دربارهٔ نمایشنامهٔ «تشنگان» که در بافتی استعاری، دربارهٔ درک زیبایی و در مقابل آن، مفهوم زشتی و پلشتی و مواجههٔ انسان با آنها میگذرد، شاید خود نویسنده بهترین مثال را به کار برده است: «در نوشتههای من چیزی از جنس معصومیت یک کودک به چشم میخورَد. کودکی را تصور کنید که با اسباببازی محبوبش بازی میکند. یک روز این اسباببازی میشکند. حال فرض کنید که به جای اسباببازی، اعتقاد او به خرّمی جهان است که در هم میشکند؛ اعتقاد او ناگهان در هم میشکند و شوک ناشی از این واقعه به حدی است که تصمیم میگیرد اعتقادش را از نو بسازد. ممکن است این کار سالها به طول انجامد. هربار که تکهای از اعتقاد در هم شکستهاش را سر جایش میچسباند، بخشی از آن تکمیل میشود...»
Né au Liban le 16 octobre 1968, Wajdi Mouawad est contraint d’abandonner sa terre natale à l’âge de huit ans, pour cause de guerre civile. Débute une période d’exil qui le conduit d’abord avec sa famille à Paris. Une patrie d’adoption qu’il doit à son tour quitter en 1983, l’État lui refusant les papiers nécessaires à son maintien sur le territoire. De l’Hexagone, il rejoint alors le Québec.
C’est là qu’il fait ses études et obtient en 1991 le diplôme en interprétation de l’École nationale de théâtre du Canada à Montréal. Il codirige aussitôt avec la comédienne Isabelle Leblanc sa première compagnie, Théâtre Ô Parleur. En 2000, il est sollicité pour prendre la direction artistique du Théâtre de Quat’Sous à Montréal pendant quatre saisons. Il crée cinq ans plus tard les compagnies de création Abé Carré Cé Carré avec Emmanuel Schwartz au Québec et Au Carré de l’Hypoténuse en France.
Depuis septembre 2007, il est directeur artistique du Théâtre français du Centre national des Arts d’Ottawa et parallèlement s’associe avec sa compagnie française en janvier 2008 à l'Espace Malraux, scène nationale de Chambéry et de la Savoie.
Il est en 2009 l’artiste associé du Festival d’Avignon, où il avait présenté Littoral dix ans auparavant et Seuls en 2008.
Spectacles Comédien de formation, il joue sous la direction d’artistes comme Brigitte Haentjens dans Caligula d’Albert Camus 1993, Dominic Champagne dans Cabaret Neiges noires 1992 ou Daniel Roussel dans Les Chaises d’Eugène Ionesco 1992, mais interprète aussi des rôles dans sept de ses propres spectacles.
Sa carrière de metteur en scène s’amorce au sein du Théâtre Ô Parleur, avec deux pièces de son frère Naji Mouawad : Al Malja 1991 et L’Exil 1992. Son parcours lui donne à explorer aussi d’autres univers : Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline, Macbeth de Shakespeare 1992, Tu ne violeras pas de Edna Mazia 1995, Trainspotting de Irvine Welsh 1998, Œdipe Roi de Sophocle 1998, Disco Pigs de Enda Walsh 1999, Les Troyennes d’Euripide 1999, Lulu le chant souterrain de Frank Wedekind 2000, Reading Hebron de Jason Sherman 2000, Le Mouton et la baleine de Ahmed Ghazali 2001, Six personnages en quête d’auteur de Pirandello 2001, Manuscrit retrouvé à Saragosse opéra de Alexis Nouss 2001, Les trois Sœurs de Tchekhov 2002, Ma mère chien de Louise Bombardier 2005.
C’est à la même époque du Théâtre Ô Parleur qu’il commence à signer les mises en scène de ses propres textes : Partie de cache-cache entre deux Tchécoslovaques au début du siècle 1991, Journée de noces chez les Cromagnons 1994 et Willy Protagoras enfermé dans les toilettes 1998, puis Ce n’est pas de la manière qu’on se l’imagine que Claude et Jacqueline se sont rencontrés coécrit avec Estelle Clareton 2000. Il écrit également un récit pour enfants Pacamambo, un roman Visage retrouvé, ainsi que des entretiens avec André Brassard : Je suis le méchant !
Il monte Littoral 1997 (qu’il adapte et réalise au cinéma en 2005), puis Rêves 2000, Incendies 2003 (qu’il recrée en russe au Théâtre Et Cetera de Moscou) et Forêts 2006. En 2008, il écrit, met en scène et interprète Seuls.
En 2009, il se consacre au quatuor Le sang des promesses. Celui-ci rassemble Littoral dans une version recréée la même année, Incendies, Forêts et le spectacle Ciels.
En 2010, il joue sous la direction de Stanislas Nordey dans Les Justes d'Albert Camus.
مثل چهار گانه ی عالی مواداد این نمایشنامه هم به خوبی سبک و مهارت او را در قصه گویی نشون میده ... همه عناصر و نقش ها در حال شوریدن بر ضد زندگی مادی ، ماشینی ، مصرف گرا و تهی از زیبایی و معنا هستند ... موردوک نماد همه ی متن هست ... موردوک حراف و عاصی که تکرار روزمرگی مادی او را از هر گونه معنا خالی کرده و حال برای شوریدن بر ضد همه و خودش تصمیم به حرف زدن و فحش دادن کرده است ... موردوک ، بون و نروژ سه شخصیت اصلی نمایش هر سه یک نفر هستند ... انیما و انیموس یک فرد یا یک روح یا حتی یک ناخوداگاه جمعی هستند و اون کسی نیست انسان مدرن پرسشگر که بر خلاف توده در مورد زندگی و زیبایی سوال مطرح میکنه ...
ایدهی کتاب رو دوست داشتم. دلزدگی از معنای زندگی و زیبایی به خوبی در دیالوگها و مونولوگها بیان شده بود اما مشکلی که داشتم وقتی این متن رو در قالب اجرا تصور میکردم به نظرم تا حدی شعاری و تو ذوق زننده میومد. که البته ممکنه نقد خوبی نباشه چون این نمایشنامه طوری نوشته شده که جای خلاقیت اجرایی زیادی داره. از متن کتاب صفحهی ۶۱: ترجمه وحیده طاهری نشر دیبایه
اونو دیدم که راهش رو کشید و رفت. ظرف فقط پنج دقیقه، سرکشی و خشمی رو تو من بیدار کرده بود انگار تشنگی زیادی داشتم؛ احساس میکردم تشنهی عشقم، تشنهی احساس، تشنهی معنایی واسه بودن، تشنهی لطافت؛ تشنگیم از حد گذشته بود. این تشنگی به من فهموند دنیای باشکوهی که از بچگی با خودم داشتم زیر بار خشونت به حال مرگ افتاده.
Assoiffés était la première œuvre que j’ai lu de Wajdi Mouawad et disons que je ne suis pas du tout déçue!! J’ai notamment apprécié comment l’auteur a réussit à mélanger poésie, douleur et beauté en une seule piece et comment il a entremêlé différents récits et personnages d’une façon originale et touchante en une seule histoire polyphonique. Même si certains passages sont difficiles à comprendre et qu’ils m’ont laissé perplexe, (la fin avec Norvège) ça ne m’a pas empêché à réfléchir sur la mémoire et comment les morts continuent à vivre auprès de nous… Would recommend 💯
Une lecture rapide, mais qui reste en tête un moment.
J’ai beaucoup aimé la façon dont l’absurde et le mystère nous tiennent accroché à l’histoire. Même si, je dois l’avouer n’avoir pas tout compris de la finalité de Norvège, les monologues étaient puissants et je m’y suis plongé complètement.
Je recommande d’entrer dans la lecture aveugle afin de se laisser liberté de réflexion par rapport à la conclusion entre autres.
Quel plaisir de lire cette pièce quelques années après l'avoir découverte au théâtre ! La petite taille de cet ouvrage est à peine frustrante puisqu'on souhaiterais toujours plus de ses histoires découpées se rassemblant entre fiction et realité, rêve et cauchemard. Le texte est decidement tres beau et j'ai noté plusieurs passages vraiment prenant. Magique !
Ένα τέρας μέσα στην κοιλιά μου. Έκανε το δέρμα μου διάφανο, σαν μια λεπτή διάφανη μεμβράνη. Κοιτάζοντάς με, είδα το εσωτερικό του σώματός μου, με τα όργανά μου και το αίμα μου. Όλα αυτά που κινούνταν, κυκλοφορούσαν, πάλλονταν, υπήρχαν, αυτή η μηχανή που είμαι εγώ. Και στο κέντρο όλων αυτών, είδα, κουρνιασμένο σαν έμβρυο ανάμεσα στα όργανά μου, ένα φρικτό χταπόδι.