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Paradis sous terre; Comment le Canada est devenu la plaque tournante de l'industrie minière mondiale

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Le Canada - à l'image de ce que peut être la Suisse pour la finance internationale - est devenu un havre réglementaire et judiciaire pour l'industrie minière mondiale. S'appuyant sur un remarquable travail d'investigation, Alain Deneault et William Sacher démontent le mythe d'un pays qui serait guidé par les principes les plus vertueux, en dévoilant comment les politiques avantageuses canadiennes ne font pas seulement la fortune des sociétés nationales, mais amènent les firmes d'autres pays du Nord à s'enregistrer au Canada pour profiter des complaisances du régime. Avec, dans les pays du Sud, de l'autre côté du miroir aux alouettes que constitue la Bourse de Toronto, un pillage massif des ressources, des expropriations violentes voire meurtrières de populations entières, la pollution durable de vastes territoires, les manoeuvres d'intimidation à l'encontre des opposants, les pertes sèches dans les trésors publics des pays concernés, les faits de corruption avérés...

141 pages, Paperback

First published January 1, 2012

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About the author

Alain Deneault

51 books234 followers
Alain Deneault est titulaire d'un doctorat de philosophie de l'Université de Paris-VIII et enseigne aujourd'hui la sociologie à l'UQAM. Il est l'auteur d'une dizaine d'ouvrages qui ont fait débat.

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6 reviews
January 6, 2022
Excellent ouvrage qui met à jour les pratiques scandaleuses de l'industrie minière accueillie à bras ouvert par le Canada dans un réel paradis judiciaire et fiscal. Les canadiens deviennent complices malgré eux de crimes humanitaires et environnementaux perpétrés sans aucun scrupule dans les pays du Sud via leurs épargnes dans différents fonds, par exemple Régie des Rentes du Québec et Caisse de de dépôt et placements du Québec, avec notamment plusieurs millions de $ en investissement dans des projets controversés en République démocratique du Congo. La situation n'est pas beaucoup mieux ici où les entreprises se déchargent de leur responsabilité sur le plan environnemental tout en payant des redevances/impôts ridiculement bas et en bafouant les droits de peuples autochtones à répétition. On comprend que plusieurs mesures pourraient être mises en place pour encadrer ces industries criminelles ou du moins empêcher que nous financions des projets qui contreviennent clairement à la protection des droits humains et environnementaux, d'autres pays l'ayant fait, mais que le Canada préfère le statu quo en toute connaissance de cause.

Ces quelques questions du chapitre IV résument bien les propos du livre:

Comment se fait-il que des sociétés canadiennes soient présentes comme acteurs économiques dans des régions à feu et à sang où l’on se dispute précisément les ressources minières ? Quelle incidence — sinon quelles incitations — peut avoir cette présence économique canadienne dans l’évolution de ces conflits ? Quelle peut être la participation éventuelle des sociétés canadiennes présentes au financement et au soutien des parties qui conviennent de leurs intérêts ?

Dans quelle mesure les anciens premiers ministres canadiens Brian Mulroney, Jean Chrétien et Joe Clark, lorsqu’ils travaillent pour des sociétés minières ou pétrolières en Afrique ou en Amérique latine, usent-ils des informations privilégiées qu’ils ont récoltées dans l’exercice de leur fonction de premier ministre ? Qu’implique la privatisation de cette information publique ?

Pourquoi est-il si aisé d’inscrire à la Bourse de Toronto, souvent à des fins de spéculation, des concessions et ressources minières acquises dans des contextes de guerre aussi exacerbés qu’en Colombie, au Congo-Kinshasa ou au Soudan ?

Pourquoi, dans ces contextes, les sociétés de Toronto reçoivent-elles néanmoins l’appui financier du gouvernement canadien ? Pourquoi l’Agence canadienne de développement international (ACDI), par exemple, soutient-elle financièrement des sociétés qui ont un piètre dossier éthique à l’étranger et minimise-t-elle si souvent les reproches sévères qu’on leur fait ?

Jusqu’où ira la volonté du Canada d’exporter son « savoir-faire » destructeur en matière minière ?

Pourquoi le Canada a-t-il, sans véritable consultation publique, avantagé l’investissement dans le domaine minier au point de rendre complices de cette industrie hautement controversée les épargnants canadiens — par le biais des fonds de retraite, les banques, les fonds d’assurances, les fonds communs, les fonds publics, etc. ?

Qu’est-ce qu’il en coûte, parallèlement, aux populations du Sud pour qu’une action grimpe à la Bourse de Toronto au profit des grands actionnaires et au bénéfice relatif des petits épargnants ? Faut-il soutenir les dictateurs, corrompre les fonctionnaires, bafouer les écosystèmes, piétiner les travailleurs, exproprier les paysans, inonder des terres arables, assassiner les leaders communautaires, financer les seigneurs de guerre, consigner les contrats dans les paradis fiscaux des Caraïbes, pratiquer l’évasion fiscale et piller l’Afrique ?
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507 reviews
June 29, 2024
(2 Juin, 2022)

Ce livre, si plein d’information, est difficile à lire. Deneault le rempli d’opinions et il n’est pas gêné de les partagées. Le problème est qu’il est biaisé – et ça parait… beaucoup!

Premièrement, il n’est pas un gros fan du Canada. Quand le Canada est fuck-all, c’est "Canada ci", "Canada ça", quand c’est le Québec qui est fuck-all ? "La province en question" ou quelque chose de similaire. Urghhh! Sans surprise, son site le décrit comme un "philosophe Québécois" et non Canadien, la réalité est qu’il est les deux. Si simple.

Deuxièmement, il déteste le capitalisme (ou, devrais-je dire, le Capitalisme). Ce système économique est un fléau de la Terre. Gains, profits, cash sont à l’ordre au-dessus des personnes, individus et population. Le fait que je partage son opinion ne m’empêche pas de trouver son écriture agressante et un peu blah.

Troisièmement, "Paradis Sous Terre" est plein d’adjectifs (donc un qui n’existe pas: étatsunien!), ils sont partout. Ça distrait de ses bon points, qui sont heureusement nombreux (la raison que je lui donne 2 étoiles, presque 3).

Clairement, mon dernier Deneault.
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