Publié en deux parties en 1984 et 1985 , ce texte est aussi court qu'intense . Doris Lessing se penche "honnêtement" sur le rapport chien-chat qu'elle a entretenu sa vie durant, avec une mère qui ne l'a jamais aimée ou si mal, une mère qui ne rêvait que de vivre selon les statuts imposés par la bourgeoisie victorienne, réceptions, partys, fréquentations sélectes et conversations raffinées...
La vie dans le veld rhodésien entre un mari dépressif , des enfants indisciplinés, n'a guère été à sa convenance. Alors avoir une fille aux moeurs dissolues à ces yeux, divorcée 2 fois, mère de famille, fréquentant des cafres, des étrangers de toutes nationalités, écrivant des livres fort embarrassants et injustes pour les sujets blancs de sa Majesté et refusant son aide poliment et fermement , quelle calamité .....
Si Doris Lessing admet ce que son attitude avait d'agressif, avec le recul elle ne voit pas comment elle aurait pu agir différemment sans se faire "vampiriser" par cette femme certes brillante et courageuse mais d'un autoritarisme redoutable.
J'aurais aimé découvrir ce texte avant de me plonger il y a fort longtemps dans le carnet d'or.