La parole est une plante fascinante, Surtout quand on la laisse pousser comme elle veut. Je marche. Je pense au mot s'appartenir(e). Je pense à ce petit e, enclavé dans le titre des soirées à venir. Comme oui, une graine qui dort dans la terre. Qu'y a-t-il dans un titre? Et si tout était déjà dans le pressentiment qu'on a des choses? Des mots ?
"Ce n'est pas un show sans hommes, c'est un spectacle avec huit femmes. Nous ne leur avons pas demandé d'écrire sur les femmes, mais d'être des femmes qui parlent de notre société, de notre actualité."
certains passages meilleurs que d'autres. je me demande si ce n'est pas surtout le concept qui m'a tant interpellée...s'appartenir, au féminin. j'en voudrais plus.
Je n'ai pas été emporté par le livre. Je n'ai pas vu l'événement théâtral à la base de la création du livre, mais je crois toujours qu'un livre doit pouvoir se porter lui-même. Les propos sont parfois très touchant et me rejoignaient en plusieurs points. D'autres, je sentais plutôt un besoin de ventilé et je trouvais que la place que j'occupais, en tant que lecteur, était plutôt inconfortable et que je lisais les lettres d'une adolescente à sa mère, et sa réponse - réconfortante et douce.