Prix ANGUILLE SOUS ROCHE 2015 "un roman à lire d'urgence", Yann Plougastel, Le Monde "C'est un polar, mais ce n'est pas qu'un polar." Gérard Collard, Le coup de coeur des libraires LCI 2010. Dans un terrain vague de Nairobi, un gamin à vélo s’amuse à rouler dans une grande flaque sur le sable ocre. Du sang humain, répandu en forme de croix. Sans le savoir, le garçon vient de détruire une scène de crime, la première d’une longue série. 2012, à Nairobi. Une femme albinos est décapitée à la machette en pleine rue. Le tueur a emporté la tête, un bras aussi. Elle a été massacrée, comme beaucoup de ses semblables, parce que ses organes et son corps valent une vraie fortune sur le marché des talismans. Appelée en renfort par le chef de la police kenyane, Hanah Baxter, profileuse de renom, va s’emparer des deux enquêtes. Hanah connaît bien le Kenya, ce pays où l’envers du décor est violent, brûlant, déchiré entre ultramodernité et superstitions. Mais elle ne s’attend pas à ce qu’elle va découvrir ici. Les croix de sang et les massacres d’albinos vont l'emmener très loin dans les profondeurs du mal. Un thriller français d'une force rare, un vrai coup de poing!
Attirée par l'exotisme de l'Afrique, j'ai vite déchanté en embarquant à bord de cette histoire sordide auprès d'une profileuse aux méthodes peu orthodoxes (se sert d'un talisman pour débroussailler ses enquêtes). Bémols : les descriptions sont longues et lassantes. La personnalité de l'héroïne est sombre et peu attachante. Après avoir beaucoup espéré de cette lecture, je sors déçue de l'expérience. OK pour l'évasion mais il y a trop de mysticisme dans cette intrigue criminelle...
Le résumé du livre était emballant, le début de la lecture aussi, même si un petit je-ne-sais-quoi m’empêchais de profiter pleinement de ma lecture.
Ah oui, j’ai compris assez vite ! La cause en était le style d’écriture qui avait tendance, parfois, à friser le niveau enfantin ou pré-ado, comme si, à certains moments, l’auteur avait confié l’écriture de certains passages à sa p’tite nièce.
Et tout le problème du roman s’est trouvé là, pour moi : la manière dont certaines événements ou problèmes liés au pays (le Kenya pour ceux qui ont loupé le train) sont décrits, leur fait perdre toute leur puissance, toute leur émotion, toute leur portée horrible.
De plus, la surenchère de faits horribles annihile l’abomination perpétrée. Sincèrement, j’ai lu des témoignages de personnes qui avaient été témoins d’actes abominables durant la Seconde Guerre Mondiale, et sans en rajouter, leur récit me hérissait les poils des bras et me donnait envie de vomir.
Ici, il n’en fut rien… c’est abominable ce qu’un personnage a fait endurer à ses semblables, mais la description de l’auteur fout tout en l’air et si elle avait décrit un enfant éventré dans le but de transformer ses boyaux en guirlande de Noël, j’aurais sans doute pensé "Cool, une guirlande", tant la chose est mal exprimée, mal écrite.
Aucun atomes crochus avec Hanah Baxter, la profileuse d’origine française qui vit à New-York et qui se déplace au Kenya pour traquer un tueur en série. Autant elle est forte pour certaines choses, autant elle est chochotte pour d’autres. Manque de crédibilité dans le personnage.
J’ai même failli tomber de ma chaise lors de l’épisode avec Invictus (les lecteurs sauront de quoi je parle).
Je passerai sur les moments "guimauviens" (néologisme offert) qui sont à pleurer devant tant de platitudes et plus dignes d’un "Fifty shades", d’un "Twilight" ou d’un Harlequin que d’un tel roman.
Le suspense est en grande partie réduit à néant par un chapitre où le pauvre lecteur en apprend beaucoup trop sur le tueur en série, gâchant tout le plaisir.
Pire, avant même la moitié du livre, j’avais deviné le nom du coupable, la ficelle agitée par l’auteur étant trop grosse que pour ne pas s’en saisir. Chez Agatha Christie, je ne l’aurais pas saisie, car la Dame avait l’art de casser les codes du roman à énigme, mais ici, l’auteure en dévoile trop trop vite. Et les préliminaires, bordel ?? Et je confirme que j’avais vu juste !
J’ai ressenti, par moments, de l’émotion dans le récit, lorsque l’auteure explique la chasse à laquelle sont soumis les albinos, de l’émotion aussi lorsque l’auteure décrit les extrémités auxquelles certains enfants devaient se livrer, afin de survivre et de sauver leurs frères et sœurs de la misère…
Et puis, patatras, toute l’émotion retombait comme un soufflé (ou autre chose, pour les plus coquins) à cause du style d’écriture qui était plat et sans âme.
Autre truc… durant tout le roman, elle se fait regarder de travers par le flic d’origine mexicaine, il la déteste, il se moque de ses méthodes de travail et puis, là, tout à coup, après les huit dixième du roman, soudain, il commence à l’apprécier, à lui parler, boum, sont quasi copains ! Non, revirement trop rapide.
Quant aux méchants, j’éviterai de vous parler de ces revirements de situations qui font que personne ne joue au Grouchy arrivant sur le champ de bataille de Waterloo – morne plaine – quand tout est terminé. Non, ici, tout le monde a du sang de Zorro !
Ce roman manque de profondeur, d’émotion et la surenchère de "gore" détruit les émotions qu’il aurait dû faire naître en moi.
Avec un sujet aussi important au menu, dans un décor rempli de misère, c’est malheureux d’avoir fait un roman aussi foireux.
De bons ingrédients, un chaudron qui ne demande qu’à bouillir, pour arriver à un résultat tel que ce que je viens de lire, c’est donner des perles aux cochons ! Et j’en suis la première peinée que le beau côtoie le médiocre.
Je remercie tout d’abord Les Editions Denoël pour leur confiance renouvelée. Ce mois-ci, je n’avais choisi qu’un seul titre dans la sélection qui m’avait été proposée, mais quel titre !
Hanah est une jeune femme française, qui vit à New York, elle est profileuse, et elle est appelée par un ami Kényan, en renfort sur un affaire délicate. Depuis quelques temps, deux ans environ, du sang humain est retrouvé à divers endroits, en quantité suffisante pour certifier qu’il y a eu meurtre. Mais le problème c’est qu’on ne trouve jamais aucun corps. Et le plus étrange, c’est que ces marques de sang représentent un motif, à chaque fois le même, une croix.
Dust est un polar/thriller façon roman noir, très sombre à l’ambiance sauvage. L’action se passe en Afrique, continent barbare et bestial, empreint de croyances mystiques, d’ailleurs le personnage principal d’Hanah n’est pas sans exercer quelques manipulations chamaniques. Dès les premières lignes, on entre directement dans le vif du sujet et j’ai adoré. Dans certains chapitres, nous sommes directement dans la tête du tueur, et l’on comprend directement ces motivations. J’ai trouvé cette façon de faire assez intéressante, ça nous donnait quelques informations qu’Hanah n’avait pas, et on avait envie de la prévenir, de lui souffler de faire attention. Malgré cela, il restait assez d’interrogations pour maintenir un certain suspens, car on ne connaissait pas pour autant l’identité du coupable.
D’autant plus qu’à la première enquête, il va venir se greffer une seconde tout aussi glauque, voir même pire (mais ce n’est que mon avis), nous montrant une Afrique brutale et sans pitié, où on n’hésite pas à s’attaquer à des personnes en pleine rue, leur volant un membre arraché à coup de hache, tout cela parce que cette personne était différente et albinos et que ce membre valait son pesant d’or.
Disparités sociales, violences gratuites, meurtres, drogues, sexes, trafics d’organes, et croyances d’un autre temps, voilà le sombre tableau dressé par Sonja Delzonge dans Dust. Une plume acérée mais surtout très efficace, et des personnages divers et variés viennent compléter l’ensemble de ce roman efficace que je vous conseille absolument de découvrir.
Ce roman est disponible depuis le 2 avril 2014 chez votre libraire.
Fin Macleod est né et a grandi sur l’île de Lewis, Écosse. Il s’en est volontairement éloigné une fois adulte, pour s’enrôler dans la police à Edimbourg. Mais un jour, un cadavre est retrouvé sur son île natale et après observation, il semble que le mode opératoire du tueur est le même que celui d’une affaire en cours à Edimbourg. Fin est ainsi dépêché sur l’île de Lewis, où il va devoir découvrir qui est le tueur en enquêtant auprès de ses anciens amis et connaissances.
Les quelques premières pages m’ont plu d’entrée avec la découverte d’un corps, et soudain, plouf, plus rien… On part dans le passé de Fin Macleod, mais tellement loin qu’on le voit lors de son premier jour d’école, ou en train de faire des petites bêtises d’enfant. J’ai soudain fait le grand écart entre un départ qui flambe et une suite digne d’un pétard mouillé… Je ne savais pas sur quel pied danser et commençait un peu à m’ennuyer. Puis, à partir du premier quart, j’ai tout à coup été absorbée dans l’enquête ! Et alors que je pensais que le passé de Fin n’était que du remplissage, j’ai soudain commencé à préférer cette partie à l’enquête elle-même ! Fou, non ?
Folklore, gaélique, isolation ilienne, voisinage où tout le monde se connaît… L’une des traditions qui est la plus présente est assez logiquement celle de la chasse aux oiseaux, comme l’indique le titre en français. On apprend comment se passe cette tradition, pour laquelle des gens partent sur une sorte de rocher au milieu de la mer. Pendant deux semaines, ces gens se retrouvent complètement isolés du monde et vivent dans de dures conditions que j’ai adoré lire.
On finit par comprendre qu’il s’est passé quelque chose au cours d’une de ces virées, et de là, je n’ai plus lâché mon livre. En effet, une fois (environ) la page 100 passée, je n’ai plus décroché et j’ai lu d’une traite jusqu’à la fin ! L’ambiance est très particulière, pleine de folklore, de traditions, de vieux bourrus, et ça, j’ai adoré ! Alors que je pensais abandonner ma lecture après 50 pages, j’ai complètement changé d’idée après 100 et c’est finalement un coup de cœur ! Je vais d’ailleurs lire la suite très prochainement !
On m'avait dit que ce roman était excellent et même si j'y ai cru, je n'ai pas voulu m'emballer trop vite de peur d'être déçue par la suite. Je confirme les impressions de ma conseillère lecture de chez Denoël, je suis rentrée dans le vif du sujet d'un bloc. Je n'ai été qu'un peu contrariée de voir apparaître certaines solutions données par l'agent du mal lui-même un peu trop tôt dans le récit. J'aime quand il faut attendre. Heureusement il n'y a pas une seule affaire, mais deux enquêtes, voir presque plus. On approchera un cas plus général, plus terrifiant aussi à mon sens : la chasse et le massacre des Albinos. On verra aussi que tirer un fil de la pelote mène à d'autres bouts....
J'ai beaucoup apprécié le personnage d'Hanah Baxter. Son lourd passé explique bien des choses et l'on sent bien que rien n'est facile pour elle alors qu'elle possède des dons. Et puis ces derniers sont lourds à porter. Ils éprouvent nos facultés à croire et à percevoir différemment. Les autres protagonistes sont pas mal non plus. Il y a une belle brochettes de caractères, de tempéraments divers et variés. Cela promet des moments électriques quand on mélange les genres comme cela. On ira aussi de découvertes en découvertes. Je vous ménage le suspens quand même.
Si l'Afrique n'est pas un continent qui m'attire plus que cela d'ordinaire, l'intrigue ou plutôt les intrigues de ce livre y trouvent néanmoins un cadre parfait.
L'écriture est plaisante. Le récit est linéaire, mais cela n'est pas gênant, pas le moins du monde ennuyeux. On avance pas à pas. Le rythme est parfait. On n'est pas submergé par les actions, les faits, les indices. Tout arrive dans un ordre maîtrisé par la plume de l'auteur.
J'ai passé un merveilleux moment (même si le fond du livre n'est pas en lien avec le pays des Bisounours) et je ne peux que vous recommander de lire ce tire.
Ce thriller de Sonja Delzongle est déstabilisant à plus d'un titre. Tout d'abord elle nous transporte dans un monde qui, pour la plupart d'entre nous, nous est inconnu, le Kenya bien loin des zones touristiques et des safaris. Là on se retrouve confronter à la misère, à la violence à laquelle recourt nombre de kényans pour survivre, aux croyances mystiques. Ensuite, en nous confrontant à des crimes particulièrement originaux puisque l'on ne trouve qu'une croix de sang au sol et nul corps. Je ne vous en dis pas plus afin que vous fassiez travailler vos petites cellules grises. Et enfin, les méthodes d'investigation propres, ou devrais-je dire réduites, de ce pays.
Malheureusement le roman est très mal équilibré. Le premier tiers est très prenant, nous plongeant dans l’ambiance totalement dépaysante de l'Afrique et dans la découverte des meurtres. Par contre, tel un soufflet au fromage qui aurait trop attendu d'être mangé, la tension et le rythme retombent. L'auteure consacre cette partie à la présentation du calvaire vécu par les yellow men, albinos d'Afrique, et l'enquête est délaissée au profil des relations sentimentales de l'héroïne profileuse Hanah Baxter. Heureusement, sur le dernier tiers on retrouve les qualités de l'auteure pour terminer la chasse.
Dernier point négatif et non des moindres pour nous autres amateurs d'enquête policière désireux de se substituer aux enquêteurs du roman, est la divulgation du meurtrier beaucoup trop tôt dans le roman, à la fin du premier tiers. Est-ce une volonté de l'auteure despérant faire monter la tension du lecteur face au déroulé de l'enquête. (https://quoilire.wordpress.com/2020/0...)
J'étais ravie de tomber sur ce thriller dont le personnage principal est lesbien. C'est assez rare pour être noté. Hanah est une femme assez complexe pour me donner envie de lire le reste de la série.
Pour le reste... L'intrigue est bien ficelée mais je n'ai pas aimé : - les incohérences (Hanah est végétarienne et va dans un restaurant "exclusivement végétarien" dans lequel elle mange du poisson ; Mendoza passe du pire homme sexiste, homophobe, et juste con, à un mec hyper sympa, le tout lors d'une conversation de deux minutes ; etc) - le lien fait avec le nazisme (ce qui enlève tout originalité à l'intrigue. Les liens avec le nazisme sont -trop- courants dans les livres, les films et les séries télé, mais là on est carrément dans du copier-coller et les derniers chapitres sont insoutenables)
En conclusion : hyper déçue
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Nairobi. Un jeune garçon découvre une croix de sang tracée sur le sol de terre. Mais ce n’est pas la première, et Colins, chef de la police, est dépassé : cela fait deux ans qu’un assassin trace le même signe avec du sang humain. Collins fait appel à Hannah, talentueuse profileuse aux méthodes particulières : armée de son pendule, la jeune femme arpente les scènes de crime et découvre ce qui est invisible à l’oeil nu. Mais sa quête pour découvrir le faiseur des corps de poussière va la conduire au plus profond d’une Afrique où ne règne que la violence. La première moitié du livre était lente à mon goût, mais heureusement le rythme de la seconde partie va crescendo jusqu’au dénouement que l’on devine très tôt, mais qui est très efficacement mené.
I'm still digesting that one. The mystery is very very good, the background is awesome. The story was so sad that I had a hard time getting out of it. Some book I love them so much, enjoy them so much, I keep reading and reading them and it nevers gets old. Some other, in one swipe it's over. I don't need to reread it. The story slid into me and is there for a very very long time.
Lorsque la magie noire côtoie, l'impensable, l'insoutenable, et le génocide. On obtient un roman noir, et passionnant !Qui nous happe dès les premières lignes.Un très bon thriller, à l'univers envoûtant.
Démarrage pas mauvais mais très vite lassant tellement le style est pesant, les personnages excessifs et caricaturaux, l horreur accentuée sans aucune émotion. Entre coke et violence extrême de la magie africaine, aucun poncif n est épargné. Bref, j ai abandonné.
Je me suis laissée prendre par l'intrigue plutôt bien menée. Les thèmes abordés sont durs Et l'écriture est parfois trop simple pour en rendre compte. Beaucoup de bonnes idées mais je suis parfois restée sur ma faim avec les personnages.
L'intrigue est pas mal, mais foutraque. Ça part un peu dans tous les sens. Y a pas vraiment de suspense au final. C'est assez prévisible. Sinon je suis sceptique sur le vocabulaire utilisé pour parler des gens.
Redoutable Glaçant Instructif Haletant Flippant Delzongle a une plume extraordinaire et des connaissances sur l'Afrique remarquables. J'ai adoré ce polar / thriller . Rythme de dingue,personnages attachants intelligents et complémentaires. Une super découverte.
une découverte magistrale pour moi que cette autrice. un style percutant pour un polar très dépaysant dans les paysages envoûtants du Kenya. Une vraie claque pour moi.... Sonja, c'est certain, on va passer d’autres nuits ensemble !
3.5 Avis mitigé pour ce thriller qui a la bonne idée de pointer du doigts les atrocités dont sont victimes les albinos en Afrique. Mais qui pèche par un rythme lent.
C’è qu’on aime dans un policier, c’est l’enquête qui permet de découvrir des éléments qui, peu à peu, construisent la réponse de l’énigme. Dans ce livre c’est un grigri qui apporte la solution. Nul
« Dust », c'est le genre de romans que j'apprécie. Parce qu'ils ébranlent, parce qu'ils malmènent, parce qu'ils marquent. La plume de Sonja Delzongle, que je découvre pour la première fois, est puissante, profonde, et ne nous épargne pas grand chose des pires attraits de la réalité brutale qui se joue au Kenya. Elle plonge son lecteur dans un univers effroyable, parfois insoutenable et d'une barbarie indicible mais que l'on a envie de parcourir malgré tout. J'ai apprécié le fait de plonger directement dans la tête du tueur par le biais de certains chapitres. J'ai cru alors tout connaître ou presque des motivations du meurtrier (dont le MO, si ingénieux, m'a totalement bluffée, au demeurant), de son identité mais j'ai vite déchanté. Naîve, je suis tombée de façon magistrale dans le piège habilement tissé par l'auteure. Cette histoire sordide qui expose les massacres d'albinos toujours d'actualité est ponctuée, en outre, de thématiques comme l'emprise, la pédophilie, le vaudou, le mystique que j'affectionne particulièrement dans les polars. Le tout forme un cocktail explosif qui a réussi à me tirer des larmes sur la fin. Chapeau.
C'est un thriller original, avec de nombreux points positifs à son actif : une atmosphère extrêmement prenante, évocatrice, des personnages à la forte personnalité, bien campés, une double intrigue dont les enquêtes vont se rejoindre et quelques surprises bien amenées. J'ai vraiment apprécié la dynamique autour de l'équipe d'enquêteurs. Certes, il n'y a pas beaucoup de nuances !
Alors oui, on peut hausser les sourcils sur les capacités "divinatoires" de l'héroïne, mais j'ai intégré cela à l'histoire, sans problème, plongée au cœur de la misère et de la magnificence du Kenya. De plus, l'autrice parvient à parler du drame des Albinos, victimes du marché noir lucratif autour de la magie noire.
Ce roman met en lumière une profileuse assez particulière. Le personnage est intéressant, mais reste peu exploré. Les personnages secondaires sont diversifiés et assez vivants. Par contre, la thématique de l'albinisme en Afrique est originale. Le roman souffre cependant du syndrome du trop : trop d'albinos, trop de victimes qui s'empilent, trop de sous-intrigues... On n'a pas vraiment les temps de se faire une idée sur les protagonistes qu'ils sont déjà morts. La double intrigue est souvent supplantée en première partie du récit par les histoires de cœur (de fesses) de Barker. On sent par moment les débuts de cette série : il manque de finition. Une série à poursuivre pour moi, car remplie d'actions et d'originalité.
C'est dingue comme ce polar qui se passe en Afrique noire me laisse une impression de violence exacerbée par la chaleur, la moiteur, les terres arides .Mêlant sorcellerie et croyances ancestrales, soif de pouvoir et folie, l'autrice crée un univers sombre et étouffant qui ne laisse pas indemne.
Deux enquêtes en parallèle c’est le risque parfois de perdre un peu son lecteur et de se faciliter la vie avec des raccourcis rapides sur le fin des intrigues .. Ça reste un bon polar