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Une forêt d'arbres creux

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Bedrich Fritta se retrouve enfermé avec sa femme et son fi ls dans le ghetto de Terezin. Séparé des siens, il se retrouve a ecté à l'atelier dessin du camp. Les jours s'étirent lentement entre l'élaboration de plans pour les bâtiments de Terezin et un quotidien de survie avec parfois des moments intenses avec sa femme et son fi ls. Très vite, les membres de l'atelier commencent à dessiner la réalité de Terezin avec l'espoir d'informer le monde sur leurs conditions de vie. Mais les nazis vont interrompre de façon brutale cette initiative. Alors commence pour Bedrich un aller sans retour vers l'enfer. Antoine Choplin s'est inspiré des dessins de Bedrich Fritta pour raconter cette histoire.

128 pages, Paperback

First published August 21, 2015

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Antoine Choplin

34 books7 followers

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Displaying 1 - 9 of 9 reviews
Profile Image for The Reading Bibliophile.
942 reviews56 followers
July 11, 2023
Je ne connaissais pas Bedrich Fritta avant d'avoir commencé ce très court livre. Je suis reconnaissante de le connaître à présent.
Ce héros de l'impossible mériterait cependant qu'on lui consacre un livre plus conséquent, moins distancié, et historiquement précis. L'écriture de Choplin est très belle mais elle me laisse de glace et j'ai surpris mon esprit vagabonder plusieurs fois au cours de ces 115 pages. Ce n'est que vers la fin du récit que j'ai compris que Bedrich avait été un vrai héros, de chair et de sang, et je m'en suis voulu d'avoir erré en lisant l'histoire remarquable de la fin de sa vie.

http://collectifhistoirememoire.org/P...
Profile Image for Jean-Pascal.
Author 9 books29 followers
August 28, 2024
Magnifique texte court et sobre évoquant la vie de Bedrich (dessinateur inconnu de moi) au camp de Terezin.
467 reviews
May 5, 2025
Je n'ai pas été convaincue par ce court roman/récit. Sujet rebattu, style ampoulé... J'étais loin de retrouver l'enthousiasme que j'avais éprouvé à la lecture de Nord-Est.
Profile Image for Andrew.
365 reviews39 followers
February 14, 2026
Choplin - Une forêt d'arbres creux

Après trois petits romans d'Antoine Choplin, je ressens un style unique et vif. Ici, Bedřich, un dessinateur juif, est emmené dans un ghetto tchèque avec sa famille en 1941, et il est forcé de dessiner pour les nazis.

Au fil du temps, lui et ses collègues commencent à créer des œuvres qui représentent leur réalité quotidienne, pour les montrer un jour à la Croix-Rouge...

Inspiré d'une histoire vraie (celle de Bedřich Fritta), "Une forêt d'arbres creux" est touchant et inoubliable.
Profile Image for Henri-Charles Dahlem.
291 reviews12 followers
January 17, 2016
Les hasards de mes lectures (mais y-a-t-il vraiment un hasard) m’ont fait découvrir Antoine Choplin après avoir terminé La zone d’intérêt de Martin Amis. Les deux livres ont été pour moi un même choc, même s’ils sont stylistiquement parlant à des années-lumière.
Ici, pas de provocation, pas d’ironie. Antoine Choplin choisit une écriture très classique, une phrase poétique pour rendre compte de l’horreur des camps. Ce choix rend du reste encore plus fort le contraste entre la dureté des conditions de vie et l’horreur de ce camp de transit où périrent quelque 33000 personnes et la beauté formelle du récit.
Nous suivons Bedrich, Johanna et Tomi à leur arrivée en décembre 1941. La mère et l’enfant sont placés dans le quartier des femmes, le père dans un braquement insalubre avec ses compagnons d’infortune. Son savoir-faire l’amène à intégrer le bureau des dessinateurs où il est notamment chargé des plans du crématorium. « Bedrich s’emploie à l’harmonie des façades, à l’équilibre visuel de la construction dont la funeste vocation, par de longues intermittences, disparaît de son esprit. »
Assez vite, avec ses collègues, il entend profiter de son statut un peu privilégié et entreprend de résister à sa manière. Sa mission et celle de quelques autres du bureau des dessins, consiste à élaborer pour les visiteurs « un album, florilège brillant, témoin du bien-vivre et des harmonies de Terezin ». On assiste notamment à des travaux surréalistes d’embellissement du camp avant la venue d’une délégation de la Croix-Rouge.
Mais Bedrich veut que le monde sache la vérité « sensible et nue ». Avec ses amis, ils font ce qu’ils savent le mieux faire et dessinent, racontent ce que subissent les déportés et racontent leur quotidien par l’image.
«Il lève les yeux vers Ungar, comprend ce à quoi s'emploie sa main alerte, les files d’attente devant les dépôts de nourriture ; de l’autre côté Bloch en termine avec l’esquisse de plusieurs figures humaines hallucinées, rassemblées en d’étranges postures…» Bien entendu, il leur faut cacher soigneusement leurs œuvres afin d’éviter les représailles, mais surtout pour que leur acte de résistance soit utile. Car très vite on comprend que face à la barbarie, la culture est un vrai rempart. C’est du reste le message qu’il entend transmettre à ses congénères et à son épouse : « Il lui disait combien les livres et les choses du savoir, c'était important. Le calcul, la poésie. Même ici, à Terezin, ça comptait. Surtout ici, il a ajouté, ici et maintenant, à Terezin. »
Un combat poignant, à l’issue incertaine, mais qui offre aussi par sa dimension artistique une porte de sortie : « Enfin, peut-être qu'un surplus de finesse ferait sourdre cette chose minuscule et que trahirait à leurs visages un je-ne-sais-quoi d'étincelant et de dérisoire : un peu d'espoir, voilà, ravivé par les propos d'Ungar mais maintenant endossé par chacun d'eux. Après tout - c'est ce à quoi pense Bedrich -, on pourrait bien finir par échapper aux convois vers l'Est, et il faudrait bien qu'un de ces jours tous ces murs s'effondrent. »
Un court roman qui est aussi un grand livre !

http://urlz.fr/2X3Y
Profile Image for Nanou.
242 reviews5 followers
January 7, 2016
Décembre 1941. Bedrich arrive au camp de Terezin, en compagnie de sa femme Johanna et de leur fils Tomi, encore bébé. A la descente du train qui les a amenés là, ils sont aussitôt séparés. Les femmes et les enfants d’un côté, les hommes de l’autre. Bedrich se retrouve dans un baraquement, où les châlits se superposent sur trois niveaux, où il n’y a pas de place pour bouger, où l’on ne peut échapper à l’odeur écœurante de la crasse qui se dégage de ces hommes entassés comme des bêtes.

Dans la journée, Bedrich est affecté à un bureau de dessins techniques, dont il est nommé responsable. C’est là que sont conçues les infrastructures du camp, les bâtiments du nouveau crématorium par exemple. Les hommes y travaillent avec application, évacuant l’horreur de leur sujet d’études, pour se concentrer sur le souci de bien faire, de réaliser quelque chose. La nuit, en cachette, les hommes se retrouvent et dessinent pour décrire leur quotidien, leurs souvenirs, pour retrouver un peu de leur ancienne liberté.

Une inspection de la Croix-Rouge est annoncée. Les hommes décident alors de témoigner de leur sort grâce à leur art. Peut-être arriveront-ils à faire passer quelques dessins à l’organisation pour montrer ce qu’est leur vie dans le camp, ce qui les attend, ce qui se passe à Terezin.

Á peine plus d’une centaine de pages et pourtant tout est dit dans ce livre d’Antoine Choplin sur ce qu’ont vécu ces hommes, ces femmes et ces enfants dans le camp de Terezin. Des dessins de Bedrich Fritta et de ses camarades sont restés cachés dans le camp et ont été retrouvés plus tard, témoignage poignant de vies anéanties, certes, mais aussi de l’envie de s’exprimer pour montrer au monde ce qu’il ignorait, l’envie de se souvenir de moments heureux du passé, l’envie de rester un humain dans l’antichambre de l’enfer.

C’est un livre très fort par son sujet, et aussi très délicat par la forme. Pas de démonstration spectaculaire, tout est dans la suggestion, la pudeur et la retenue. Un livre à découvrir absolument, dans une édition très soignée.
Profile Image for Mathilde.
72 reviews7 followers
August 26, 2019
La plume d’Antoine Choplin qu’on avait tant aimés dans Radeau nous offre avec ce court roman, l’histoire de Bedrich, sa femme et son fils, enfermés dans le camp de Terezin pendant la Seconde guerre mondiale. Alors qu’ils essayent de survivre dans cet univers dominés par la faim, la misère et la peur, Bedrich se retrouve chef du bureau des dessins, et avec ses compagnons, il doit dessiner le nouveau crématorium commandé par les nazis. Le lecteur se sent à la fois proche et distant de ce personnage qui regarde son quotidien passer devant lui, qui nous décrit les scènes de la vie dans ce camp, et de la peur d’être un jour embarqué avec sa famille dans l’un des convois qui vont vers l’est.

>> http://untitledmag.fr/ete-2019-3-livr...
Profile Image for La république des livres.
590 reviews12 followers
January 8, 2016
C’est l’histoire de Bedrich qui arrive à Terezin, une ville ghetto que les allemands veulent modèle. Il devient le chef du bureau des dessins. Une quinzaine d’homme et femme travaillent là à réaliser des dessins techniques des bâtiments de la ville mais aussi d’ailleurs.

Si j’avais pas mal lu sur la vie dans les camps de concentration mais très peu sur celle dans les ghettos. La vie y est un peu plus souple mais on retrouve pas mal de points communs : faim, travail, violence, maladie et mort. L’image de cet homme qui se jette sur un bocal de nourriture qu’il reçoit m’a marqué.

Mais ce livre, c’est aussi le témoignage d’un acte de résistance. La réunion de ces personnes le soir pour dessiner le camp tel qu’il est montre l’espoir que ces Hommes ont de faire parler de la réalité de la vie dans cette ville bien loin de celle montrer aux organismes internationaux par les allemands.

Je retiens aussi de ce livre, l’amour qui perdure entre Bedrich et Johanna sa femme malgré les épreuves. Bien sûr ce n’est pas le même qu’au début mais c’est une source d’espoir aussi. Il y aussi l’espoir de voir grandir son fils en dehors ce système.

Un regret ? Oui, cette fin qui m’a laissé indécise même si les événements qui y sont décrits ne laissent pas douter de ce qui va arriver à Bedrich et aux autres membres de ce bureau des dessins. J’aurai aimé aussi que ce livre soit plus long pour que je m’attache aux personnages.

En bref, c’est une histoire d’espoir au sein d’une ville ghetto mais qui ne cache rien de la réalité de la vie dans cet endroit.
Profile Image for Denis Lecomte.
7 reviews
May 16, 2016
Un roman basé sur l'histoire vraie de Bedrich Fritta, interné avec sa famille au camp de concentration de Terezin. Dessinateur il a fait des plans imposés par les nazis mais il a surtout la nuit dessiné avec des amis des scènes de vie quotidienne dans le camp. Ses dessins ont été découverts en 1944 par les nazis !!! Un court récit intense, pudique à lire sans faute.

http://bonheurdelire.over-blog.com/20...
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