Chambre des morts : Ce thriller m’a profondément marqué, et surtout sa fin, aussi sombre qu’énigmatique. Alors que tout semblait converger vers une conclusion nette, Franck Thilliez sème le doute dans un épilogue glaçant : Vigo, que l’on croyait mort, serait-il en réalité vivant, quelque part en Pologne ? Il n’y a pas de réponse claire, seulement des indices. Une jambe manquante, un homme silencieux, un passé qu’il tait… Tout y est, ou presque. Et pourtant, rien n’est sûr. Cette incertitude rend la fin encore plus puissante.
À côté, le destin de Sylvain est bouleversant. Il ne voulait qu’une échappatoire, une vie meilleure, mais il perd tout : son ami, ses illusions, sa liberté. C’est un personnage profondément humain, piégé par ses choix et broyé par un monde plus cruel qu’il ne l’imaginait.
Et Éléonore, cette petite fille aveugle, peut-être le symbole le plus déchirant du roman : malgré un espoir minuscule, elle ne survit pas. Le roman ne le crie pas, mais le laisse comprendre dans le silence et la noirceur. Là encore, Thilliez nous oblige à lire entre les lignes — et c’est ce qui rend son écriture si forte.