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Le Cannibale de Malmö

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PEUT-ON GUÉRIR LE MAL ABSOLU ? " Les monstres dans mon genre doivent être enfermés derrière des barreaux la journée, et la nuit on doit les attacher avec des sangles de cuir si serrées qu'il est impossible de trouver le sommeil. Ce sera là mon sort jusqu'à ce que je n'en puisse plus. "

UN THRILLER PSYCHOLOGIQUE AU CŒUR D'UN HÔPITAL PSYCHIATRIQUE.

341 pages, Paperback

Published August 13, 2026

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Alexandra-Therese Keining

5 books1 follower

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Profile Image for Galilée.
101 reviews4 followers
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August 22, 2026
Ce que j’ai bien compris c’est qu’il ne faut pas tomber dans le trafic de drogue car sinon on risque de se retrouver aide soignant d’un cannibale lors de travaux d’intérêt général et c’est plutôt inquiétant. Promis je me tiendrai sage, pas du tout envie d’être face à ce type de profil.
Profile Image for Sonia Pupier Goetz.
938 reviews40 followers
September 13, 2026
Une bonne idée qui ne tient pas toutes ses promesses

Et si un homme interné depuis plus de quarante ans pour un meurtre d’une violence inouïe était soudain considéré comme apte à retrouver la société ?

Sur le papier, « Le cannibale de Malmö » avait absolument tout pour me plaire. Un meurtrier surnommé « le cannibale », coupable d’avoir tué et mangé sa petite amie (tiré d’une histoire vraie), une clinique psychiatrique, une mystérieuse disparition, une inspectrice qui commence à soupçonner que quelque chose ne tourne pas rond.

Avouez que la promesse est plutôt alléchante.

J’attendais donc un thriller sombre, malsain, tendu, peut-être même franchement gore. Bref, je m’attendais à avoir quelques haut-le-cœur. Et malheureusement, je suis restée… sur ma faim. Et franchement, c’est ballot pour un thriller avec un titre pareil !

Une idée de départ accrocheuse

Il faut reconnaître à Alexandra-Thérèse Keining une chose : son point de départ est excellent.

Carl Bengtson est interné depuis plus de quarante ans dans une clinique psychiatrique après avoir commis un meurtre d’une rare violence à Malmö. Désormais considéré comme suffisamment stable pour réintégrer la société, il obtient une permission de sortie.

Rien que cette situation suffit à installer un certain malaise.

Comment réagit-on face à un homme qui a passé quatre décennies enfermé pour un crime aussi terrible ? Peut-on réellement considérer qu’il ne représente plus aucun danger ? Et surtout, que se passe-t-il lorsqu’on le remet au contact du monde extérieur ?

L’idée fonctionne.

En parallèle, Bruno, un adolescent délinquant doit effectuer des travaux d’intérêt général… en accompagnant Carl lors de ses sorties.

Le problème, c’est que le roman ne va malheureusement pas là où je l’attendais.

« Même si elle sait que cet homme prend les médicaments les plus puissants du marché, elle ne se sent jamais tranquille en sa présence, et ce bien qu’une porte en acier équipée d’une alarme les sépare la plupart du temps. »

Le cannibale en permission : oui… mais

J’ai plutôt bien accroché au principe de la permission de sortie de Carl.

J’ai certes eu quelques interrogations concernant la crédibilité de la situation. Mais nous sommes en Suède et dans un système judiciaire et psychiatrique différent du nôtre, donc je suis prête à admettre que certaines modalités puissent être différentes de ce que nous connaissons en France.

Après tout, pourquoi pas ?

En revanche, avec Bruno, le jeune délinquant chargé de surveiller Carl lors de ses permissions, j’ai commencé à avoir beaucoup plus de mal. L’idée qu’un adolescent effectuant ses TIG puisse se retrouver à accompagner un homme interné depuis quarante ans pour un meurtre particulièrement violent m’a laissée pour le moins perplexe.

Et plus j’avançais, plus je me suis demandé comment cette situation pouvait sembler crédible.

J’ai essayé de faire abstraction de mes interrogations pour me laisser porter par l’histoire… mais ce n’est pas vraiment passé.

Et malheureusement, Bruno ne m’a pas aidée à adhérer davantage au récit.

Un adolescent qui m’a sérieusement agacée

Bruno est probablement le personnage qui m’a le plus irritée.

Je sais bien qu’un adolescent en difficulté n’est pas censé être immédiatement sympathique et qu’un personnage peut parfaitement être agaçant. Le problème, c’est que son comportement ne m’a pas suffisamment intéressée pour que cette irritation devienne un véritable ressort narratif.

« Lui qui auparavant bénéficiait toujours d’un afflux constant de cash a perdu sa sécurité financière. »

J’aurais aimé que son parcours, sa psychologie et surtout sa relation avec Carl soient davantage exploités.

Parce qu’il y avait quelque chose à faire avec ce duo improbable.

Un adolescent qui tente de se reconstruire face à un homme qui a passé la majeure partie de sa vie enfermé : cela pouvait donner lieu à une relation extrêmement intéressante, voire dérangeante.

Mais je suis restée à distance.

Et quand un personnage devient surtout une source d’agacement plutôt qu’un élément qui nourrit réellement l’intrigue, ça finit forcément par poser problème.

« Sa liberté et son ancienne vie lui manquent. Maintenant, il comprend ce que c’est d’en être privé. D’être contraint à vivre selon les règles des autres. »

Une inspectrice plus intéressante

J’ai davantage apprécié l’inspectrice, Miriam.

Elle apporte une autre dimension au roman avec son enquête et ses propres problèmes de santé. Son personnage m’a paru plus humain et plus intéressant, notamment parce qu’elle doit composer avec la conscience de sa propre fragilité.

Même si, soyons honnêtes, je n’aurais probablement pas fait les mêmes choix qu’elle.

Avec le temps qui lui est compté, je crois que j’aurais plutôt eu tendance à profiter de la vie qu’il me reste que de me lancer dans une enquête pour tenter d’arrêter un meurtrier potentiel.

Mais c’est justement ce qui rend le personnage intéressant : son obstination et sa volonté d’aller au bout de son enquête malgré sa situation personnelle.

C’est finalement l’un des aspects du roman que j’ai trouvé les plus convaincants.

« Les hôpitaux ont une odeur difficile à définir que Miriam déteste. Celle de la vulnérabilité et de la douleur. La clinique psychiatrique St Clemens ne fait pas exception. »

Mais où est passé le thriller que l’on m’avait promis ?

Et c’est là que ma déception devient vraiment importante.

Parce que j’attendais beaucoup plus de tension.

Avec un titre comme « Le cannibale de Malmö », un meurtrier aussi sulfureux et un résumé qui évoque un crime d’une rare violence, je pensais me retrouver avec un roman vraiment sombre.

Je m’attendais à du gore, je me préparais à être mal à l’aise, j’avais envie d’un suspense qui me ferait tourner les pages en me demandant ce qui allait arriver.

Et finalement… non.

Alors oui, j’ai lu le roman rapidement. C’est indéniablement un bon point. Je ne me suis pas ennuyée au point de devoir me forcer à avancer.

Mais je n’ai pas ressenti la tension que j’espérais.

Et surtout, le côté cannibale, qui constitue quand même une énorme accroche du livre, ne m’a pas procuré le choc que j’attendais (puisque notre cannibale n’a plus mangé de viande humaine depuis quarante ans…).

Le titre est extrêmement prometteur. Peut-être même trop.

Car forcément, lorsque l’on vous annonce « Le cannibale de Malmö », votre imagination fait le travail. Vous vous préparez psychologiquement à quelque chose de bien plus viscéral.

Et lorsque le contenu ne suit pas cette promesse, la frustration est d’autant plus grande.

Une intrigue qui partait pourtant très bien

L’idée de départ était vraiment bonne.

J’étais prête à suivre Carl, à découvrir ce qui s’était réellement passé, à comprendre les raisons de sa réintégration et à voir comment les différents personnages allaient se retrouver mêlés à cette histoire.

Mais au fil des pages, mon intérêt s’est émoussé. L’intrigue qui me semblait prometteuse au départ m’a finalement laissée avec une impression d’inachevé. J’aurais voulu davantage de profondeur, davantage de tension et surtout davantage d’exploitation de certaines idées.

Le roman avait de quoi être beaucoup plus dérangeant qu’il ne l’est finalement.

Et c’est précisément ce qui est frustrant : je n’ai pas détesté le livre. J’aurais simplement tellement aimé qu’il soit à la hauteur de son potentiel.

Une traduction qui n’arrange rien

Autre point qui m’a gênée : la traduction. J’ai relevé plusieurs incohérences au cours de ma lecture et certaines formulations m’ont sortie de l’histoire.

Je précise que je ne peux évidemment pas juger le texte original en suédois, puisque je l’ai lu en français. Mais en tant que lectrice de la traduction française, ces problèmes ont bien eu un impact sur mon expérience.

Dans un thriller, la fluidité et la cohérence sont particulièrement importantes.

Lorsqu’on commence à tiquer sur une formulation ou à se demander si une situation est réellement logique, on sort du récit.

Et malheureusement, cela m’est arrivé à plusieurs reprises.

Une lecture qui m’a laissé un goût d’inachevé

Au final, « Le cannibale de Malmö » est pour moi un roman qui avait tout pour fonctionner.

Franchement, sur le papier, difficile de ne pas avoir envie de le découvrir.

Et pourtant, la magie n’a pas vraiment opéré.

Je l’ai lu rapidement, ce qui est un point positif. Certains personnages, notamment l’inspectrice, ont réussi à éveiller mon intérêt. Et l’idée initiale reste, à mes yeux, excellente.

Mais le suspense n’a pas du tout été à la hauteur de mes attentes, le côté horrifique et gore que j’espérais n’était pas au rendez-vous, certains choix scénaristiques m’ont laissée perplexe et les incohérences de traduction ont encore accentué ma frustration.

C’est d’autant plus dommage que j’avais découvert le roman grâce à une publication de la maison d’édition qui m’avait vraiment donné envie de le lire.

Si j’avais su à l’avance que le roman ne correspondrait pas à ce que j’en attendais, je ne suis pas certaine que je me serais lancée.

Alors, je le recommande ?

Je suis assez partagée.

Si vous recherchez un thriller extrêmement gore, un roman horrifique ou une intrigue à très haute tension, je pense que vous risquez, comme moi, de rester sur votre faim.

En revanche, si vous aimez les romans policiers nordiques qui prennent davantage le temps de développer leurs personnages et leurs intrigues, le livre pourra peut-être davantage vous convenir.

Pour ma part, je reste avec cette impression assez frustrante d’avoir entre les mains une excellente idée de départ qui n’a pas été exploitée à la hauteur de son potentiel.

Et c’est finalement bien plus dommage qu’un mauvais roman. Parce qu’un mauvais roman, on le referme et on passe à autre chose. Celui-ci, je le referme en me disant : « Mais bon sang, il y avait tellement mieux à faire avec cette histoire ! »

« Je ne suis pas humain, Je suis une créature. Ce qui se cache au fond de moi ne ressemble à rien d’autre. Il arrive que mon âme m’entraîne dans une solitude habitée par Dieu. »
Profile Image for Creotivemedia.
1,641 reviews12 followers
Review of advance copy received from Publisher
August 3, 2026
Le Cannibale de Malmö est un thriller psychologique oppressant qui entraîne le lecteur dans les couloirs d'un hôpital psychiatrique de haute sécurité, où la frontière entre folie, culpabilité et possibilité de rédemption devient de plus en plus incertaine. Alexandra-Thérèse Keining livre un roman sombre qui privilégie la tension psychologique aux effets spectaculaires.

Dès les premières pages, une question s'impose : peut-on soigner celui qui a commis l'impensable ? À travers le portrait d'un criminel enfermé pour des actes d'une violence extrême, l'autrice explore les mécanismes de la psyché humaine et interroge la capacité de la société à croire en la réhabilitation des individus les plus dangereux.

L'intrigue se construit autour des échanges, des observations et des confrontations qui rythment le quotidien de l'établissement psychiatrique. Chaque révélation vient ébranler les certitudes du lecteur, tandis que le doute s'installe progressivement sur la véritable nature des personnages et sur les motivations de chacun.

L'atmosphère constitue l'une des grandes réussites du roman. Les murs de l'hôpital, les protocoles de sécurité et l'isolement des patients créent un sentiment d'enfermement permanent qui renforce la tension. Alexandra-Thérèse Keining installe un climat de malaise constant où le danger ne réside pas uniquement dans les actes commis, mais aussi dans les pensées et les silences.

Servi par une écriture sobre et immersive, Le Cannibale de Malmö dépasse le simple thriller pour proposer une réflexion sur le mal, la responsabilité et les limites de la psychiatrie face à l'irreprésentable. Un roman psychologique intense, dérangeant et profondément captivant, qui séduira les lecteurs en quête d'histoires où l'angoisse naît autant des personnages que de leurs zones d'ombre.
Profile Image for Vanessa Therrien.
Author 2 books5 followers
September 5, 2026
Un roman signé Alexandra Thérèse Keining chez Robert Laffont.
Durée : 8 h 3 min
Éditeur : Lizzie
Ce roman, je l’ai écouté en livre audio sur la plate-forme Audible et je l’ai adoré.
Ce polar suédois est basé sur l’histoire de Bengt Erik Hjalmarsson qui a assassiné sa compagne Ebba Katarina Jakobsson en novembre 1979. Il l’a découpée, a cuisiné une partie de son corps et a consommé une quantité importante de sa chair. Il a donc été jugé atteint de schizophrénie et condamné en juin 1980 à des soins psychiatriques infinis dans un hôpital spécialisé.
Des morts, une enquête passionnante, une disparition, confession intime, la folie…
– Une narration à une seule voix, un excellent débit, une tonalité grave et qui s’adapte bien.
– Des chapitres courts et des points de vue de différents protagonistes.
– Une écriture fluide, ciselée et rythmée.
– Durant notre lecture, on se pose beaucoup de questions.
– Certains passages sont tellement bien décrits qu’il faut avoir l’estomac bien attaché.
– Une fin qui m’a laissé sur ma faim.
Un polar suédois à ajouter à votre PAL sans hésitation !
Bonne lecture
Vanessa
132 reviews
September 3, 2026
3.5
Ce thriller psychologique qui se déroule dans le monde psychiatrique, fait monter la tension et le malaise à chaque chapitre. L'intrigue est solide, bien tenue et nous pousse à nous interroger sur la vraie nature du mal. Si ça manque un peu d'originalité et de folie (amateurs de gore, passez votre chemin), l'ambiance lourde est réussie et nous offre un très bon moment de lecture.
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