Le mariage d'Henri II d'Angleterre avec Aliénor d'Aquitaine en 1152 marque la naissance de l'empire Plantagenêt qui s'étend de l'Ecosse aux Pyrénées, de l'Irlande au Limousin. Mais cet assemblage de comtés, marches et autres duchés sera sans cesse en rébellion, d'autant que, par serment, le Plantagenêt est à jamais le vassal du roi de France. La famille elle-même offre le spectacle d'une tragédie de la haine : les fils - Richard Coeur de Lion ou Jean sans Terre - sont prêts à tuer le père pour sauver leur mère Aliénor répudiée. Ce combat des Atrides inspirera à Shakespeare ses plus belles pages. L'impopularité du meurtre de l'archevêque Thomas Becket, assassiné à Canterbury, jette définitivement l'opprobre sur la famille. En 1224, la veuve de Jean sans Terre livre à Philippe Auguste le Poitou, sonnant le retrait de l'Anglais sur le sol continental : le dernier Plantagenêt, Henri III, y conserve la Gascogne, autant dire une peau de chagrin. Ainsi disparaît un royaume. Professeur d'histoire du Moyen Âge à l'université de Poitiers, membre senior de l'Institut universitaire de France, Martin Aurell dirige la revue Cahiers de civilisation médiévale. Il s'est imposé, par l'excellence de ses travaux, comme le meilleur spécialiste des Plantagenêt en Europe. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Noblesse en Occident, Ve-XVe siècle (Armand Colin, 1996).
Un des principaux ouvrages de référence sur les Plantagenêt par le spécialiste de cette famille médiévale. C'est une vraie synthèse des productions scientifiques sur le sujet au moment de la sortie du livre tout en étant très bien écrit, avec une plume légère qui permet une lecture agréable.