Le voyage géographique et intime d'un jeune homme qui devient père. Walther quitte la femme qu'il aime pour aller vagabonder du nord au sud, des Flandres laiteuses jusqu'à l'Espagne éclatante. Un voyage qui finira par le ramener, presque par hasard à l'essentiel, vers celle qui a su le laisser partir et attendre leur enfant...
Composé d'instantanés d'une grande délicatesse, ce roman est conçu en deux parties : les jours d'errance puis la vie à demeure, les lointains dépaysants et l'art des petits riens.
Thomas Vinau est né en 1978 à Toulouse et vit au pied du Luberon à Pertuis. Il a publié plusieurs recueils de poésies, Du sucre sur la tête, un album jeunesse, chez Motus (2011), Nos cheveux blanchiront avec nos yeux (Alma, 2011), Ici ça va, Bric à brac hopperien (Alma, 2012), Juste après la pluie et La part des nuages (Alma 2014).
Pas aussi parfait que << Ici ça va ♥ >> on sent qu’il s’agit là du premier roman de Thomas Vinau.
Extrait : « J’écoute Vic Chesnutt en donnant le biberon du matin à mon fils. C’est le dernier album qui est sorti avant qu’il ne se suicide. Il y a comme une contradiction entre ces deux éléments, Vic Chesnutt et le biberon du matin. Il y a comme une contradiction entre toute cette vie entre mes bras et toute cette mort dans la musique. Mais ce n’est pas une contradiction qui pose plus de problème que ça. Je veux dire, elle se résout toute seule, dans la lumière du soleil levant qui filtre à travers la vitre. Ce type à genoux. La défaite de sa voix. Et la petite main de mon fils qui caresse mon bras en s’enquillant une double dose de lait. Il y a le soleil dehors, et le gel qui fait un peu plus briller les choses en les tuant doucement. Il y a la poussière dans les rayons. Tout ça s’accommode malgré tout, dans le même tourbillon de vie et de mort, de peine et de lumière, d’os et de jouets d’enfant, qui constitue le délicat chaos de nos vies. »
Une belle découverte. Je ne lis pas souvent la poésie et j'ai découvert celle-ci par hasard. À de nombreuses reprises au fil de ma lecture, je me suis laissé emporter par le style de l'auteur. À lire!
Thomas Vinau mille bravo Quel livre vous nous avez fait là Par fragment, tout en intermittence
Comme les jours qui se défilent Comme les heures qui piétinent Comme le temps qui dégouline (désolé, pas aussi doué que vous pour la poésie...)
C’est un roman d’apprentissage, le tracé de ce chemin étrange qui devait un jour vous conduire à l’envie d’écrire. Un texte pour parvenir à justifier, au moins pour soi, une envie quasi pour tous injustifiable.
Peut-être que je me trompe, Vous me le direz la prochaine fois.
J'ai détesté la première partie, beaucoup aimé la deuxième. D'abord rebutée par l'aspect décousu des différents passages, je me suis ensuite laissée emporter par la poésie qui se dégage de chaque paragraphe.
Après mon coup de cœur pour « Ici ça va », j’étais avide de retrouver les mots de Thomas Vinau. Et même si l’on sent qu’il s’agit là d’un premier roman, son attrait pour la beauté des choses simples, les êtres en chantier, et la poésie du quotidien pourrait déjà vous chatouiller le cœur. https://labouquineriedecham.wordpress...