De toutes les nouvelles que compte cet ouvrage, c'est La préface du nègre que j'ai préférée pour son rythme que j'ai trouvé juste, par rapport à celui un peu trainant, parfois confus des autres récits. Peut-être à l'image de cette identité algérienne et arabe complexe que Daoud souhaite explorer ? La douceur, l'ironie, l'amertume et même la violence se mêlent pour définir par petites touches ce que signifie être algérien aujourd'hui, le (fantôme du ?) colon n'étant jamais très loin. J'ai aussi aimé que soit revisité dans L'Arabe et le vaste pays de Ô le personnage de Vendredi, dans une métaphore, celle d'un homme dont on vole le récit, que j'ai trouvée très parlante. 6,5/10.