« La marche à pied mène au paradis. » Ainsi s’ouvre Mā, roman japonais, à la croisée de deux destins et autour d’une même quête, la voie du détachement.
Shōichi porte en lui le souvenir de Saori, la seule femme qu’il ait aimée, une universitaire qui a consacré sa vie à Santōka, le dernier grand haïkiste.
Leur aventure aussi incandescente que brève initie le départ de Shōichi sur les pas de Santōka, de l’immense Bashō et de son maître Saigyō. Marcher, pour cette procession héroïque d’ascètes aventureux, c’est échapper au ressassement, aux amours perdues, c’est vivre pleinement l’instant ! « Le saké pour le corps, le haïku pour le cœur. »
Dans la lignée de l’inoubliable Peintre d’éventail, Hubert Haddad nous emmène sur les sentiers du Bout-du-Monde. Son écriture est comme la palpitation miraculeuse de la vie, au milieu des montagnes et des forêts, à travers le chant des saisons, comme un chemin sur le chemin.
Hubert Abraham Haddad est né à Tunis le 10 mars 1947, d'un père tunisien d'origine judéo-berbère et d'une mère d'origine algérienne, née Guedj. Après avoir vécu à Sfax, Bône et Tunis, ses parents émigrent à Paris en 1950. Écrivain, Hubert Haddad commence à publier à la fin des années soixante, d'abord dans des revues. Il fonde lui-même plusieurs revues de littérature, comme Le Point d'Être, revue littéraire, ou Le Horla. Très vite, il investit tous les genres littéraires, à commencer par la poésie avec Le Charnier déductif (Debresse, 1968). La nouvelle et le roman tiennent la plus grande part de sa production, avec d'un côté les Nouvelles du jour et de la nuit (deux coffrets de cinq volumes chacun rassemblant soixante nouvelles) et de l'autre une vingtaine de romans comme L'Univers, premier roman-dictionnaire paru en 1999 chez Zulma et réédité en édition augmentée en 1999, ou encore Palestine (Prix des cinq continents de la francophonie 2008, Prix Renaudot Poche 2009). Par ailleurs dramaturge et historien d'art, Hubert Haddad est aussi peintre (expositions à Paris, Chaumont en Champagne, Châlons, Orléans, Marrakech) et à l'occasion illustrateur. Il a publié de nombreux essais, comme Saintes-Beuveries (José Crti, 1989), Les Scaphandriers de la rosée (Fayard, 2002), ainsi qu'une somme encyclopédique en deux volumes sur la passion littéraire et les techniques d'écriture : Le Nouveau Magasin d'écriture (2006) et Le Nouveau Nouveau Magasin d'écriture (2007). Sous le pseudonyme de Hugo Horst, il anime depuis 1983 la collection de poésie Double Hache aux éditions Bernard Dumerchez. Il publie aussi des romans noirs, avec un personnage récurrent, l'inspecteur Luce Schlomo (Tango chinois). Hubert Haddad est un des acteurs de la Nouvelle fiction.
"La crudeltà peggiore si nasconde tra i fili d'erba e nel cuore degli amanti. Probabilmente è questa la motivazione profonda della vita eremitica: sfuggire alle passioni carnali, all'inferno delle coppie di ogni genere, lasciarsi dietro, lontano, la guerra più funesta e distruttrice che vi sia stata dopo l'avvento dell'imperatore Jimmu o l'espansione della coltura del baco da seta."
Delicato, raffinato, a tratti mistico. Un'esperienza di lettura inimitabile!
Dans le présent, Shoichi se prend éperdument de Saori, la seule femme qu'il ait pu aimer de toute sa vie. Mais celle-ci meurt soudainement, et plonge Shoichi dans une tristesse sans fin. Surtout que Saori n'avait qu'un « amour » en tête: Santoka, ancien haïkiste oublié aujourd'hui. Shoichi, donc, s'évertuera à étudier la vie de ce haïkiste pour comprendre celle qu'il a aimée. Sa lecture le mènera toutefois à une vérité bien plus importante que les haïkus... Un roman écrit comme une fiction, mais avec des descriptions très « haïku »: l'auteur décrit les décors, les sensations, les animaux, les insectes, etc., comme si l'on lisait un haïku. Cela donne un récit fort en ressenti, mais un peu confus. Surtout que les deux personnages principaux adoptent des parcours peu orthodoxes liés à la mendicité et à la découverte du monde. L'on s'éprend tout de même des descriptions faites, comme si l'on était dans un rêve, et l'on ne peut qu'admirer l'art lyrique de son auteur. Une belle oeuvre qui parfois étonne, parfois lasse par la complexité de ses images et le manque de référence que l'on a par rapport à la culture japonaise du XXe siècle. En somme, je ne saurai dire si j'ai réellement aimé ce livre ou non...
Shoichi è un giovane universitario, che lavora il fine settimana in un bar. È proprio lì che conosce una donna affascinante, più matura di lui, in procinto di divorziare. Il nome della donna è Saori, è una traduttrice e ha appena finito di scrivere la biografia di un monaco buddhista dalla vita molto complessa, vissuto nei primi anni del Novecento. Quando la donna muore, Shoichi ripercorre i passi del monaco haikuista. Si tratta di una sorta di storia dentro la storia, incentrata sulla vita del monaco, figlio di ricchi possidenti, traumatizzato da bambino, alcolizzato e incapace di trovare la propria strada e la propria stabilità interiore, finché non si rende conto che "l'andare a piedi porta in paradiso". Il romanzo non è proprio nelle mie corde, un po' troppo spirituale per i miei gusti di persona razionale. L'inizio l'ho trovato accattivante, ma poi non sono riuscita a seguire bene il fil rouge che faceva da legante tra il passato e il presente. Consigliato solo a chi ama la letteratura e l'ambientazione nipponica.