Doctorante en littérature, Margot consacre sa thèse aux limites du genre fantastique. Lorsque son directeur de recherche décide qu'il est temps pour elle " d'aller sur le terrain, comme Serge Bouchard ", elle se retrouve inscrite à un DEP clandestin en sorcellerie. Margot découvre alors une école où la magie n'a rien d'enchanteur : cours et stages douteux, professeurs instables, camarades inquiétants, présence saugrenue d'une vedette hollywoodienne... Dans cet univers saturé d'ambitions mal placées et de masculinités toxiques, elle comprend peu à peu que cette " formation " n'est qu'un écho des logiques de pouvoir qui gouvernent nos sociétés.
Sous le vernis d'une saga magique déjantée, ÉLITE MAGIC(tm) déploie une satire des institutions et de la fabrication de l'élite.
Ma grosse frustration avec ce livre, c'est que l'idée de base est vraiment cool, mais qu'il manque un bon 150 pages pour mieux développer l'univers, ses personnages et ses enjeux.
Au départ, j’aimais beaucoup ma lecture. J’aimais l’humour. J’aimais l’écriture et les propos. La situation de Margot était bien située dans un cadre clair.
L’école de magie était un peu ma peur et a été ma faiblesse. J’avais peur qu’il y ait beaucoup de références à l’œuvre de HP dont je ne déplore pas l’impact sur les gens de ma génération, mais que je condamne énormément les mots et actions de sa créatrice. Oui, il y a des noms avec des ressemblances similaires à l’œuvre en question, mais c’est surtout l’univers magique qui est un calque?
Étais-ce voulu pour utiliser un cadre connu afin de le tourner en bourrique? Je ne sais pas mais je crois que j’aurais apprécié ressentir un univers solide et différent. En fait, je trouvais les passages à l’école de sorcellerie plus faibles. Ils étaient plus expéditifs, plus axés sur l’action. J’étais moins investie.
Finalement ce que je trouvais comme une force au départ est devenu lassant vers la fin. Je sentais beaucoup les discours contre le patriarcat, la misogynie et le mainsplaining soulignés à grands traits et j’aurais apprécié plus de subtilités. Est-ce que ça se voulait le ton? Est-ce que ça se voulait humoristique? Peut-être.
Je ne l’ai pas terminé. J’ai essayé en vain. Je ne sais même pas comment organiser ma pensée. Ma partie préférée a été la page couverture. Édit: je reviens à ma critique pour clarifier un peu le tout. J’aimais la prémisse, ça avait beaucoup de potentiel. Mais dès le départ j’ai trouvé que les dialogues semblaient forcés. Ensuite j’ai l’impression que les auteurs nous en donnaient trop ou pas assez, sans trouver le juste milieu. Soit ils name-droppaient des concepts de magie un peu aléatoirement sans jamais donner de précisions ou y revenir, soit ils prenaient trop de temps à nous expliquer des concepts inutilement (genre pas besoin de m’expliquer d’où vient le mot mycelium, je le sais, pis au pire j’ai accès à Google si je me pose des questions, c’est chill). Même chose avec les événements misogynes. Je le vois et le comprends que c’est misogyne, ce que se passe. Pas besoin d’avoir un personnage qui me l’explique noir sur blanc. Malheureusement ça m’a tellement irrité que j’ai fermé le livre. Pour moi c’était l’équivalent d’une fan fic Harry Potter meets l’UQAM, avec l’impression que c’est écrit par une ados, dans sa chambre à 23h00.
Super lecture automnale et les prémices sont super intéressantes!!
Mon gros problème c’est le décalage que j’ai ressenti entre l’écriture et les thèmes, événements du livre… c’est un peu difficile à décrire mais j’avais l’impression que le style était un peu “juvénile”?
J’ai aussi trouvé que les sujets étaient abordés de manière un peu superficielle et sommaire, la satire des élites etc est clairement pas au centre du livre alors que c’est présenté comme étant sa raison d’être… je suis restée sur ma faim pour ça
Aussi, le développement était un peu rapide puisqu’on est quand même sur un livre court… je pense que c’est ce qui m’a donné cette impression de “superficiel”
Je ne mettrai pas de note, car je connais Claudie et l'apprécie beaucoup, mais (et ça déjà été dit) il manque beaucoup de structure à ce livre. On dirait qu'il est un peu resté à l'idée débauche ou de première version de Pavillons nommée Margot à l'école ( https://www.pavillons.ca/projets/marg...).
Mais bon j'avouerai que j'ai passé proche d'abandonner ma lecture à quelques reprises. ( on s'approche donc d'un 1.4-1.5). Les occurences à « Monsieur Hollywood» ne fonctionnent pas, alors moi je le remplançais par Marcel Leboeuf (Marc Labrèche aussi ça fonctionne), les scènes de magie sont expéditives et très floues (sans parler de la scène finale qui est juste décevente). C'est plate, car un livre de magie pour adulte assumé aurait été très plaisant à lire.
p.s: je connais rien au complexe Desjardins, alors il me manquait un grosse référence, mais ça c'est ma faute, alors je l'attribue pas au livre (quoique je trouve ça une occasion ratée de ne pas avoir occupé le Centre Vidéotron vu que les auteur-rices habitent Québec).
très similaire au ton de la série Malphas, de Patrick Senécal, mais des fois j’ai l’impression qu’on press forward sur la résolution des événements plus importants et hauts en action, donc ça c’est un peu décevant…
D'abord, il faut dire que j'ai été charmée par la couverture 🐁. Dans ce roman écrit à quatre mains, on suit Margot, une étudiante au doctorat en littérature un peu blasée et réservée, que son professeur pousse à sortir de sa zone de confort en l'inscrivant à une école de sorcellerie... cachée dans les backstores du Complexe Desjardins. Oui, oui. 🧙 Au départ, tout semble un peu ridicule, presque comme une arnaque, et on s'attend à ce que Margot garde ses distances avec ironie. Mais le roman prend une tout autre direction, des phénomènes inexplicables surviennent, et sans rien dévoiler, disons que la frontière entre le farfelu et le réel devient de plus en plus floue. Pendant son parcours, Margot tisse des liens marquants avec Pris et Mona, et doit constamment se battre pour sa place dans un milieu où les doubles standards et le privilège masculin sont bien présents. On y traite aussi par la bande d'anxiété de performance, d'harcèlement, d'estime de soi. Le livre aborde ça avec justesse, tout en gardant cet espoir : celui de vouloir croire, même quand rien ne semble logique. On se surprend, comme Margot, à vouloir que la magie existe. 🔮 Merci encore à La Mèche pour cette belle découverte en service presse.
Pourquoi ne pas assumer d'écrire une parodie contemporaine d’Harry Potter ? J’assume pleinement avoir lu et vu la saga assez de fois pour la connaître presque par cœur. Les parallèles sont omniprésents du début à la fin, et peu subtiles. Et il est peu réaliste qu’une étudiante en littérature qui se passionne de romans fantasy et qui embarque dans une aventure magique à la fin de la vingtaine ne fasse pas mention une seule fois de ces étranges coïncidences. Donc la parodie ou l’inspiration n’étaient peut être pas pleinement assumées…
En tout cas, j’ai lu le livre en 4 jours, je n’ai pas passé un mauvais moment, malgré une plume qui manquait de finesse, mais de là à y voir un écrit novateur qui questionne notre société avec originalité… non.
Je comprends ce que les auteurs voulaient véhiculer comme message et les thèmes abordés sont pertinents. Mais ouffffff pas mon style de lecture du tout
Imaginez un Poudlard où les véritables forces du mal ne seraient ni Voldemort ni les détraqueurs, mais la masculinité toxique et les professeurs infatués. ÉLITE MAGIC détourne avec humour les codes du fantastique pour lancer un sort à l’élitisme académique tout en rappelant que la plus puissante des magies réside dans les rencontres qui transforment une trajectoire solitaire en chemin partagé.
Je n'ai jamais terminé un roman aussi vite (à peine trois jours)! Un étrange, mais ô combien intéressant récit. Imaginez Harry Potter s'il évoluait dans un univers façonné sur la coke dans les milieux underground de Montréal, et qu'Harry en fait était une fille entourée de masculiniste toxique, d'élites narcissiques et imbus d'eux-mêmes, et qu'il évoluait dans un milieu crade derrière les boutiques du Complexe Desjardins. (Et non: la fille n'est pas l'élue... Presque le contraire même!) L'histoire commence assez rough, avec les difficultés de Margot, son introduction et son initiation à la vie magique, son lot de professeurs non qualifiés, etc. L'on se sent bien inconfortable parmi les sorciers... Puis, le roman prend ses véritables couleurs (et devient moins trash du coup): une critique acerbe de l'élitisme et du narcissique qui règnent dans plusieurs grandes institutions, accompagné d'une masculinité dépassant les bornes. Le sujet est bien exploré, et fait vraiment réfléchir sur notre société actuelle. Je pense par contre que j'aurais pris quelques romans ou quelques pages de plus, car la fin m'a paru assez rapide (bien qu'intéressante). Bref, un ovni dans le milieu littéraire qui autant qu'il divertit, nous fait songer aux structures sous-jacentes de nos institutions qui se tapent sur les épaules entre eux, au détriment des personnes en dessous d'eux...
J’ai beaucoup aimé ce roman, que j’ai trouvé bien écrit et très l’fun à lire. C’est très différent de ce que j’ai l’habitude de lire, le recit se déroulant dans un univers witchy / ésotérique, et c’est ce qui m’a plu 🐀✨
Un DEP en sorcellerie au complexe Desjardins, du bonbon! Un très bon moment lecture. J’aurais juste aimé que la trame des personnages soit davantage développée.
Je n'ai pas vraiment apprécié ma lecture. Malgré le sujet original et les liens avec Harry Potter, je trouvais que l'histoire allait dans tous les sens et je n'ai pas accroché au style d'écriture.
« Je vois. Tu t’attendais à te faire enseigner par des sorciers centenaires en toge, et tu te ramasses plutôt à suivre des cours de potions avec un dude qui a l’air d’un prof d’éducation physique. J’ai le malheur de t’annoncer que la vie n’est pas un roman de fantasy, même si j’aimerais bien, parfois. » (Létourneau, Claudie et Olivier Laforest. Élite Magic, p.192)
ok donc avant tout, merci cam pour le cadeau HAHAHA j'étais tellement excitée de le lire, c'était mon #1 de la rentrée littéraire
malheureusement, ce livre était une déception totale sur toute la ligne pour moi. j'avais l'impression de lire une fiction inventée et écrite par un élève de 6e année. l'écriture est mauvaise, l'action est mal décrite en tabarouette, le monde est mal construit, et les personnages sont superficiaux et pas bien établis.
je comprends le message qu'ils ont essayé de passer (leur "satire"). plus que ça, je l'ai vécu! donc messemble que j'aurais tout pour apprécier cette critique de l'élite universitaire et de la masculinité toxique. mais overall, j'ai juste lu, pendant 280 pages, le rêve lucide d'un enfant de 12 ans, écrit par cet enfant lui-même. est-ce que c'était le but des auteurs? je sais pas trop
j'ai débattu avec ce rating car je DÉTESTE mettre une étoile, surtout à de la fiction queb... désolé
Lire ÉLITE MAGIC, c'est un peu comme tomber sur un portail vers Narnia dans une cabine d'essayage chez Ardène: ça surprend, mais on y plonge avec enthousiasme. Féminisme, magie bon marché, personnages caricaturaux (et parfois insupportables), péripéties à dormir debout, tout cela sur fond de critique de la masculinité toxique et de l'élitisme...La recette idéale pour concocter un roman qui a de la gueule, ou encore une potion d'hilarité! En alliant familiarité du quotidien et fantastique absurde, les auteurs proposent un roman purement québécois, mais qui sort complètement de l'ordinaire. On éprouve autant de plaisir à le lire, que les auteurs en ont visiblement eu à l'écrire.
J’ai l’impression que c’est peut être un roman pour adolescent ? L’idée de base semblait bonne, mais le rendu est beaucoup trop absurde et cliché pour que je puisse l’apprécier.
Margot était super attachante et j’avais vraiment l’impression qu’elle était réelle. Même si au début j’étais confuse et que je n’avais aucune idée où cela se dirigeait. À chacun des chapitres j’avais envie de connaître la suite.
Cependant, l’univers magique était clairement sous peu développé. Bien que c’était facile à comprendre, il manquait des informations qui auraient pu rendre le texte encore plus intéressant.
J’ai tout de même aimé l’aspect très féministe de l’histoire. On comprend très bien le message qui est lancé.
Il y a des idées le fun dans ce roman à propos d'une quête de soi à travers l'inscription à un DEP en sorcellerie dans les backrooms du Complexe Desjardins, mais c'est trop disparate et le roman ne parvient pas à créer un tout qui se conjugue vraiment. L'étrange univers présenté par le roman est aussi trop peu vivant, trop peu immersif.
C'est dommage, parce que le concept m'intriguait beaucoup.
Première note sur Goodreads parce que je ne peux pas garder le silence dans ce cas. La première moitié est tellement bonne, j'avais l'impression que c'était le livre de mon année. Une école de sorcellerie dans les bas-fonds du Complexe Desjardins, EXCELLENTE PRÉMISSE. C'était du bonbon. Pis là, j'ai pogné un mur. Pas aussi gros que celui que mon cousin a pogné quand il a découvert qu'il n'allait pas jouer dans la MLB, mais presque. Pis ce mur là, il te donne envie de retourner au début du livre et d'espérer retrouver ton innocence (celle post-divorce de tes parents, mais avant d'être déçue par ce livre, mieux que rien). C'était quand même fun, d'où le 3 étoiles, mais j'avais l'impression de quasi lire une parodie de ce même livre. Je comprends la satire, mais c'est pas de la satire quand c'est juste mauvais. On dirait que le livre était à la fois trop long et trop court. Il allait pas vraiment au bout de ses idées, je me sentais pas vraiment impliquée dans l'intrigue principale et les personnages. Bref, peut-être prendre le DEP en Ferblanterie la prochaine fois.
J’ai dû arrêter ma lecture après avoir lu la moitié du livre. J’ai trouvé tout ça terriblement mauvais… les personnages, l’ambiance, le récit. Je voulais tellement aimer ce livre pour ce qu’il semblait vouloir offrir. L’idée est originale et bonne, mais le livre ne livre pas, si on peut dire ça ainsi.
L'idée de base est excellente, est-ce que c'est développé à son plein potentiel ? Non, ça se veut une satyre, je le comprends, mais on a de la difficulté à s'attacher aux personnages. Masculinité toxique, mansplaining, misogynie, Hollywood, difficile de faire du sens et de s'attacher alors que l'école est en plein coeur du complexe Desjardins. J'ai terminé le livre, mais il me laisse un peu de marbre...
Ce livre est décrit comme étant un livre portant sur la magie mais il n’y a PAS de magie. Les peu de fois où on en voit c’est des petits passages dans des scènes où l’attention n’est PAS sur la magie. C’est un univers où il y a de la magie avec un livre dans une école de magie mais où on ne voit pas les cours de magie, l’apprentissage, les sorts,etc.
Ce livre porte sur le sexisme systémique dans le domaine académique. Le besoin de performance, les violences entre les personnes et toute la toxicité du milieu. Ce livre est TRÈS réaliste sur la réalité des études supérieures. MAIS. Je voulais lire un livre sur la magie!!! Ou au moins avec UN PEU PLUS de magie???!!??