Simon a douze ans. Malgré son jeune âge, il a d'importantes responsabilités. Comme sa mère travaille le soir et que son père est décédé, c'est lui qui doit s'occuper de sa petite sœur, Éloïse, et de son grand frère, Melville. Ce dernier est atteint d'une déficience intellectuelle légère. Et il est gros. Ce qui fait de lui la victime idéale de ses camarades de classe. Alors, quand Melville est invité à un party par la plus belle fille de l'école, Simon s'interroge. Est-il possible qu'une fille comme elle réussisse à percevoir le grand cœur de son frère sous ses allures de gentil monstre?
Camille Bouchard est né à Forestville, au Québec, en 1955. Il a longtemps vécu sur la Côte-Nord et à Québec. Pendant plusieurs années, il a parcouru les routes de l'Amérique à bord d'une maison motorisée. Il réside désormais à sa fermette dans le Centre-du-Québec.
Auteur de plus de cent romans, il est récipiendaire de nombreuses récompenses tel le Prix littéraire du Gouverneur-général du Canada pour lequel il a été lauréat en 2005 et finaliste à huit autres reprises entre 2008 et 2020. Il a aussi été cité dans l'éminente liste de sélections internationales White Raven's.
Traduit en anglais et en espagnol, Camille Bouchard alterne avec un égal plaisir entre les textes grand public, les romans pour adolescents et les récits pour préadolescents.
Le sujet est très important, mais pas traité avec suffisamment de profondeur, je trouve. En plus d'un autre dénouement plus ou moins crédible. (C'est le 2e roman de cet auteur qui me fait cet effet) J'ai bien aimé, mais je partais avec des attentes et ça m'a déçue. Comme pour "Le coup de la girafe", la première moitié du roman est excellente, bien menée, mais pour ce qui est de l'autre, ça perd en qualité et les personnages écopent. Les jeunes ont besoin de ces histoires qui les transportent à fond, du début à la fin.
J’espérais un roman coup de poing dans le style du « coup de la girafe » et on n’en est pas très loin. C’est un genre de « dîner de cons » avec une fin un peu « hollywoodienne » qui m’a tiré une larme! Je pense qu’il s’agit d’un bon roman (très court) à faire découvrir à nos élèves. Je l’ajouterai certainement dans mon réseau sur la différence et l’intimidation.
Certes, le sujet (l'intimidation) et la manière dont il est abordé est intéressant, mais ça manque de naturel. Plusieurs éléments me semblaient exagérés (notamment la fin avec la famille d'une des intimidatrices), les personnages peu crédibles, et l'ajout de définitions en bas de page alourdissent la lecture. Ça en fait plus un livre à morale qu'un roman jeunesse.
C'est le dîner de cons maquillé en party d'ados, ici un party pour les monstres que sont les obèses, les autistes, les laideronnes et les jeunes atteints de trisomie ou de déficience intellectuelle. C'est bien fait, l'auteur a du métier, ça parait, et son cœur est du côté des méprisés et des ridiculisés. Le livre raconte comment Simon (12 ans) va tenter de protéger son frère, Melville, 14 ans, invité à ce party par la belle Zoé (trop belle pour lui) à titre de monstre, car il est à la fois obèse et a une légèere déficience intellectuelle.
Un événement viendra bouleverser la soirée et Melville montrera une qualité inattendue, mais bien amenée.
Un bémol qui m'a agacé : il y a de drôle de rupture de ton dans les dialogues qui deviennent l'espace d'un mot ou d'une expression curieusement affectés.
Pour la fin : happy end général, bien que teinté d'amertume.
Un roman bouleversant et rempli de méchanceté, un roman qui devrait faire réfléchir tous les idiolescents de ce monde.
J’adore la plume de l’auteur. Une fois de plus, il frappe fort avec des mots, des événements. Une fois de plus, il frappe fort avec une finale qui nous permet de nous réconcilier avec la bonté que certains adolescents et certains adultes peuvent avoir.
Petite lecture que mes élèves ont apprecié, sur l'intimidation face à la déficience intellectuelle. Une histoire qui peut amener de belles discussions.