Hélène s’est toujours sentie rejetée par la famille juive de son père, Richard Benhamou. Lorsqu’elle rencontre Daniel, la conversion au judaïsme semble la réponse à tous ses problèmes. Mais peut-on se convertir sans croire en Dieu ? Le jour de leur mariage, elle s’enfuit sans explication. Ce roman est la longue lettre qu’elle écrit à son fiancé pour tenter d’expliquer son geste.
Tout commence par un malentendu qui fait croire à Daniel qu’Hélène est juive. Elle n’ose pas le désavouer. Prise au piège de son propre mensonge, elle n’a d’autre choix que d’entamer une démarche de conversion. C’est un long et rude combat : pour affronter les rabbins, se soumettre aux rigueurs de l’orthodoxie — de la nourriture à la tenue vestimentaire, du rythme des prières jusqu’aux commandements régissant le sexe — Hélène est prête à tout sacrifier pour être enfin acceptée par la communauté et pouvoir épouser l’homme qu’elle aime.
Tu voulais une juive est le récit d’une souffrance. Hélène n’a pas de religion, malgré son père juif et sa mère catholique : elle n’est « rien ». Sa tentative pour croire en Dieu se soldera par un échec. Derrière ce récit drôle et émouvant, sa lettre dessine le portrait d’une femme qui choisit sa liberté.
Extrait :
« La scène de notre mariage a tourné en boucle dans mon esprit pendant des mois : ton regard surpris lorsque j’ai reculé, ton visage incrédule lorsque j’ai fait volte-face et que je me suis mise à courir vers la sortie. Encore aujourd’hui, tu dois te demander ce qui m’a pris d’agir de la sorte. Pour être honnête, je ne pensais à rien, je ne savais pas ce que je faisais.
Ce jour-là, j’ai eu la sensation de me sauver, pas de toi, mais de tout ce qui nous entourait. Je n’avais pas le choix : il fallait que je me sauve, il fallait que je sauve mon existence, ma liberté et la femme que je suis.
Je sais que je t’ai blessé, mais ce n’était pas mon intention. La vérité, c’est que je t’ai menti. Je t’ai menti pendant les trois ans qu’a duré notre relation, jusqu’au jour de notre mariage où je n’ai pas supporté la cage dorée dont j’étais moi-même en train de sceller les gonds.
Quel spectacle j’ai dû produire, ce jour-là ! Une silhouette blanche, élancée vers la sortie à peine entrouverte et glissant sur les marches dans un nuage de sept mètres de voile en organza… J’ai pleuré dans mon corsage en taffetas les soirs qui ont suivi. Ma robe est au grenier. La nacre est écaillée, les dentelles se sont déchirées par endroits. Je n’ai pas pu la jeter.
Notre mariage… Comme nos invités, tu as suivi des yeux incrédules ma jupe vaporeuse et j’imagine que tu n’as pas réalisé ce qu’il se passait, du moins pas sur le moment. Pour moi, ce fut comme une révélation soudaine. J’ai senti mon corps animé d’une terreur inexplicable et la seule issue se trouvait derrière moi, à l’extérieur de la synagogue, loin, très loin de tous ces gens qui m’observaient.
Renoncer à toi ou perdre mon âme. Je devais me sauver, au sens propre : je devais sauver ma vie.
C’est ce qui m’a poussée à attraper mon jupon, mes tulles blancs et tout mon fatras perlé, puis à courir le plus vite possible vers la porte pour appeler un taxi.
D’habitude, c’est compliqué de trouver une voiture dans la rue, mais là, comme par hasard, elle arrivait au ralenti au moment où je suis sortie de la synagogue. Crois-moi, rien n’était prémédité. Si j’avais imaginé cette scène possible, j’aurais tout fait pour qu’elle ne se produise pas. Ma prise de conscience est venue trop tard. C’est lorsque le taxi s’est arrêté et que la conductrice s’est affublée d’un large sourire que j’ai réalisé combien je venais d’offrir un spectacle mémorable. »
Une très belle découverte que je recommande grandement.
Lorsque j'ai accepté ce service de presse, je ne m'attendais pas à être totalement plongée dans le judaïsme et je dois dire que je suis très heureuse d'avoir lu ce livre, car j'ai passé de très bons moments avec Hélène, sa famille et son histoire.
La religion juive est quasi inexistante dans la littérature française et je trouve que cette œuvre mérite d'être lue et d'être mise en avant, de par les thèmes abordés comme la liberté, les droits que l'on doit respecter lorsque l'on se convertit et surtout le stress de son entourage à propos de l'amour dans la religion.
L'écriture sous forme de journal intime/carnet de bord adressé à l'être aimé est vraiment incroyable, si bien que l'on est plongé immédiatement dans le récit et que l'on s'attache vite à notre héroïne.
Cette histoire parle de choix complexes, de dépendance, de recherche de soi, d'acceptation et surtout d'amour impossible. Ce dernier sujet est vraiment important pour montrer que rien n'est linéaire dans la vie et que, même si on aime une personne, nous ne sommes peut-être pas faits pour être avec elle, ou bien qu'il faut faire des compromis et être sincère.
La fin ouverte est vraiment bien trouvée, car elle laisse au lecteur l'imagination de poursuivre soi-même la romance entre Hélène et son amoureux.
La place du judaïsme est vraiment parfaitement traitée ; bien que je ne m'y connaisse pas, j'ai découvert un univers vraiment complet et riche en culture. Les mots de lexique sont définis et surtout nous aident à être dans le mode de vie de la protagoniste qui essaie de trouver sa place dans la religion de son père en voulant se convertir, pour être acceptée et épouser l'homme qu'elle aime.
Les parents d'Hélène sont adorables et très à l'écoute ce qui est important avec ce qu'elle traverse. Ils ont de très bons conseils pour sa vie et l'aide à faire les bons choix lorsque tout devient trop compliqué.
Merci beaucoup à l'autrice pour ce magnifique récit, rempli de beaux messages poignant et fort qui nous font nous poser des questions sur la vie que l'on veut mener.
Merci à Leslie Héliade pour la copie numérique de Tu voulais une juive :)
Hélène a un père juif et une mère catholique, mais elle se sent perdue car elle-même n'a pas de religion. Elle décide alors de se convertir au judaïsme. Puis, elle fait la rencontre de Daniel, juif, qui va devenir son fiancé
J'ai trouvé ce livre super intéressant : on apprend beaucoup de choses sur le judaïsme. J'en connaissais très peu...Par ailleurs la romance est belle, et j'ai trouvé l'ensemble prenant. Le style est fluide, également
Le roman est écrit à la deuxième personne "tu", c'est le genre épistolaire. Ce genre n'est pas un de mes préférés, à la base, mais ici j'ai bien aimé
Je suis rentrée bien vite dans l'histoire, et vers 70%, il me tardait vraiment de connaître la suite
J'ignorais tout des 613 commandements ! L'autrice, Leslie Héliade, a intégré des notes* pour le vocabulaire du judaïsme, ce qui est bien utile. Cette religion semble vraiment belle, même si aussi elle paraît bien contraignante au niveau des coutumes et divers règlements. Ce qui est sympa, c'est qu'on apprend en même temps qu'Hélène
Je ne vois pas souvent parler du judaïsme dans les livres, et je remercie l'autrice de m'en avoir fait découvrir quelques aspects !
Toutefois, les intentions d'Hélène ne sont pas toujours claires : Au début, elle semble attirée par cette religion, puis peu à peu semble la porter en grippe. On ne sait pas toujours clairement si elle veut se convertir pour elle, pour son fiancé, ou pas du tout finalement ? Enfin, dès qu'elle est convertie, Hélène enfreint quelques règlements, déjà. Ce que je peux tout à fait comprendre, c'est dur de maintenir une telle discipline. Je dirais qu'Hélène est un personnage qui se cherche. C'est intéressant, car on en est tous là, à un moment de notre vie ;)
C'est un livre, qui, au final, m'a bien surprise :) La fin est plutôt ouverte, j'aime à imaginer, à mon sens, les deux fins possibles !
Cependant, j'ai relevé quelques éléments un peu plus négatifs, comme pour le synopsis, qui a un ou deux détails inexacts, je pense, et comprend un léger spoiler. Cela ne m'a pas dérangée, toutefois, mais je conseille au lecteur.ice de ne pas le lire, si il.elle préfère éviter d'en savoir trop
Par ailleurs, les notes, bien qu'intéressantes, étaient si nombreuses, et présentées en même temps de manière un peu désordonnée, qu'au final j'ai fini par m'en désintéresser...Le glossaire à la fin est toutefois bienvenu
Il y a un petit problème de consentement à un moment, c'est d'habitude l'homme envers la femme, là c'est l'inverse. Le personnage principal se laisse un peu emporter par ses sentiments amoureux, et ne réfléchit pas trop dans cette scène :/
J'étais assez souvent confuse dans les dialogues, on ne savait pas toujours quand l'autre personne parlait, et quand commençaient les pensées d'Hélène. Aussi, des petits soucis de ponctuation, et une ou deux erreurs parfois
Enfin, c'est un peu dommage qu'on ne voit pas un peu plus les aspects positifs du judaïsme, sous les yeux d'Hélène, car c'est toujours intéressant, mais je comprends bien que ce personnage en a bavé beaucoup avec tous les règlements et la pression des différents "examens" ou "auditions" :/
Pour finir, j'ai bien aimé cette lecture plutôt innovante, et agréable à lire ! On s'intéresse au parcours d'Hélène, et la petite romance est bien sympa :)
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Tu voulais une juive est une histoire qui m’a beaucoup fait réfléchir sur la religion, la famille, les traditions et la quête d’identité.
J’ai beaucoup aimé suivre Hélène et découvrir son histoire, notamment sa relation avec Daniel. Leur histoire d’amour est touchante et j’ai parfois vraiment eu de la peine pour eux face aux différentes difficultés qu’ils rencontrent.
Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est la découverte du judaïsme à travers le parcours d’Hélène. Je connaissais finalement assez peu cette religion et ses traditions, et j’ai trouvé très intéressant de pouvoir en apprendre davantage au fil de la lecture. Les notes en bas de page qui expliquent les différents termes et événements religieux sont également très utiles.
J’ai surtout aimé la quête d’identité d’Hélène, tiraillée entre ses convictions, sa famille, son couple et les attentes de son entourage. Certaines situations m’ont vraiment fait réfléchir et j’ai parfois été moi-même assez partagée face à ses décisions.
La plume est fluide et la lecture agréable. En revanche, j’aurais vraiment aimé avoir davantage de réponses à la fin. Je suis restée un peu sur ma faim et j’aurais aimé savoir ce qu’il allait advenir de certains personnages.
Une lecture intéressante et touchante, qui m’a permis de découvrir une religion que je connaissais peu tout en abordant des thèmes comme l’identité, l’amour et la pression familiale.
J’ai tu voulais une juive * de Leslie Heliade en seulement deux jours. Malgré ses 293 pages, ce roman est de ceux que l’on peine à refermer tant le parcours d’Hélène nous captive et nous pousse à tourner les pages.
Hélène est une jeune femme au parcours singulier : fille d’un père juif et d’une mère catholique, elle ressent le besoin de se rapprocher pleinement de la religion juive. Par amour pour l’homme qu’elle souhaite épouser, mais aussi dans une quête plus intime de son identité, elle décide d’entamer un long chemin de conversion.
Leslie Heliade nous fait découvrir avec beaucoup de sensibilité les différentes étapes de cette démarche, la richesse de la culture et des traditions juives, mais aussi les difficultés qui accompagnent ce choix. Car une conversion ne transforme pas seulement une relation à la religion : elle bouleverse aussi les liens avec les autres. Hélène doit affronter les incompréhensions, les doutes et même l’éloignement de certains amis.
Ce qui m’a particulièrement touchée dans ce livre, c’est ce dilemme permanent entre vie amoureuse, convictions personnelles et besoin d’être soi-même. L’autrice ne donne pas de réponse toute faite et nous laisse, à la fin, avec une question essentielle : Hélène a-t-elle réellement fait le bon choix ?
Un récit profond et humain sur l’amour, l’identité et la liberté de choisir son chemin.
Ce fut un livre fort de réflections et surtout un aiguillage sur la religion juive (étant athée) ; Nous retrouvons donc Hélène, goy, rien, juive en carton. En souffrance de ces appellations injurieuses. Après la découverte du mariage de son père et de Ruth, Hélène découvre un pan de la religion qu'elle n'a jamais connue auparavant ; Elle veut ce convertir pour prouver a sa famille qu'elle peut être comme eux, ne plus être une goy, enfin appartenir. Le même soir elle rencontre Daniel et ce lance alors dans son projet de conversion religieuse. Entre tiraillement du corps et de l'esprit, ce livre est une lettre a coeur ouvert en quête de redemption envers cet homme qu'elle aime et cette version tyranique de la religion qui l'a poussée a fuir...