Un matin de mai 1984, Marc Flanders se met en règle avec sa conscience. Victime d'une malédiction familiale, il se sait condamné à mourir bientôt. Car sa vie est dominée depuis l'enfance par la figure d'un double : celle d'un oncle et parrain précocement disparu dont il a acquis la certitude d'être la réplique et de reproduire le destin. Ne voulant recevoir sa mort de personne d'autre que de lui-même, il a décidé de se supprimer le jour de ses vingt ans.
Le jour fatidique vient de se lever... Et, tandis que les heures passent, que des émotions de plus en plus violentes assaillent le jeune homme, que son histoire se précise, une question se pose avec une acuité grandissante : est-il vraiment le maître de son destin ou n'en est-il que le jouet ? La réponse est donnée à la fin de cette histoire à l'humour noir, flamboyant et féroce.
Un peu moins fort que Poétique de l'égorgeur, ce roman est toutefois un beau roman.
Le jour de ses vingt ans, en mai 1984, Marc Flanders fait le bilan de sa vie, vécue sous l'influence de son parrain disparu à vingt ans dans un accident en Allemagne. Il se sent condamné à reproduire le schéma familial qui veut qu'à chaque génération, un homme disparaît avant ses vingt-et-un ans. Marc est donc persuadé que le jour de son anniversaire sera le dernier de sa vie. Il rédige alors un mémoire sur sa vie, sur celle de son oncle et parrain et il s'enfonce irrémédiablement dans l'altérité extrême de la vie. Son existence lui échappe…
Ce curieux récit en forme de testament est un très beau texte.