Les murs de la salle d’exposition sont couverts de tableaux, ils sont tous tellement beaux qu’on ne sait plus où donner de la tête, devant lequel s’attarder. Alors, on ne s’attarde pas.
Dans la pénombre, au fond d’une salle, est accroché un seul petit tableau, l’assistance est silencieuse, recueillie. Il s’agit d’un dessin de Raphaël, une vierge belle à se damner.
Je m’arrête devant la devanture d’un kiosquier. Les étagères ploient sous le poids des journaux, des revues, souvent jamais lues. Le marchand de journaux est débordé, il n’a plus de place.
Je viens d’acheter un nouveau poste, il me garantit 1 350 stations. Je ne peux plus entendre ma radio préférée, il y a trop de stations, elles se brouillent.
Sur l’appareil qu’on m’a offert, je peux stocker plus de 1 000 chansons. Mon nouveau téléviseur me promet 500 chaînes. Je suis arrêté dans un embouteillage depuis plus d’une heure, il y a trop de voitures.
J’ai voulu acheter les sonates pour piano de Mozart, il y a 50 interprétations. Comment choisir ?
Au supermarché, j’ai compté 40 marques de gâteaux secs. Je n’en ai pas acheté.
Le prince a 400 femmes dans son harem, il a l’embarras du choix. Chaque soir, il hésite, se morfond. Quand il choisit une brune, il pense aux blondes, quand il choisit une blonde, il pense aux brunes.
J’ai le syndrome du harem. J’ai le choix, j’ai surtout l’embarras du choix.
J’imagine une forêt hirsute, les arbres sont côte à côte, trop serrés, ils s’étouffent, la forêt va bientôt mourir.
On va couper quelques arbres pour mon nouveau livre. Il sort une centaine de livres par jour, je pense à mon petit livre. Au bout d’une semaine, il va disparaitre, écrasé par 600 livres.
Auteur prolifique, Jean-Louis Fournier a toujours su mêler humour, culture et sincérité. Entre un frère polytechnicien et une soeur éducatrice spécialisée, il choisit la voie de l'humour et devient le fidèle complice de Pierre Desproges. Il réalise ainsi les épisodes de 'La Minute nécessaire de Monsieur Cyclopède', ainsi que les captations de ses spectacles au théâtre Grévin en 1984 et au théâtre Fontaine en 1986. Mais c'est en tant qu'auteur facétieux et touchant que le public le découvre véritablement. Avec ses essais humoristiques, Jean-Louis Fournier rencontre un succès immédiat. Dans 'Arithmétique appliquée et impertinente' (1993), il apprend au lecteur à calculer le poids du cerveau d'un imbécile ou la quantité de caviar que peut acheter un smicard ! Dans un même registre, sa 'Grammaire française et impertinente' conjugue culture et absurde. Jean-Louis Fournier consacre également deux ouvrages à son enfance. En 1999, il aborde l'alcoolisme de son père dans 'Il a jamais tué personne, mon papa' et obtient le prix Femina 2008 pour 'Où on va papa ?', une évocation émouvante du handicap de ses fils.
Fournier författade den oförglömliga Où on va, papa?http://lasdagboken.blogdns.com/2013/i.... Den här konsumtionskritiska pamfletten läste jag igår och den kommer inte att ge några bestående minnen, möjligen förutom viss typografisk input. Tänker på Perecs Les choses. Har man inte redan hört 1000 gr att det finns för många sorters yoghurt, toapapper, smör, duschtvål etc. att välja mellan i Dagens Samhälle.
Alors peut-être suis-je difficile mais j'ai trouvé ce livre ennuyeux, redondant et à la limite du réac. Le "c'était mieux avant" revient quasiment à chaque exemple... exemples qui se suivent et se ressemblent. Bref... pour moi oui, c'était effectivement le livre de trop !
Beaucoup TROP de condescendance pour certains items. C'était pas spécialement agréable à lire, au lieu d'une critique de la société, on a l'impression de lire une critique des consommateurs, trop bêtes pour se soustraire à la fatalité du système.
Met de ietwat kritische humor die we van Jean Louis Fournier gewoon zijn, zet dit boek "Trop" de lezer aan tot nadenken over onze consumptiemaatschappij en het "teveel" aan alles dat we hebben. In bijzonder korte hoofdstukjes wordt, staccato-stijl, de vinger gelegd op duidelijke pijnpunten. Hebben we echt 57 radiozenders nodig in één regio, waarom omschrijven we de kleur blauw in 88 schakeringen, waarom moeten we kiezen uit 42 tandpasta's of waspoeders - die elk beloven nog beter en effectiever te zijn dan de vorige? Waarom willen we per se USB sticks hebben waar we 8000 boeken op kunnen opslaan of 2500 liedjes / films terwijl we nooit de tijd zullen hebben die ooit de lezen, beluisteren of bekijken? Waarom nemen we geen genoegen met natuuryoghurt, maar willen we yoghurt met aardbeien, bosbessen, mango, kiwi, ananas, vanille, light… enz? Waarom moet alles zo snel gaan en waarom moet mensen zoveel mogelijk - vaak totaal nutteloze - feiten weten en onthouden?
Een rake maatschappijkritiek. Misschien met ietwat teveel herhaling, maar dat helpt wel om de boodschap echt te laten doordringen.
Niet het beste werk van Fournier, maar wel de moeite waard om even bij stil te staan.
Trop c'est trop. Une critique à la société de consommation, où tout est vu et produit en excès. Moins drôle que les autres Fournier's, mais toujours si réflexif.