Justin a appris tôt à voyager léger. Sac, toutou, déni. À Montréal, durant les quatre premières années de sa vie, les saisons défilent comme les familles d’ trop brusquement pour qu’on s’y installe vraiment.
À l’adolescence, les années DPJ enterrées, Justin s’accroche à ce qu’il a une bande d’amis soudés, un quotidien prévisible avec ses parents adoptifs, une manière de rire même quand ça fait mal.
Mais un après-midi d’été, alors qu’il est au parc, son passé rejaillit violemment. Dès lors, les choses ne seront plus jamais pareilles.
Porté par une voix à la fois mordante et profondément tendre, ce roman explore ce qui reste quand tout bouge : l’abandon, les traumatismes, les refuges imaginaires… et la force, inattendue, de pouvoir enfin tourner la page.
J’ai vraiment aimé de cette lecture! J’ai aimé voir Justin évoluer, en se confrontant petit à petit à son passé et en apprenant à vivre avec celui-ci. On s’attache rapidement à ce personnage et on a envie de le voir trouver sa place.
J’ai aussi beaucoup aimé le ton de Potam, à la fois mordant, drôle et touchant. Le contraste entre les deux voix apportait vraiment quelque chose à l’histoire : elles ont chacune leur personnalité et leur façon bien à elles de nous faire vivre le tout.