Les parents de Romain ont hérité d'un grand appartement situé dans la ville de son lycée. Ils hésitent à le vendre ou le louer. L'adolescent y voit un coup de pouce du destin : et si c'est lui qui l'habitait, moyen d'en finir avec les longs trajets en car entre le domicile familial et son bahut ? ! Les parents se laissent convaincre et il faut alors trouver deux autres co-locataires. Une année pleine de changements s'ouvre pour Romain, entre émancipation, amitié et contraintes de la vie en communauté.
Jean-Philippe Blondel was born in Troyes, France, in 1964. His mother was a schoolteacher and his father worked for the National Railways. Jean-Philippe still lives in Troyes today after attending university in Paris and travelling around the world, including South and Central America, Nepal, India, and most of Europe.
Writing has always been Jean-Philippe’s way of expressing himself. He started writing poems when he was seven, then moved on to short stories as a teen. He wrote his first novel when he was 19. One book that had a profound effect on him as a child was Alice in Wonderland: he tended to identify with the White Rabbit…
Jean-Philippe’s favorite subjects at school were languages: French, English, and Spanish. He remembers telling his parents, at the age of 12, that he wanted to be an English teacher, which he’s been for the last 20 years in a high school.
Since no one in his family was particularly interested in literature, Jean-Philippe often wonders how reading and writing took on so much importance in his life—and at such an early age. However, books became his life-support when, at the age of 17, he lost his mother and brother in a car crash, and his father in another crash four years later.
His novels—for adults, young adults, or teenagers—are always based on everyday life. He writes in the first person because he wants readers to identify closely with the narrator, whom he tries to portray as the person next door. His novella, A Place to Live (2010), takes place in a high school. It is a very special text for him and reading it aloud always evokes strong emotions. He dedicated it to a class which he taught for three years: he had so enjoyed watching his students grow up and evolve that he wanted to offer them something special when they graduated. He read it to them during their last period together, and even now, several years later, thinking about the moment moves him deeply. Jean-Philippe writes with the earplugs of his MP3 player in. He carefully selects one song before writing, and it becomes the original soundtrack of the novel. He listens to it over and over, sometimes forgetting everything else, including where he is and what he’s doing there. It gives him the opportunity to live two lives at the same time—a fictitious one (because he so identifies with his narrators) and a real-life one. In the latter, he is married to a primary school teacher and has two daughters, aged 8 and 11. His favorite activities are teaching, writing, reading, and rock music. He is working on his eighth novel for adults, which also explores the boundaries between teenagers and “so-called” grown-ups.
La coloc est le dernier roman en date de l'auteur. C'est aussi le deuxième roman jeunesse que je lis de Jean-Philippe Blondel, car jusqu'à présent j'ai privilégié ses titres pour adultes. Je l'ai vu, posé en évidence sur un présentoir lors d'un récent passage en librairie, et j'ai souri en me disant "chic, un nouveau Blondel !". Aussi vite acheté, aussi vite lu, et quel bonheur de retrouver cette plume qui m'enchante quasiment à chaque fois !
La coloc, comme le titre l'indique explicitement, est l'histoire d'une colocation entre trois lycéens lors de leur année de première. Il y a le geek dans toute sa splendeur, bizarre et asocial, Rémi, il y a le beau gosse, le mec ultra populaire et cool, Maxime, et puis il y a Romain, un gars juste ordinaire, qui se cherche (comme beaucoup d'ados, certes). C'est justement Romain qui raconte l'histoire, celle de cette année totalement improbable, de cette amitié naissante entre trois jeunes qui n'auraient jamais dû se croiser. Il y a des hauts et des bas, des hésitations, des prises de risques, mais chacun ressortira changé de cette année-là.
Au début du roman, Romaine explique qu'il vient de revoir le film L'auberge espagnole avant de soumettre son idée de colocation à ses parents. Heureuse coïncidence, je venais également de revoir ce film au moment ou j'ai entamé ma lecture, et j'ai donc retrouvé un peu ici le même esprit, même si les protagonistes sont tous trois français et bien plus jeunes que ceux du film. J'ai aimé d'emblée La coloc, je me suis sentie bien dans ce trio étrange, j'ai eu le sentiment en refermant le livre, d'avoir, moi aussi, passé une année en colocation, et c'était extra. Quel plaisir de retrouver cet auteur que je chéris, ce charme irrésistible dans chacun de ses récits, cette sensibilité, cette analyse tellement fine de l'humain.
Voilà, si vous voulez passer un excellent moment avec une histoire pas prise de tête, bien écrite, riche en émotions, n'hésitez pas une seconde !
Une lecture agréable et courte, sur l'adolescence, le passage à l'age adulte, l'amitié, l'amour, la liberté et le lycée au milieu de tout ça. Un bon roman initiatique, un peu trop court à mon goût.
Un récit sympa, qui s'apparente pour moi à du feel good ado. Ça fait du bien et c'est intéressant, on s'attache aux personnages, mais tout est un peu trop facile, plein de bons sentiments et de situations difficiles vite dépassées.
Exceptionnel. Tout simplement exceptionnel. L'écriture m'a fait voyager, m'a émue, m'a fait rire. Je découvre petit à petit cet auteur et je tombe sous le charme de cette écriture.
Encore un livre qui ne faisait absolument pas partie de ma PAL mais comme je lui ai trouvé une ressemblance avec la série Ma vie selon moi et Celui qui sera mon homard, je me suis laissée tentée. Je dois dire que si je ne regrette pas ma lecture, je n’ai pas totalement adhéré comme cela a été le cas avec les autres car le livre est vraiment court et les épisodes ne m’ont pas parus assez développés.
Romain vit à la campagne, déteste sa vie et ses parents et l’internat. Bref, un gamin de 16 ans… Jusqu’au jour où sa famille hérite d’un appartement proche de son lycée… Tout le monde étant à bout, trouve l’idée merveilleuse d’une collocation entre lycéens. Est d’abord recruté Rémi, le scientifique geek de base qui ne fera pas de vagues et Maxime, l’opposé de Rémi et Romain : beau, populaire, borderline. Entre deux éclats de voix et une ambiance d’internat, les garçons vont tirer des leçons de vie, grandir et nous donner envie de revenir au lycée.
Je l’admets, j’ai été attirée par cette ambiance de camaraderie idéalisée d’internat qui me fascine toujours autant. Le résumé est totalement fidèle à l’ambiance de la 1ere partie du roman : 3 ados commencent à faire connaissance et se lient d’amitié ; amitié qui n’aurait jamais vu le jour sans les affres de la colocation. Et puis, grâce à Maxime, ils grandissent : ils font la fête et tombent amoureux, tout aurait été pour le mieux dans le meilleur des mondes si Maxime n’avait pas dépassé les limites. On entre dans la 2eme partie du livre, que j’ai moins appréciée. La coloc devient alors plus morne, plus ordinaire et pourtant tout aussi puissante émotionnellement. Mon seul reproche est l’épaisseur du livre de seulement 150 pages. Je suis d’accord qu’il ne faut pas les passages trainent en longueur mais là c’était trop expéditif ; l’auteur abordait à peine un épisode qu’il changeait de sujet 20 lignes plus tard. C’est le seul bémol de ce livre car les personnages sont travaillés, l’ambiance est créée et on adhère immédiatement avec le caractère de Romain, ironique et caustique même si ma préférence est allée immédiatement à Maxime. Je ne comprends pas pourquoi ça n’a pas marché autant que pour les autres livres car il comportait tous les éléments pour que j’adhère. Mais il lui manquait une petite chose, que je ne saurai pas nommer, pour que j’accroche totalement.
Du coté de l'histoire: Romain est un jeune étudiant qui vit toujours chez ses parents, il a bien essayé l'internat mais n'a pas réussi à s'y faire alors il y est retourné mais cela lui pèse, les trajets en bus pour se rendre au lycée l'ennuie, entendre ses parents toujours en conflits, le désespère alors après la disparition de sa grand mère, il a une idée génial, puisqu'elle laisse en héritage un appartement en plein centre-ville près de son lycée, il ne lui reste qu'a convaincre ses parents de prendre cet appartement en collocation avec d'autres étudiants. Pour lui c'est l'unique solution, il faut absolument qu'il réussisse à trouver deux coloc pour que cela marche. Nous allons suivre le quotidien de ces trois garçons réunis que tout oppose ou presque.
Du coté de l'écriture: C'est avec une plume fluide et agréable que Jean-Philippe Blondel nous conte le quotidien et l'apprentissage de ces trois jeunes garçons. Les pages défilent toutes seules, on sourit, on s'émeut des différentes situations coquasses que rencontre ce trio. L'auteur arrive très bien à nous faire vivre avec ses personnages que je qualifierais de Monsieur tout le monde. L'apprentissage de la vie en communauté avec les conséquences, les disputes, les réconciliations, les compromis qu'il faut faire pour réussir une colocation mais aussi et surtout cette complicité qui se forge entre eux chaque jour plus encore. C'est avec une authenticité du vécu [je pense] que Jean-Philippe Blondel entre dans l’intimité de ces trois garçons et nous décrit un portrait fort émouvant.
En conclusion: La plume de Jean-Philippe Blondel est toujours aussi remplie de justesse et d'authenticité, il nous décrit ici, la vie de ces jeunes adultes qui vont apprendre à vivre en communauté avec bien sure tous les cotés positifs mais aussi toutes les difficultés que cela peut engendrer. Un roman jeunesse, mais pas trop que les adolescents vont pouvoir découvrir avec délice mais que les plus âgés comme moi vont se délecter de ses années passées, ramenant en même temps plein de bons souvenirs. Je le conseille vraiment aux ados, aux lycéens mais aussi aux adultes qui ont vécus ces collocations, je suis sure que cela va vous refaire vivre bons nombres de situations.