Mouloud Feraoun raconte son Algérie, celle qui s’affranchit de la France avant de rompre définitivement avec elle. Il dresse ici un tableau sans concession de la passion enivrante qui lia ces deux pays et dont les spectres nous heurtent encore aujourd'hui. Ce sentiment complexe ou se mêlent et s'entrechoquent les amours-propres, les préjugés, les traitrises et les ignorances, conduit invariablement l'humanité à regarder ses propres turpitudes. L’auteur du fils du pauvre dira à propos de ce livre : « Je continue par exemple de penser que si la politique peut donner une certaine teinte à l’amour, elle ne peut ni le nourrir, ni le modifier, ni l’empêcher. C’est la politique, la morale, l’honnêteté, etc. qui recherchent toujours des accommodements avec l’amour . Sauf bien entendu Quand on a affaire à des héros ou a un faux amour. J’ai cru qu’il était indiqué de faire s’épanouir un tel sentiment au milieu de la haine et qu’il suffisait de rappeler en contre point que cette haine existait, se traduisait par la colère, l’hypocrisie, la souffrance et la mort. Mais de cette situation historique sur laquelle je n’avais pas besoin d’insister, j’ai voulu que les personnages s’évadent en se donnant l’un à l’autre. »
was an Algerian writer and martyr of the Algerian revolution born in Tizi Hibel, Kabylie Student of the teacher training colleges Bouzaréah (Algiers), he taught for several years as a teacher, principal and additional courses before being appointed inspector of social centers. Feraoun began writing in 1939 his first novel, The Son of the poor. The book, hailed by critics won the Grand Prix of the city of Algiers. Some of his books, written in French, have been translated into several languages including English and German. He was assassinated by the French OAS on 15 March 1962.