Entre investigation, nature writing et récit de soi, La peau de mon chien raconte l’enquête que mène un ancien journaliste, maintenant professeur d’université aux États-Unis, sur une communauté vivant isolée dans la forêt québécoise. En retraçant l’histoire de ce groupe de marginaux, alors que sa vie est appelée à subir de grands changements, il s’enfonce dans une quête de sens et de liberté, là où la frontière entre le vrai et le faux tend à s’estomper. La peau de mon chien propose surtout une plongée littéraire hypnotique au sein du territoire nord-américain.
Né à Montréal en 1979, Mathieu Blais est titulaire d’un doctorat en études littéraires et enseigne la littérature au cégep Édouard-Montpetit. Leméac a publié ses romans Z.I.P.P.O., L’esprit du temps (tous deux coécrits avec Joël Casséus), La liberté des détours et (Sainte-Famille).
Je n’ai malheureusement pas aimé ce livre qui était plutôt prometteur à lire « Entre investigation, nature writing et récit de soi ». J’ai essayé de cibler ce qui m’a dérangée et j’ai trouvé dans les 10 dernières pages - c’est décousu. La communauté, le cancer, le deuil, l’histoire des Brown, les amitiés montréalaises, le journalisme, la mafia, Raphaëlle, la toile, la maison du Vermont, Moby Dick, l’attaque de l’ourse, le trip de psychotrope… Tellement de directions que j’ai fini par me lasser, à lire en diagonal, et la seule raison pourquoi j’ai poursuivi jusqu’à la fin est pour voir si j’allais comprendre si quelque chose de révélateur reliait tous ces filons explorés. Et non.
Une lecture que j'ai davantage appréciée à mesure que j'avançais. La plume de Mathieu Blais m'a finalement convaincue, mais je suis restée sur ma faim quant à la place accordée à la Communauté, que j'espérais plus centrale. Un roman dense et ambitieux qui impressionne par son ampleur, même s'il ne correspondait pas tout à fait à mes attentes.