Lou avance à tâtons, portée par ses amitiés, ses souvenirs et son désir d’émancipation. Alors que la fête bat son plein, et qu’elle souffle ses 22 bougies au milieu du festival de musique de Mortebouse, un événement va bouleverser son équilibre. Son père, qu’elle n’a jamais vraiment connu, réapparaît avec une fille qui n’est autre que sa sœur ! Cette petite Jeanne qui lui ressemble chamboule son quotidien. Entre retrouvailles maladroites et éclats de rire Lou doit apprendre à faire place à l’inattendu. À ce moment Paul lui offre un drôle d’objet, aussi étrange que fascinant : un jeu de cartes divinatoire ! Au fil des tirages, les cartes deviennent peu à peu le miroir troublant de sa vie intérieure, mêlant coïncidences et intuitions. Lou continue de chercher des réponses, même si elle doute de leur existence... Et comme si le destin se jouait d’elle, elle se voit bientôt obligée de revenir vivre chez sa mère. Un retour à la case départ qui pourrait lui être bénéfique si elle apprenait à lire les signes et surtout acceptait ce qui lui échappe…
Lou n’est plus tout à fait la petite fille rêveuse que l’on a connue. Elle n’est pas non plus encore cette adulte qui sait où elle va. Avec justesse et émotion, le dernier volet de Lou Sonata explore ce moment suspendu où tout reste possible. Face à la renaissance fragile de son personnage culte, Julien Neel nous offre un roman graphique intimiste et lumineux sur l’identité et les liens du cœur. Une belle pépite pleine de révélations.
Alors. Déjà déçu par Sonata 2, je ne savais pas à quoi m’attendre du tome 3. Julien Neel montre ici Lou qui vogue et divague. Les histoires et aventures de la fillette devenue une femme de 22 ans sont remplacées par des discours philosophiques et des questionnements plus ou moins existentiels. On suit Lou, très calme voire fade, qui a perdu sa folie enfantine et sa spontanéité. Un bon point: elle paraît davantage politisée mais de façon très noble, limite bourgeoise. Elle et ses amis ont adopté des attitudes très adultes et plus aucun d’entre eux n’est fun. Il n’y a pas d’histoire si ce n’est l’intrigue (??) avec le père de Lou. Les personnages secondaires apparaissent rapidement mais on n’apprend plus rien sur eux, sur leurs histoires. Tout se trouve dans les paroles et les quelques émotions mais il n’y a pas de lignes directives.
Mais vraiment, je me demande où est passée la folie des premiers tomes ?? Fulgor est le seul personnage qui apporte un soupçon de comique, les autres (même la mère!!!), ont perdu leur humour. Il n’y a rien qui dépasse, pas d’engueulade ou de cri, de passion ou de radicalité.
(+ semblant de promo du vinyle et du jeu de tarot tout au long du roman ???)
Le tout reste très beau dans un univers unique, et graphiquement c’est remarquable.
Julien Neel referme Lou ! Sonata avec un troisième tome qui accompagne son héroïne dans l’une des périodes les plus incertaines de son existence : ce moment où l’on n’est plus vraiment l’adolescent que l’on était, sans savoir encore précisément quel adulte on souhaite devenir. À 22 ans, Lou avance, doute, revient en arrière et tente surtout de comprendre quelle place donner aux autres dans une vie qu’elle aimerait enfin choisir elle-même.
Tout commence dans l’effervescence du festival de musique de Mortebouse. Lou fête son anniversaire entourée de ses proches lorsque son père, qu’elle connaît finalement très peu, réapparaît dans son existence. Mais il n’arrive pas seul : il lui présente Jeanne, sa fille, et donc la petite sœur dont Lou ignorait jusqu’alors la place qu’elle allait prendre dans sa vie.
Cette rencontre bouleverse forcément ses repères. Jeanne lui ressemble et agit comme un étrange miroir. À travers elle ressurgissent les questions liées au père, à l’enfance et à cette famille qui n’a jamais vraiment suivi un modèle traditionnel. Lou doit soudain faire une place à quelqu’un qu’elle n’attendait pas, dans une existence où elle cherche justement à déterminer qui elle est.
Julien Neel retrouve ici ce qui a toujours constitué l’une des grandes forces de son univers : raconter les bouleversements importants à travers les petits détails du quotidien. Les retrouvailles peuvent être maladroites, les conversations imparfaites et les émotions contradictoires. Rien n’est totalement spectaculaire, mais tout compte.
Un autre élément vient nourrir cette période de questionnement lorsque Paul offre à Lou un jeu de cartes divinatoire. L’objet aurait pu n’être qu’un gadget, mais il devient progressivement un miroir de son état intérieur. Les tirages semblent parfois correspondre étrangement à ce qu’elle traverse et installent un jeu permanent entre hasard, intuition et besoin de donner du sens aux événements.
Les cartes ne fournissent pourtant pas les réponses que Lou espère. Elles l’obligent plutôt à formuler ses propres questions. Chercher des signes devient finalement une autre manière de regarder ce que l’on n’ose pas encore décider soi-même.
Et lorsque Lou doit revenir vivre chez sa mère, l’impression de retour à la case départ est inévitable. Après avoir cherché son indépendance, revenir dans cet environnement pourrait ressembler à un échec. Julien Neel préfère y voir une étape supplémentaire. Revenir quelque part ne signifie pas nécessairement redevenir celle que l’on était.
Cette relation entre Lou et sa mère reste d’ailleurs essentielle. Elles ont grandi ensemble d’une certaine manière, et leurs trajectoires continuent de se répondre. La famille, chez Julien Neel, n’est jamais figée : elle se transforme au gré des rencontres, des séparations et des nouveaux liens.
Graphiquement, l’univers conserve cette douceur immédiatement reconnaissable. Les couleurs, les expressions et les petits détails permettent de traduire les hésitations de Lou sans avoir constamment besoin de les expliquer. L’émotion passe autant par les silences et les regards que par les dialogues.
Ce dernier volet de Sonata possède ainsi quelque chose de profondément cohérent avec l’ensemble du parcours du personnage. Lou n’obtient pas soudainement un mode d’emploi pour devenir adulte. Elle apprend plutôt à accepter que certaines réponses arrivent tard, que d’autres n’existent peut-être pas et que l’incertitude fait elle aussi partie du chemin.
Un troisième tome intime, lumineux et particulièrement émouvant, qui accompagne Lou dans une nouvelle étape de sa construction. Entre l’apparition inattendue d’une petite sœur, le retour du père, les cartes divinatoires et un retour chez sa mère qui ressemble autant à un recommencement qu’à un recul, Julien Neel rappelle avec beaucoup de tendresse que devenir adulte ne signifie pas avoir enfin toutes les réponses. Parfois, grandir consiste simplement à accepter que toutes les cartes ne soient pas encore sur table.
À chaque fois qu’un nouveau Lou ! sortait j’avais mon rituel : tous les relire. Et celui ci n’a pas dérogé à la règle. Ça m’a permit de le lire toute petite et de me dire que l’adolescence ça avait l’air trop chouette. Ça m’a permit de les relire ado et de me rendre compte que j’étais pas seule à vive ce que je vivais. Ça me permet aujourd’hui de plonger en pleine nostalgie de ces périodes.
C’est parfois assez étonnant de voir à quel point cette série me ressemble, ça peut même faire peur par moment. Et de voir tous les parallèles entre ce tome et les précédents (notamment les premiers) m’a ouvert les yeux sur certains doutes que Lou vit et que je vis aussi. Parce que ça va finir par se voir que Julien Neel m’espionne pour étoffer son personnage !
Je ne pensais pas qu’un jour, une BD pourrait me faire pleurer… mais finalement, si une histoire pouvait me faire verser quelques larmes, c’était forcément celle-là.
Je ne sais même pas comment expliquer tout ce que cette saga me fait ressentir. Lou, son histoire, ses personnages, son univers, c’est et ça restera toujours ma plus grande safe place, mon plus grand réconfort.
Et je crois que ce que j’aime autant dans le travail de Julien Neel, c’est sa capacité à faire passer des messages tellement forts à travers des illustrations, des phrases toutes simples, des moments qui peuvent paraître banals, mais qui, dans leur contexte, prennent un sens immense.
Parce que Lou, pour moi, ça n’a jamais été juste une BD. Et ça ne le sera jamais.
Je suis tellement reconnaissante d’avoir eu la chance de grandir avec cet univers, d’avoir évolué avec ces personnages et d’avoir appris autant de choses à travers leurs histoires.
Et je me dis que si un jour j’ai des enfants, j’aimerais tellement pouvoir leur transmettre tout ce que Lou m’a apporté. Qu’ils puissent, eux aussi, grandir avec ces histoires, y trouver du réconfort et peut-être en faire leur safe place, comme ça a toujours été la mienne.
J’espère de tout cœur que Julien Neel continuera à faire vivre cet univers, parce que je ne crois pas que je serai un jour prête à lui dire au revoir.
mais il est vrai que ce tome est peut-être moins bien que les précédents, avec l'attente on attend toujours + et je reste un peu sur ma faim. je trouve qu'il se passe bcp de choses, et qu'on passe vite à une autre. il y a des moments très forts et importants qui sont traités en seulement deux pages et c'est bien dommage j'imagine que le délire du vinyle sera plus important dans un autre cycle ?? et le bail du tarot même si c'est stylé et beau et un peu cool j'ai la sensation du big placement de produit pour qu'on aille acheter sans fond derrière. i mean julien tu nous sors n'importe quoi en merch de lou tqt on achète hein pas besoin d'en faire la promo pdt 60 pages
voilà ceci étant dit je suis zéro objective sur lou ce sera toujours ma pitchoune et la prunelle de mes yeux sur ce je vais faire des calins à mon caca orange
superbe clôture au cycle de sonata, ça m'a mis dans un mood rêveuse (hihi) des heures et des heures après la lecture. j'ai l'impression de voir ma vie en bd c'est incroyable et ça fait tellement de bien !! j'ai trop hâte du concert dessiné <3
un tome que je trouve superficiel et peu subtil ce qui est dommage pour clôturer cette série … par contre les dessins sont magnifiques, on reconnaît vrm l’univers de lou!<3
Mitigée D'un point de vue émotionnel ce dernier tome est parfait, c'est la meilleure histoire que j'ai jamais lu et sans aucun doute le tome de Lou qui m'a fait le plus chaud au cœur Mais dès que je commence à réfléchir au contenu 'factuel' de l'histoire je suis très déçue.... pour un tome final qui cloture une série ayant duré 22 ans (1er tome : 2004), beaucoup de nos questions sont laissées sans réponses, on a des débuts légers d'explication mais qui ne font pas sens dans le contexte global de l'œuvre. C'est dommage :// Je sais que Julien Neel est friand de laisser des indices légers ou de mettre des passages tellement abstraits qu'on peut les interpréter comme on veut, mais quand il s'agit de moments clés fondateurs d'une histoire, il faut prendre position pour vraiment amener un semblant de réponse à une question aussi importante : ici les cristaux, les coïncidences qui rythment la vie de Lou, le lien entre les cartes, les musiciens et Philippe. Ce sont de trop gros plot hole à laisser à imaginer pour les lecteurs, on a quand même besoin d'une idée générale pour comprendre ce qu'on lit Et je trouve ça dommage qu'on en ait pas. J'adore pouvoir faire mes propres conclusions d'une histoire, mais la y a vraiment rien c'est presque blanc, et je trouve ça dommage.... Puis surtout j'aurai vraiment aimé avoir l'idée derrière tout ça, celle de Julien neel pour mieux comprendre lou.
Enfin je trouve qu'il ne se passe pas grand chose dans le tome. Alors que c'est un tome de fin, il n'y a pas vraiment de grosses résolutions qui prennent du temps etc. C'est je trouve plutôt une succession d'anecdotes, qui sont profondément humaines et qui sont extrêmement touchantes, mais pour un dernier tome il est vrai que je m'attendais à plus de résolutions.
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Une BD de Lou c'est toujours sympa ! Ça fait toujours ultra plaisir de retrouver les mêmes petits personnages et leur évolution. Aussi, j'adore toujours autant les dessins avec tous les petits détails, et j'aime surtout voir le style de dessin de Julien Neel qui évolue au fil de ses BD.
Je mets pas plus de 2, parce que malgré le fait que c'était un bon moment à passer, je n'ai pas été transcendée par l'histoire. Je me suis jamais dit WAOUH, c'est juste cool (en gardant en tête que le 2 est par rapport à d'autres Lou que j'ai adoré).
Un truc qui m'énèrve particulièrement est le fait que contrairement aux anciens tomes, toutes les conversations tournent au philosophique bateau, sans jamais vraiment aboutir, ça reste fade et flottant. Et TOUS les dialogues sont comme ça, y'a plus aucun fun, plus aucun amusement, même quand Lou est avec ses potes, par exemple lors de la conversation entre Lou, Tristan et Marie-Émilie.
Aussi, j'ai juste l'impression que la BD Lou s'étire pour rien. Y'a plus vraiment d'intrigue et de réel fil conducteur, et tout tourne autour de la nostalgie et du passé. À la base, je trouve que ce qui est cool chez Lou, contrairement à d'autres personnages de bande dessinée, c'est qu'elle grandit. Or là, depuis les Sonata, et SURTOUT dans celui là, avec les bottes, le collier, le pèrez Tristan, etc... c'est comme si on nous rappelle sans cesse pourquoi on aime Lou à la base, sans jamais aller de l'avant et ajouter à l'édifice, c'est vraiment dommage. Je suis déçue.
Ah, et au final, je crois que j'ai compris ce qui me dérange réellement avec les personnages des derniers tomes. C'est comme si tous les personnages étaient devenus Lou. Ils ont tous sa personnalité.
Toujours un plaisir de retrouver Lou et sa sublime palette de couleurs ! Tant de questions sur le passage à l'âge adulte, le tout accompagné d'un magnifique jeu de tarots. C'était une chouette conclusion, je ne sais pas si l'auteur a prévu un jour de nous offrir un nouveau cycle, en tout cas l'univers de Lou a toujours cette douce place dans mon cœur !
une nostalgie tellement forte, comme l’impression de revenir aux premiers tomes tout en ayant grandi avec lou…tellement de douceur dans ce tome. c’était un véritable plaisir
même si j'ai adoré pouvoir terminer cette série, ce dernier tome ne m'a pas aussi touché et impacté que Sonata 1, ce qui me déçoit un peu pour être honnête. j'avais beaucoup d'attentes, et beaucoup de questions ! et jattendais justement du tome 3 qu'il nous guide un peu, qu'il nous donne plus d'éléments sur l'évolution de Lou, notamment en tant que jeune adulte. malheureusement, j'ai l'impression que ce dernier tome est plus une recollection d'anecdotes et de souvenirs qu'une vraie fin concluante de Lou Sonata. ça me frustre ENORMEMENT car justement l'une des choses qui m'a plu avec Sonata 1 et 2, c'était que l'on suivait une histoire et une continuité surtout ! Malgré tout, je pense que Julien Neel ait choisi ça afin dillustrer la notion de cycle, comme pour revenir à ses racines (Journal Infime) où justement, Lou était plus une série d'anecdotes...
cependant, meme si je comprends le raisonnement, cela ne comble pas ma frustration, et j'ai encore plein de questions, notamment a propos d'Arcimboldo???? et d'autres choses qui sont laissés à vide, qui sont mentionnées mais qui ne possèdent pas de développement... et meme si oui, Lou est une œuvre légère et libre, pour qu'on puisse nous même se reconnaître dans celle-ci, ce dernier tome manquait de profondeur (sincèrement desolee)... Lou m'a vraiment paru loin ce tome-ci...
cependant gros big up a Fulgor personne le touche c'est mon enfant ❗️❗️❗️❗️
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Comme beaucoup, Lou! a une grande place dans mon cœur. Ces petites BD m’ont suivi de la primaire à ma vie d’adulte, en faisant toujours très écho en moi. Je suis fan de tout, de l’histoire, de l’écriture, de l’esthétique, de Julien Neel qui sait écrire des histoires pour aider à se sentir mieux. Cette conclusion est parfaite, bien qu’un peu courte à mon goût, mais elle clôture bien toutes les interrogations posées dans sonata. Lou me manquera et j’espèrerais toujours une suite, bien que l’œuvre est parfaite dans son ensemble. Je ferais suivre cette histoire à mes enfants, car je suis sûre qu’elle peut raisonné sur plusieurs générations <3
Ce livre sonne comme la fin d’un cycle, et il résonne avec toute la douceur qu’on connaît aux œuvres de Julien Neel.
J’ai eu l’impression de re voyager à travers toute l’histoire de Lou sur ce dernier tome avec un regard plein de tendresse sur tout ce qu’elle a été, tout ce qu’elle a traversé et tout ce qu’elle est devenu. On la sent grandir, comme nous, et c’est touchant car il y a forcément une partie d’elle qui résonne en nous.