j'aime dire que c'était pour l'école, mais ça n'a pas tant rapport avec mes sujets de recherche. c'était de la procrastination académique, mettons. lol c'est tellement poseur.
l'analyse est assez intéressante. Shabazz s'approprie bien le Foucault de "Surveiller et punir" et lui donne une twist anti-raciste plus que nécessaire. c'était agréable de retrouver une démarche historico-géographique dans un travail dont le sujet m'intéresse. même si ce n'est plus nécessairement ce qui m'allume comme démarche c'est ce que j'avais tenté de faire pour mon mémoire. son travail d'archive est tout de même impressionnant et ses sources assez variées. plusieurs "témoignages" sont tirées des romans de Richard Wright. c'est vraiment une plus-value qui offre une dimension vécue à l'analyse. le dernier chapitre sur la circulation du VIH/SIDA dans la communauté afro-américaines de la Black Belt de Chicago rappel aussi que la géographie du risque, c'est pas une géo des catastrophes environnementales, mais une géo des catastrophes socio-environnementales.
par contre, l'épilogue sur les espaces verts et l'importance des jardins communautaires comme espace pour healer est un peu moins maitrisée j'ai l'impression. l'absence de regard critique sur la question de l'écogentrification est assez surprenante considérant ce qui précède. je ne dis pas que les parcs et les jardins sont mauvais. mais le lien entre l'embourgeoisement des quartiers, dont ceux de Chicago, et l'aménagement d'espaces verts existe et a été démontré quantitativement et qualitativement. je trouve que c'est une drôle d'ouverture.