« Songer, certains dimanches de grands vents pleins de poussières et de lumière, à s’ouvrir le ventre du sol au plafond. Pour aérer à l’intérieur ». C’est par ces mots que commence Juste après la pluie.
Tandis que d’autres s’étirent et ouvrent les volets Thomas Vinau, depuis longtemps, écrit de la poésie. Chaque matin. Après Nos cheveux blanchiront avec nos yeux (2011), Ici ça va et Le Bric à brac hopperien, (2012) voici donc, écrit dans la même veine que les romans, un gros livre de petits poèmes conçu comme un livre d’usage et de combat pour tous les jours. Un livre qui caresse, tempête et tient tête.
« Je défends une poésie sans chichis, une poésie du présent. Je veux qu’elle dise cet au-delà de nous, qu’elle écope cet essentiel, ce qu’il nous reste après la tempête et les mensonges, mais sans grands gestes. Je travaille beaucoup sa simplicité. Elle doit sentir l’odeur de chaque matin, être comme ces nuages suaves et sombres formés par des milliers d’oiseaux dans l’automne. »
Thomas Vinau est né en 1978 à Toulouse et vit au pied du Luberon à Pertuis. Il a publié plusieurs recueils de poésies, Du sucre sur la tête, un album jeunesse, chez Motus (2011), Nos cheveux blanchiront avec nos yeux (Alma, 2011), Ici ça va, Bric à brac hopperien (Alma, 2012), Juste après la pluie et La part des nuages (Alma 2014).
Thomas Vinau n'aime pas la ponctuation les majuscules ne sont pas sa passion il a vraiment un style particulier du type du gars qui ne veut pas se faire chier de l'art brut taillé au cordeau mais ça fait tout de même snob ou pire bobo je ne comprends donc pas pourquoi il s'entête à écrire des poèmes sans queue ni tête après la pluie vient le beau temps la vie est trop courte pour lire des livres chiants
Trêve de plaisanterie, tout le recueil fut pénible à lire. Je ne dois pas être sensible à son oeuvre. Tous ? Non, un irréductible poème fait de la résistance, beau, autant sensible que sensé et qui résonnera en chacun de vous en fonction de votre passé. Prêts ?
Faire ce qu'on peut
D'abord apprendre à faire ce qu'on peut avec ce qu'on a ensuite apprendre à faire ce qu'on peut avec ce qui nous manque
Pour ce poème là, cela valait la peine de se taper tous les autres. Merci Thomas.