Je dédie ce recueil aux étudiants en médecine que j’ai eu le bonheur de côtoyer depuis une quinzaine d’années. J’aime passionnément leur enseigner. Quel talent et quelle intelligence chez ces êtres neufs qui avancent, qui sont allumés, qui «étincellent » dans l’existence, pour qui j’ai tant d’affection. Je leur dédie ces histoires parce que ce sont ces mêmes étudiants qui, après certains cours, alors que j’avais ouvert la discussion sur des éléments plus personnels ou plus cliniques, m’ont demandé de leur raconter quelques anecdotes tirées de mes expériences, de ma pratique médicale sur la Côte-Nord et autour de Québec, au Nunavik et à la Baie-James.
Un recueil qui souffre de plusieurs lacunes, tant au niveau du style que du propos. Désy y retrace quelques unes des anecdotes qui ont parsemées son parcours professionnel dans le nord du Québec, ce qui pourrait être plutôt intéressant. Par contre, sa façon de raconter est souvent alourdie par une faiblesse narrative qui me faisait décrocher. Les petites morales à la fin de chaque récit m'ont très peu touché, lorsqu'elle ne me tapait pas carrément sur les nerfs.
Une belle surprise! Désy, qui a pratiqué la médecine dans le nord du Québec durant de nombreuses années, écrit ici de courts textes dont la trame commune est la beauté de la nature nordique, la vulnérabilité du corps, l'importance d'avoir quelque chose à offrir quand on soigne. Oui, il y est question de liquides peu ragoûtants, de sang et d'excréments, mais il y est surtout question de la joie : joie d'aider, de vivre, de lire, de se sentir exister dans une nature sauvage. Le médecin littéraire et philosophe nous donne de quoi penser. Plus lyrique que l'ouvrage de Vadeboncoeur (Les acteurs ne savent pas mourir), et plus heureux. À suggérer aux amateurs de nature writing qui veulent quitter les plaines américaines pour le Grand Nord québécois!
Un recueil de récits sur la vie du médecin sur la Côte-Nord et dans le Nord-du-Québec (avec quelques passages à Québec). J'ai beaucoup aimé être plongée dans des anecdotes de médecine toutes plutôt différentes, toutes tirées de faits vécus. L'auteur expose sa façon de réagir à ces événements qui ont remplis sa vie au fil de sa carrière, de façon très honnête en ne tentant pas de cacher ses fautes ni ses jugements parfois hâtifs. Certains récits sont très "graphiques" attention coeurs sensibles! 😉 mais pour ceux et celles qui ont ce petit côté voyeur de savoir comment ça se passe du côté des médecins, c'est une lecture intéressante!
J'ai beaucoup aimé ces courts récits de médecine pratiquée dans des endroits reculés du Nord du Québec, mais j'ai donné 3 étoiles car parfois l'auteur a voulu se faire poète et/ou philosophe et ça a fini par m'agacer, le reste du texte n'étant pas tellement dans le même ton. Lecture très intéressante quand même!
J'ai vraiment adoré. Étrangement, c'était léger, tout en abordant des thèmes très lourds. J'ai particulièrement aimé l'humilité de l'auteur, son écriture et ses descriptions du Grand Nord.
Décevant et horrible. Décevant dû à mes appréhension. Je croyais que ce livre combinerais plus le savoir amérindiens et la médecine. Horrible dû à la façon dont Jean à traiter les femmes qu'il accouchait. Aucune empathie, aucun support morale ou psychologique pour une femme qui, très certainement, vivait un moment de panique grave et/ou dont la grossesse était dû à un viol. Forcer une femme en crise à voir son bébé qu'elle ne veut clairement pas est d'une violence inimaginable. Surtout après l'accouchement tout aussi violent. Et partir pêcher MÊME PAS 3h après qu'une femme qui allait accouchée soit venu le voir pour finalement être en retard et accouchée en cuissarde c'est ridicule et insalubre. Je n'ai pas tout lu, 3 histoires et j'en ai eu assez.
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En tant qu’étudiant désirant étudier en médecine, j’ai beaucoup aimé l’approche réaliste et surtout humaine de Jean Désy à décrire la profession d’omnipraticien. Toutes ses histoire m’ont aussi donné envi d’aller visiter la Côte Nord.
Une lecture qui fait du bien, surtout en période houleuse dans la vie du lecteur... Je pleurais déjà après trois pages, en plein autobus! Ça donne envie de devenir soignant.
Je comprends tellement pourquoi ce livre reçoit de si bonnes critiques. Je crois que ça m'a un peu influencée durant ma lecture, je me dirigeais littéralement vers un 5 étoiles. Mais... j'ai réalisé que moi, je ne capotais pas tant que ça.
D'abord, je reconnais un très beau style d'écriture. D'autres livres de Jean Désy m'intriguent, et j'ai définitivement le goût de les découvrir. L'écriture est simple dans ce roman-ci, mais absolument à propos, considérant ce qui est énoncé. J'ai apprécié l'effort fait au niveau des termes innus utilisés : il y avait un certain désir de conserver intacte cette culture, tout en la faisant connaître davantage.
Certaines anecdotes étaient drôles, d'autres un peu dégueulasses, et d'autres étaient vraiment touchantes. La vie quotidienne d'un médecin sur la Côte-Nord ne peut être que rocambolesque. Sans conteste, elles étaient bien choisies et formaient un tout cohérent, crédible et intéressant. La façon que le tout est organisé, l'ordre des anecdotes dans lequel elles sont présentées, tout allait dans un sens de ne jamais ennuyer le lecteur.
J'ai trouvé rafraîchissante la place que prenait la nature dans le récit. N'étant pas particulièrement (ou pas du tout, en fait) friande de pêche, j'ai apprécié en apprendre davantage, sans pourtant m'ennuyer ou me perdre dans des descriptions soporifiques interminables à la Moby Dick.
Malgré le grand professionnalisme dont M. Désy semblait faire preuve, j'ai ressenti parfois quelques jugements de valeurs concernant ses patients. C'est étrange, parce que parfois, il fait vraiment preuve d'un grand respect envers eux, mais d'autres fois, on ressent un certain dédain, et surtout à l'égard de femmes (ce que je crois, n'est vraiment qu'un hasard). Je suis pas amatrice de politically correct. Il a tout à fait le droit d'avoir ses propres opinions sur les patients, opinions qui peuvent aller à contre courant, ce que j'adore la plupart du temps. Mais ce n'était pas ça: je parle vraiment de jugements vis-à-vis l'apparence de certains patients, et ça m'a légèrement irritée.
Finalement, je ne connais pas la part de fiction dans le roman. Mais parfois, les descriptions physiques précises, le fait de nommer un lieu en particulier, conjointement au fait de décrire une anecdote vraiment hors du commun (parfois qui a dû faire les manchettes), créaient un résultat qui frisait la limite du secret professionnel.
Je suis persuadée que M. Désy est un excellent et talentueux médecin. Mais un peu d'humilité n'aurait pas fait de mal.