qu'il reste assez léger pour une personne de mon âge, (imaginez, j'ai un fils de 20 ans) il se lit très bien. La plume est fluide, les mots coulent de source et le suspense nous tient jusqu'au bout ! Sans oublier les divers thèmes important qui suivent la vie d'une manière générale. J'aurai personnellement aimé plus de détails et de descriptions sur quelques points dont j'ai déjà parlé dans ma chronique. Bien, voici la question existentielle : Qui a envie de faire un tour en dragon ?

https://chroniqueslivresques.eklablog...
Profile Image for Alys_bookaddict .
425 reviews1 follower
Review of advance copy received from Author
May 19, 2026
🐉 Encore une réussite pour cette autrice que j’adore ! 🔥

Ce roman young adult m’a embarquée. Même si le début a été un peu difficile pour moi à cause du côté très YA et d’une héroïne parfois un peu trop naïve 😅, son évolution au fil du récit est vraiment super intéressante. Et surtout… impossible de résister aux dragons 🐉 et au lien fascinant entre eux et les humains ! C’est une lecture hyper fluide et très prenante.

Au début, l’histoire peut faire penser à Fourth Wing 👀 : une école de dragonniers, des liens avec les dragons, des créatures qui menacent les habitants️… Et c’est vrai que la base de l’intrigue est similaire. MAIS l’histoire prend ensuite une direction totalement différente et réussit à avoir sa propre identité. L’univers est vraiment intéressant, même si j’aurais aimé encore plus de détails par moments. 🤏Mais pour un one-shot de 500 pages centré surtout sur la connexion dragons/humains, c’est déjà très bien développé !

On suit Elyssandre propulsée malgré elle dans le monde des dragons après la mort brutale de sa sœur. Elle doit apprendre à contrôler le dragon de cette dernière… mais une question demeure : qui l’a tuée ? Son propre dragon ? Un autre ? Et surtout… pourquoi ? Franchement, cette intrigue fonctionne super bien.🔥

On découvre le monde des dragons, les mystérieuses pierres qui les contrôlent, les monstres qui peuplent cet univers et l’apprentissage des murmureurs. ✨Mais le vrai point fort du roman reste pour moi la connexion entre les dragons et les humains. Et particulièrement UN dragon💖 que j’ai adoré du début à la fin ! C’est aussi une lecture émouvante 💔 : ici, personne n’est vraiment à l’abri.

✨ Bref : encore une excellente lecture de cette autrice que j’apprécie énormément. J’ai lu 12 de ses romans et honnêtement… je ne suis jamais déçue. 🫶
Profile Image for Bookly__n.
395 reviews7 followers
June 5, 2026
À Vesperia, la mort mystérieuse d’une Murmureuse et la disparition de son dragon menacent un équilibre sacré. Héritière malgré elle, Elysandre entre à l’Académie des Murmureurs pour découvrir la vérité.

J’ai particulièrement aimé ce roman pour son atmosphère intense et immersive.

Dès le début, j’ai été happée par cette promesse brisée : un dragon ne trahit jamais son Murmureur et pourtant, tout semble indiquer que l’impensable s’est produit. Ce postulat crée une tension immédiate et installe un mystère captivant qui ne cesse de s’épaissir au fil des pages.

L’un des aspects que j’ai le plus appréciés est le parcours d’Elysandre. Son évolution est à la fois brutale et fascinante. Elle n’est pas destinée à devenir une héroïne, et c’est précisément ce qui la rend si crédible. Propulsée dans un rôle qui la dépasse, elle doit faire face au deuil, à la pression et à l’hostilité constante de ceux qui doutent de sa légitimité. J’ai trouvé son cheminement très juste : elle ne devient pas forte du jour au lendemain, mais se construit dans la douleur, les erreurs et la nécessité de survivre. Cette transformation progressive donne beaucoup de profondeur au personnage.

Le lien entre les dragons et les Murmureurs est, lui aussi, fascinant. Il apporte une dimension à la fois magique et symbolique à l’histoire, en interrogeant la loyauté, la confiance et la rupture de ces liens sacrés. Le fait que cette connexion puisse être brisé remet en question tout l’équilibre du monde, ce qui donne une portée bien plus large à l’intrigue qu’une simple quête personnelle.

J'ai particulièrement aimé la force du message porté par Élysandre, qui dépasse le simple conflit entre espèces pour toucher à une réflexion universelle sur l’égalité et le respect du vivant.

Je recommande cette belle fantasy.
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