« Nous voici, debout au centre du monde, bien au chaud dans nos manteaux d’égocentrisme. Noyés d’alcool et de drogues, perdus dans la masse intestinale de l’humanité, nous nous débattons en vain pour ne pas couler tout à fait. Nos désirs nous rongent de ne pouvoir être satisfaits, nos pulsions nous explosent à la gueule. Nous sommes des maux inutiles, des messagers muets et amnésiques. Des enveloppes de chair gonflées de néant, débordantes de souffrance. Et au fond, tout au fond, les âmes puantes et atrophiées hurlent de douleur, régurgitent leurs rêves prédigérés. Les plaintes parviennent à la surface. L’odeur aussi. Mais il y a ici assez de « Jean-Paul Gautier », de « Kenzo » et de tubes merdiques pour couvrir tout ça. Nous sommes au coeur du Vide. Je vomis vos images dans des brûlures atroces. » Ghislain GILBERTI « Dynamique du Chaos » Gys vient de s’évader de l’enfer. Pour échapper à un passé trop agité, pour décrocher de l’héroïne, pour oublier Séverine, son amour vénéneux, il a trouvé refuge au purgatoire, au sein de la « Génération Nada ». Avec Manu, Céline et Vanessa, il écume les bars sordides et les boites de nuits minables, cherchant une issue au vide et à l’ennui de cette nouvelle existence. Pour oublier ses vieux démons et meubler le néant, il joue, plonge dans les excès, dans l’alcool, la coke, le sexe facile. Mais les leurres sont minces et son passé tenace. Lorsqu’il revoit Séverine, son ancienne vie le rattrape et vient le frapper de plein fouet. Roman violent et extrême, Dynamique du Chaos raconte la chute ultrarapide d’un homme qui cherche l’absolution. Sur fond de drogue, de sexe et de musique radicale, ceux qui l’entourent tomberont comme des mouches, entraînés avec lui dans une spirale impitoyable.
Une chronique bien difficile. Peut-être parce qu'il me faudra aller chercher dans mes abysses à moi, dans mes propres noirceurs. Réussir à trouver tout ce que ce putain de livre a susciter en moi...
Lu d'une traite, d'un bloc, totalement prise dans cette tourmente qui semble sans fond , dans cette noirceur visqueuse qui colle à la peau. Percutée, bouleversée, touchée à tout jamais !
Un livre qui résonne comme une confession, un besoin viscéral de tout balancer, tout vider comme un abcès que l'on perce sans doute pour, peut-être, se sentir mieux après et j'espère que ce fût le cas. J'éprouve une réelle admiration pour lui d'oser, oser en parler, raconter...
Très réaliste, très franc, très vrai, pas de faux parler, sans faux semblant, sans fioriture. Cru, dur, choquant. Rien à voir avec un polar ni un thriller mais juste un truc noir...très noir. Ghislain Gilberti pousse les limites, toutes les limites ! Sans doute le livre le plus violent que j'aie lu.
Un coup de pied dans notre société, dans notre monde tel qu'il est. Un univers de sexe, de dope, d'alcool. Des tranches de vie, d'une sacré putain de vie...
La description de chaque émotion, chaque sensation est incroyable, que ce soit l'amour, l'amitié, la vie, la mort, la douleur, la peur, la came, le plaisir. L'amour est omniprésent, cet amour qui fauche tout, qui ravage tout...Cet amour vrai. Le seul, l'unique.
Brutal, troublant, perturbant, douloureux mais surtout poignant. Il en ressort quelque chose de beau, quelque chose de vrai...de juste.
Eprouver le même genre de sensations que lorsqu'à 14 ans, je lisais "Moi Christiane F, 13 ans, droguée, prostituée" ou retrouver ce petit côté "Trainspotting" (Pile poil au moment où le deuxième volet va sortir,d'ailleurs) à quelque chose de jubilatoire.
Une écriture envoutante à la limite du poétique ou chaque mot résonne en toi comme une musique forte qui te prend aux tripes.
Il était vraiment temps que ce récit soit édité. Il est surtout temps de le lire !
Derrière ce chaos, un cri. Un cri pour la mort, un cri pour l'espoir, un cri pour la vie...
Pas prête de l'oublier...jamais...et je vais vous avouer un truc...j'ai chialé, ouais vraiment chialé...pour de vrai...
Une claque, une baffe, un convoi ferroviaire en pleine pomme !
Merci à toi Ghislain de nous avoir fait partager cela...ainsi qu'au passage le parcours musical excellent 🙂
Cependant il faut le dire: Attention: âme sensible s'abstenir mais vraiment s'abstenir ! C'est pas de la gnognotte ...du tout...
Ghislain Gilberti fait aujourd’hui partie de mon top 10 d’auteurs préférés et, forcément, quand Viviane m’a proposé de partager la lecture de ce livre, j’ai accepté avec grand plaisir. Dynamique du chaos est son premier livre, j’en ressors mitigée et quelque peu déstabilisée… 😵
L’auteur nous propose ici d’embarquer dans les affres de la vie de Gys. On a affaire à un homme en fin de vingtaine, brisé et vide qui s’adonne aux vices de l’alcool, les drogues et le sexe. Pour oublier Séverine et tenter de combler ce vide en lui, toutes les méthodes sont bonnes pour tomber toujours plus bas… 🔞
Quelle chronique difficile à faire pour moi. Non pas parce que je n’ai rien à dire de ce livre, au contraire. Mais parce que je suis tiraillée. À la question : est-ce que j’ai aimé ? ma réponse sera : je ne sais pas. Je vous explique pourquoi.
Il existe apparemment plusieurs versions de ce 1er livre et je ne sais pas exactement laquelle j’avais ; en tout cas, Viviane et moi n’avions pas la même. Elle avait un prologue, pas moi et il semble que ce dernier est primordial pour comprendre toute la teneur de cette histoire. Je me suis retrouvée catapultée dans la vie de Gys sans y être préparée, je peux vous dire que les premières pages m’ont tout de suite mise mal à l’aise 😅 Ce livre ne m’a laissé aucun répit, aucune échappatoire ; je plongeais avec Gys.
Notre protagoniste vit avec son colocataire Manu dans un studio minable de Belfort. Ils écument les bars, les boîtes de nuit, les fêtes en compagnie de Vanessa et de Céline. Ils boivent, se droguent et bai*** à longueur de temps. L’auteur ne nous ménage sur rien : ni sur les effets de l’alcool et des drogues qu’ils prennent, ni sur les parties de jambes en l’air totalement débridées. C’est cru, c’est vulgaire, c’est dégueulasse 😨 Je promets à partir d’aujourd’hui que plus jamais je ne me plaindrai des scènes spicy que je croiserai dans d’autres de mes lectures. À côté de celles de Dynamique du chaos, c’est vraiment une bagatelle 🤣
Le pire dans tout ça, c’est que j’ai continué de mon plein gré, captivée par la plume addictive de l’auteur qui m’a régalée de poésie et de philosophie. Car Gys, tout en étant conscient qu’il dépasse les bornes et fait n’importe quoi, continue pourtant sa lente descente aux enfers en portant un regard extrêmement cynique sur le monde. Tout autour de lui est sujet à sa critique acide et intransigeante ; il n’a absolument pas peur de rabaisser tout le monde. C’est si criant de négativité que j’ai commencé à broyer du noir 😳
J’ai eu l’impression qu’on tournait sans cesse en rond, les journées et soirées s’enchaînent et se ressemblent inlassablement. Alcool, drogue, sexe, violence. Parfois tout ça en même temps. Un point qui m’a particulièrement dérangée c’est que toutes les femmes sont décrites comme des moins que rien, rabaissées au rang de « sal*** » ou encore de « pu*** ». De la chair à baiser, bêtes. Quelle image ça donne ! Ça m’a glacé les sangs, mise en colère 😠
Quand Séverine refait apparition, j’ai cru défaillir avec tous les clichés qu’on nous a servis. Un amour si fort qu’il en est destructeur, surtout pour deux toxicos comme eux. C’est un amour auquel je n’ai pas cru. Et c’est peut-être grâce à ça que j’ai beaucoup plus apprécié la 3e partie, ainsi que la fin.
Je ne sais pas si je dois vous le recommander ou au contraire vous conseiller de passer votre chemin mais je vous invite évidemment à vous faire votre propre avis. Ames sensibles, vous êtes prévenu.e.s…
A mon avis c'est pas un thriller ; c'est un récit (semi)/autobiographique . Il n'y a pas de suspens ni de rythme effréné . L'auteur raconte son histoire de toxicomanie . Au fil des pages on découvre les rouages de l'addiction et de l'ivresse. La description du vide qu'il ressent, de sa vie rendue inutile et du plaisir éphémère est très réussite. L'introduction de l'auteur et le premier chapitre ont été très prometteuses et émouvantes . Mais ça aurait été mieux s'ils ont enlevé le mot thriller de la couverture. C'est vrai que le style est très fluide et direct mais le roman ne contient pas les bons éléments d'un thriller. Enfin j'étais pas emportée par l'histoire d'amour censée être sauvage et passionnelle :j'ai pas du tout adhéré.
"L'état dans lequel je suis me permet un détachement complet, une résignation qui ressemble à un flottement lent dans une inquiétante tranquillité."p28
"Des mois que ça dure, que mon état mental est devenu cette ignoble marionnette déglinguée que je n'arrive plus à animer correctement. L'esprit en miettes, je sillonne les nuits sans but de bar en boîtes de nuit, prolongeant souvent ce calvaire volontaire dans des after glauques. J'en suis arrivé à me détester, à me dégouter à force de me sentir m'enfoncer, m'abîmer et me vautrer dans la médiocrité, à me salir corps et âme sans même y trouver d'autre plaisir que l'assouvissement des sombres pulsions qui m'inondent. La notion du futur ne veut plus rien dire . Demain est un mot vide de sens. Je ne suis pas beaucoup plus qu'une carcasse en mouvements, une coquille vide. Mon âme est rongée par une terrible absence."p28-29
"Pourquoi ne pouvons-nous pas restés ainsi figés, dans cet instant parfait? Pourquoi fait-il que nos corps nous clouent au sol de la sorte ? Je voudrais que ce moment dure et s'étire à l'infini, que l'horizon se déploie encore davantage, que nos acuités visuelles se multiplient et que les lignes de nos champs visuels se prolongent à l'infini, que ces nuages nous avalent. Je prie pour une augmentation exponentielles du bouleversement céleste, j'appelle ça de toutes mes forces."p110
"Mes nuits sont immobiles, figées, stagnantes; ce constat désastreux m'agresse d'une inertie pesante. Le décor évolue, se modifie dans un fondu subtil au fil des mois, mais il en change que dans la forme ; le fond est rigoureusement le même depuis bien trop longtemps."p113
"On se sent plus bas que jamais. Vide. Nul. Creux. Seul. Et ces sentiments irrépressibles imposent au mental une tension considérable. C'est un effondrement de l'esprit sur lui-même."p332
Lu d'une traite ou presque. Il y aurait tant à dire sur ce roman, premier de l'auteur, 98% autobiographique. Amour, sexe, drogues, et excès en tous genres mèneront nos protagonistes vers une chute abyssal. C'est trash, hautement explicite, mais la plume est également très poétique, mélancolique voir même philosophique. Avec ce roman, l'auteur s'exorcise et s'affirme déjà une place parmi les grands
Voilà comment décrire ce livre, il vous laissera un goût amère vous choquera…..tant mieux c’est le but.
Une histoire d’amour toxique impossible mes tellement réel remplis de drames. Un anti-hero qui cherche a s’autodétruire par tout les moyen pour fuir sa douleur. Attendait vous à voir le pire de la déchéance humaine.
Ces nuits qui s’enchaînent dans les méandres du vice. Ce n'est pas le monde des Bisounours mais celui bien réel de cette perversion qui te bouffe à petit feu. Tu es le roi du monde, tu n’as plus de barrières, la brune te mène à la baguette et toi tu suis son rythme de plus en plus intense. La blanche te permet de tenir debout, de boire plus qu’il n'en faut s’en en sentir les effets. T'es infatigable. Les nuits deviennent tes jours. Sans parler des cachetons de toutes sortes. Mais un jour… Je finis ma lecture complètement désorientée. Elle fût douloureuse à de nombreux moments. J'en ai même versé des larmes. Il n'est pas possible pour moi de porter un jugement tellement je suis déchirée émotionnellement et personnellement.
Ce livre, il faut le décrypter bien au-delà de ce qui semble paraître…