Sous les lumières dorées de l'automne, certains secrets ne demandent qu'à être révélés... encore faut-il être prêt à les entendre.
En s'installant dans ce joli village varois, Élise pense avoir enfin trouvé l'endroit idéal pour écrire une nouvelle page de sa vie : une villa nichée au milieu des vignes, un café-librairie chaleureux, de nouveaux amis. Tout s'annonce parfait. Presque trop. Convaincue qu'en retapant les murs, elle finira par se réparer elle-même, elle tombe des nues lorsque, au bout de quelques jours, la maison se manifeste. Des objets changent de place. Des portes se ferment seules. Certains travaux se terminent sans elle. Il lui semble même entendre des notes de musique dans une pièce vide. Est-elle victime de son imagination après le choc qui l'a conduite ici... ou cohabite-t-elle avec une présence invisible ? Élise est fatiguée de fuir. Alors c'est décidé : peu importe la nature de ce qui hante la villa, elle embrassera ce lieu, ses mystères et ses murmures, entre rencontres, nostalgie et légendes.
Un roman aussi cosy que spooky, parfait pour être lu au coin du feu... avec autant de plaisir que de frissons !
Ce livre est une très belle découverte, même si ma lecture a été assez particulière.
Pour être totalement honnête, je me suis beaucoup ennuyée pendant une bonne partie du livre. Je ne savais pas vraiment où l’histoire voulait m’emmener, et j’ai parfois eu cette impression de tourner un peu en rond, sans réussir à comprendre où tout cela allait nous mener. Il a fallu attendre environ les trois quarts du roman pour que tout s’éclaire enfin, que les pièces du puzzle commencent à s’assembler et que je comprenne réellement où l’autrice voulait nous emmener.
Et pourtant… derrière cet ennui, il y a une histoire qui a énormément résonné en moi. Probablement bien plus que je ne voudrais l’admettre.
Le deuil, et particulièrement celui d’une grand-mère, est un sujet qui me touche profondément. Perdre quelqu’un qu’on aime laisse un vide difficile à expliquer, et même avec le temps, certaines blessures ne disparaissent jamais complètement. Le deuil n’est pas forcément quelque chose qui se termine un jour. On apprend simplement à vivre avec son absence, avec les souvenirs et avec tout ce qu’on aurait encore aimé partager.
Comme Elise, j’aurais aimé avoir un dernier moment. Un dernier échange. Un dernier « je t’aime », un dernier au revoir, ou simplement quelques minutes de plus pour profiter de cette personne avant qu’elle ne parte.
C’est probablement pour ça que cette histoire m’a autant touchée malgré les longueurs. Certains passages ont fait écho à quelque chose de très personnel, et il y a des histoires qui viennent réveiller des émotions qu’on pensait avoir rangées quelque part.
Je regrette simplement de ne pas avoir davantage accroché au rythme du livre, parce que je pense que j’aurais pu être encore plus bouleversée par cette histoire si je m’étais sentie davantage impliquée dès le début.
Une belle découverte malgré tout, avec une histoire qui m’a touchée en plein cœur et qui, finalement, restera probablement avec moi pour des raisons très personnelles. 🤍