La mort est identique, le meme destin qui unit tous les êtres vivants. Lorsqu’on n’est pas mort, on est en vie et lorsque on est en vie, on doit la vivre.
C’est une histoire émouvante de courage et de patience. Une leçon sur comment on doit vivre l’instant présent, seulement l’instant sans trop se projeter dans le futur, ni se pénétrer dans le passé. Vivre uni, vaincre les obstacles, oublier les pourquois et les comments, mener la vie qui s’offre à nous, vivre en s’adaptant à ce qui se présente sur le chemin.
« Thaïs ne subit pas sa maladie, elle vit sa vie »
- [ ] “Est-ce vraiment nécessaire de toujours comparer les malheurs? De les hiérarchiser et les classer? C’est terrible ce sentiment d’infériorité dans l’épreuve ”
Une mère, une famille qui a du batailler pour la vie, pour l’amour. C’est impressionnant la quantité d’émotions partagées dans les lignes de ce témoignage, fascinant leur effet sur le lecteur.
“Je ne crois pas au spiritisme, ni à la télépathie. Je crois au dialogue des âmes, au cœur à cœur, à la communication par l’amour. C’est vrai, Thaïs ne voit plus, mais elle regarde; elle n’entend plus, mais elle écoute; elle ne parle plus, mais elle dialogue. Et pour cela, elle n’a pas besoin des sens.”
“Il faut, au cœur même de la souffrance, trouver la force de sécher les larmes de l’autre. De se tourner vers lui, pour comprendre sa manière de vivre la douleur.”
Encore un passage qui fait réfléchir quand Gaspard apprend la mort de son animal de compagnie:
“Maman, pourquoi tu ne m’as pas dit tout de suite que Ticola était mort?
- Mais je te l’ai dit, Gaspard, dès que je l’ai appris.
- Non, je veux dire, pourquoi tu as dit qu’il était parti? C’est bizarre.
- Tu savais qu’il n’était pas parti puisqu’il ne reviendra pas. Et tu l’as dit quand même.
- Oui c’est vrai, mais j’avais peur de te dire qu’il était mort. C’est un mot difficile à prononcer, du moins pour les grandes personnes.
- Eh bien moi, je préfère entendre: “Il est mort.” Moi je n’ai pas peur de la mort. Tout le monde va mourir. C’est pas grave la mort. C’est triste, mais c’est pas grave.”