Een jonge vrouw rent door het huis om aan haar partner te ontsnappen. Van ver bekeken lijkt het een spelletje, ze maken schijnbewegingen, stoten stoelen om. De vrouw vlucht de straat op. De man volgt haar in zijn auto, versnelt, stopt, versnelt opnieuw. Uiteindelijk geeft ze zich over en stapt bij hem in, vrijwillig. Als ik gehoorzaam krijg ik misschien nog een kans, denkt ze. ‘Die vrouw,’ schrijft Nathacha Appanah, ‘dat ben ik.’ De nacht in het hart is een reconstructie van drie verwoeste vrouwenlevens; drie gevallen van femicide. Een van die gevallen is dat van de schrijver zelf, een ‘potentiële femicide’, ware het niet dat Appanah zich net op tijd wist te ontworstelen. Ze beschrijft de familiestructuren, de taboes, de dynamieken in media en maatschappij. Zo legt ze minutieus het systeem van patriarchaal geweld bloot in alle lagen van de samenleving, van de culturele elite tot het arbeidersmilieu. Balancerend tussen woede en schaamte onderzoekt Appanah de verschillende vormen van dit verborgen geweld, wanneer de liefde verdrongen wordt door de donkere nacht.
Nathacha Devi Pathareddy Appanah is a Mauritian-French author. She comes from a traditional Indian family.
She spent most of her teenage years in Mauritius and also worked as a journalist/columnist at Le Mauricien and Week-End Scope before emigrating to France.
Since 1998, Nathacha Appanah is well-known as an active writer. Her first book Les Rochers de Poudre d'Or (published by Éditions Gallimard) received the " Prix du Livre RFO". The book was based on the arrival of Indian immigrants in Mauritius.
She also wrote two other books Blue Bay Palace and La Noce d'Anna which also received some prizes for best book in some regional festivals in France.
In 2007, she released her fourth book " Le Dernier Frère " Ed de L'Olivier. This book won the Prix FNAC.
« La nuit au coeur » traverse des ténèbres intimes au rythme d’une course haletante qui n’a pour objectif que de fuir la folie des hommes. Tant d’entre nous préfèreraient ignorer les maux qui frappent les femmes de nos sociétés contemporaines, mais cela reviendrait à se mettre la tête dans le sable. Cette violence systémique, impossible à neutraliser frappe sans relâche, et chaque jour qui passe laisse d’autres corps meurtris venir nourrir des statistiques. À défaut d’enrayer le problème par des preuves, des procès, des condamnations à la hauteur des préjudices subis, il reste les mots, et des livres écrits avec la langue des blessures et des traumatismes, comme pour survivre à l’indicible.
Le roman s’ouvre sur une pièce imaginaire où trois hommes qui ne se connaissent pas seraient enfermés. L’un est maçon, l’autre chauffeur, le dernier poète. C’est la narratrice qui les a placés là, métaphoriquement, pour asseoir son pouvoir.
« Dans cette pièce imaginaire – parce qu’il n’y a que dans cet endroit que je peux les réunir, parce qu’il n’y a que dans cet endroit que je peux maîtriser le récit, inverser les rôles, devenir à mon tour un petit bourreau, exercer un pouvoir d’emprise et de fascination, exiger écoute et silence -, dans cette pièce imaginaire donc, je les laisserai mariner un peu, eux qui pensent qu’ils n’ont rien en commun. Ils continueront leur inspection du lieu comme d’autres pissent sur les murs, ils appelleront au secours en vain, ils discuteront et se disputeront. »
D’agresseurs, de bourreaux, ils deviennent proies, contraints à faire face à leurs crimes. Ils ont tous battu, harcelé, abusé, les femmes qu’ils disaient aimer. Derrière les façades de leurs personnalités travesties par la douceur et le charme, ils se sont comportés comme des bêtes sauvages. Aucun statut de réussite sociale, métier, compte en banque, sourire avenant n’est une garantie. Des monstres, invisibles au premier regard, peuvent sortir de leurs boîtes à chaque instant.
Pour leur échapper, Nathacha Appanah narre trois récits, trois fragments d’existence, de trois femmes qui courent. L’une autour d’une table, l’autre à la nuit tombée sur un chemin de montagne, la troisième dans la rue pour atteindre un cabinet médical. Ces courses pour la vie, avec l’espoir de se libérer, de se soustraire aux coups, font de « La nuit au coeur » un récit émaillé de moments symboliques et d’autres de peur panique. Car, aussi rapides soient-elles, ces courses, échappatoires désespérées, suffisent rarement à semer leurs agresseurs. La terreur est omniprésente, chaque minute de la journée. Ces femmes funambules restent seules, puisque personne ne vient à leur secours. Seules face à elles-mêmes, seules face à leurs bourreaux à la rage décuplée par leurs tentatives de fuite.
De ces trois femmes, à trois époques différentes, 1998, 2000, 2021, une seule a survécu : la première, soit la narratrice. Et cette narratrice est Nathacha Appanah elle-même. Elle a couru, elle a fui, elle a survécu. Elle témoigne pour la première fois et c’est cette parole fragmentée qui devient récit, elle au milieu de tant d’autres qui luttent chaque jour pour leur survie. Elle ne veut/peut plus se taire.
« Si c’était un témoignage, il serait à trous. Si c’était un souvenir, il serait imparfait. Si c’était un film, les images sauteraient parfois et par moments le son serait absent. Si c’était une photo, elle serait floue par endroits. Si c’était un livre, il serait à la fois brut et elliptique. »
Par cet acte courageux, avec la littérature pour alliée, elle tue l’invisible, et prend la parole pour toutes les femmes dont le corps a été saccagé et l’estime de soi annihilée. Puisqu’il n’est pas défendu par la société, le corps des femmes, leurs traumatismes, et leurs silences, sera embrassé par la littérature. L’écriture de Nathacha Appanah est performative, et épouse, au plus près, les émotions : courses, répits, peurs, angoisses, apaisement. Phrases courtes, rythme saccadé, architecture elliptique : « La nuit au coeur » palpite et bruisse de plaies, de fureur et de lucidité.
Quels sont réellement les mécanismes de l’emprise ? De quelle façon s’articule la domination masculine ? L’écrivaine en décortique les processus, qu’elles soient sociales, psychologiques ou sexuelles. Examinons le cas de HC, journaliste, poète, figure respectée dans le milieu littéraire, et prédateur sexuel.
« Je ne sais pas ce qui pousse un homme de cinquante ans à séduire une jeune fille de dix-sept ans, à l’amener à rompre avec toute sa famille et ses amis, à la garder des années avec lui, à faire en sorte qu’elle se contente de bien peu, à l’isoler, la domestiquer, à l’asservir, puis le jour où elle voudra le quitter, à lui faire peur, la terroriser, la surveiller, la frapper, la menacer. Je me demande s’il y a préméditation à dresser lentement, brique après brique, un mur autour d’elle afin qu’elle soit inatteignable – physiquement bien sûr mais également moralement, spirituellement. »
HC est un flatteur, il charme par sa culture et son intelligence, il choisit ses proies et les enferme peu à peu dans un isolement total. « Le grooming » ou pédopiégeage consiste à lier une forme d’amitié avec un mineur. Il instaure avec lui une relation affective pour lever ses inhibitions et perpétrer, sur lui, des abus sexuels. La technique est fort bien explicitée dans « La nuit au coeur », et elle est terrifiante tant elle paraît simple, presque naturelle. Cette forme d’approche est invisible et socialement tolérée dans certains milieux, notamment artistiques. La narratrice, puisque c’est elle qui a eu affaire à HC, se retrouve rapidement coupée de sa famille. Mais pas seulement… L’homme dévie ses repères moraux, change son échelle de valeurs. Subrepticement, « l’amour » devient asservissement, car la sensation de liberté ressentie n’est réellement qu’un enfermement dont elle se sent coupable. « Le grooming » est d’une perversité sans nom : la victime n’ose pas se défaire des liens, et son corps devient un territoire annexé par l’ennemi.
« La nuit au coeur » est incontestablement un travail de mémoire. Nathacha Appanah la cartographie comme une carte topographique. Elle remonte le fil de son histoire personnelle, enfance, adolescence, et exhume ses souvenirs gisant dans une fosse commune. À quel moment aurait-elle pu être alertée, qu’a-t-elle raté qui aurait pu s’apparenter à un point de bascule ? Les allers-retours temporels nous permettent de nous glisser sous sa peau et de chercher avec elle. Beaucoup d’émotions se dégagent de ces instants-là, puisque, comme elle, il est difficile de prédire quand sauter du train.
Livre de colère, roman qui s’apparente à un cri, « La nuit au coeur » peut terrasser par ses propos. Sauf que, cette rage est légitime. D’abord, contre les hommes qui assiègent des corps qui se refusent, qui manipulent pour parvenir à leurs fins, qui menacent pour générer la peur. Ensuite, contre les institutions qui n’écoutent pas, ne sévissent pas, ne sanctionnent pas de manière plus ferme. Enfin, contre la société qui juge avec ses « pourquoi n’est-elle pas partie ? » et provoque ainsi la double peine de la violence subie et de la honte.
Mais, et il faut le signaler, « La nuit au coeur » est aussi une forme de reprise du pouvoir. La pièce mentale du début de livre le dévoile instantanément. Dans cette pièce, Nathacha Appanah peut enfermer les agresseurs et les forcer à écouter. Désormais, c’est elle qui détient le monopole de la narration.
Je ne vais pas vous mentir, « La nuit au coeur » est un récit difficile moralement. La littérature permet aussi de briser des silences, de nommer, de disséquer, de se révolter contre ce que subissent les femmes partout dans le monde. Par définition, ce roman devient essentiel. Vous sentirez vos tripes se retourner, votre sang surchauffer, votre respiration se couper, mais ce texte est vital. Gardez à l’esprit que « La nuit au coeur » peut aussi devenir une boussole, la mienne, la vôtre, qu’il épouse la mémoire traumatique pour venir en aide et pour disséquer des mécanismes. Au-delà de la pièce mentale aveugle du début, il ouvre des fenêtres et autres portes vers des espaces d’entraide, d’amitié et de sororité. Essentiel…
Un livre poignant un récit qui prend aux tripes par moment je me sentais étouffée par ce récit à la première personne. C’est dur, c’est cruel. Trois femmes trois destins à jamais marqués par la violence. Je retiendrai un passage de ce roman la description de l’agresseur qui épie surveille menace, isole tel un squale un prédateur un agresseur.
"Tutto ci lega, niente ci unisce. Tutto è logico, niente ha senso."
C'era una volta l’uomo che maltrattava, umiliava, denigrava, sminuiva, sbeffeggiava, seguiva, controllava, picchiava e uccideva la donna. C'era una volta e c'è ancora. È dovunque e sempre. Si ripresenta con i jeans, con un completo elegante, firmato, in abiti da lavoro, con camice sgargianti... È un manager, un muratore, un avvocato, uno studente, un operaio, un commesso... Ha 80, 70, 60, 50, 40, 30, 20 anni. A volte anche meno.
Non sarei riuscita a leggere questo libro se l’Arte Dello Scrivere (non posso riferirmi in altro modo alla penna di Nathacha Appanah) di quest’autrice non fosse stata così elegante, precisa, equilibrata. Ciò di cui si parla ha lingue di fuoco, punte acuminate, gas venefici. Ho pianto molto per come si figura in continuazione questo mondo malato. Mi sono dovuta fermare spesso; fare cose sciocche, parlare del vuoto, distrarmi, insomma per non essere sopraffatta, per ritrovare il ritmo del mio respiro e non affondare in ricordi scomodi.
Il numero delle donne che hanno subito molestie è impressionante ma la verità è che se tutte avessero la forza di parlare e se tutte avessero vicino persone disposte ad ascoltare, beh questi numeri sarebbero ancora più sconvolgenti. Molte donne riescono a girare pagina e chiudono a chiave quel che è stato illudendosi di poter dimenticare. Invece, un giorno, all’improvviso tutto riemerge. Così accade a Nathacha Appanah, giornalista e scrittrice franco-mauriziana.
La notizia del femminicidio di una cugina trovata morta in un fosso della campagna di un villaggio mauriziano, si accavalla a quella di una donna algerina bruciata viva in una strada a pochi chilometri da lei, nella provincia di Bordeaux. Donne che corrono in strade buie; rincorse dai fari di uomini accecati dall’odio.
"Bisognava fare questo sogno eterno di un noi e di un racconto comune, un noi fatto di tre donne, un racconto comune in cui tre voci si intrecciano, ma poi svegliarsi sempre da sola. Dire tutta la verità in ogni pagina è impossibile, però resta la ricerca disperata di un’esattezza quanto piú vicina alla vita, alla notte, al cuore, al corpo, alla mente."
Appanah ritorna indietro con la memoria e ci racconta il suo dramma così affine, per molti versi alla storia di queste due donne. Da quel momento vive un’ossessione: sapere tutto quello che è successo ad Emma, la cugina e a Chahinez Daoud (https://france3-regions.franceinfo.fr...).
La scrittura osa intrecciando tre storie:
”Il folle progetto di scuoiare una parte della mia vita raccontandone un angolo morto in tutta la sua violenza, andare in cerca di Emma e riuscirci a malapena perché è troppo tardi, trattenere Chahinez nella luce del giorno a ogni costo. Raccontare la morte di tutte e due, anche se nessun vivente può davvero parlare di questo, di questa cosa ineluttabile che si affronta esclusivamente da soli. Legare queste due donne alla mia vita, quasi mi aspettassero come fantasmi pazienti, cucire fra noi una sorellanza, tenerle cosí, a braccetto, in una sorta di oscurità, di silenzio e di impotenza della scrittura.”
Doloroso. Necessario. ----- Solitamente non metto stelline alle storie personali. Mi sembra irrispettoso. Qui lo faccio sia per la scrittura magistrale di Appanah, sia per l'importanza dell'argomento.
ALORS en vrai c'était pas mal MAIS pour moi ya une histoire en trop : soit celle de Chahinez pcq l'autrice ne la connaît pas (et d'ailleurs c'est inapproprié d'entrer dans la maison en même temps que la famille nathacha qu'est ce que tu fais là), soit celle de l'autrice pcq bah elle est pas morte, ce qui est certes une excellente nouvelle mais ce qui fait que dcp c'est pas un féminicide vouloir raconter son histoire c'est un bon point de départ mais pas besoin de se comparer à 2 meurtres (dans la catégorie relation toxique Carmen Maria Machado fait ça très bien), ou alors peut-être que c'est pour plus de sensationnalisme ? jsp expliquer mais pour moi il y a un problème de structure, voire de définition du récit largement supérieur à ce que j'ai pu lire de la rentrée littéraire pour l'instant
C’est un livre très poignant sur l’emprise, les violences faite aux femmes pouvant entrainer la mort. Il m’a surtout donné le sentiment d’apprendre à connaître ces femmes, dans leur vie, comment elles étaient, leurs rêves et leurs ambitions. J’ai eu cette impression tout le long que l’autrice était à côté de moi, à me parler d’elles, de leurs histoires, peut être même comme si j’étais assise à coté de Nathacha Appanah dans une salle de procès devant les coupables. Un roman terrible de part son sujet, qui pousse parfois aux larmes mais nécessaire afin de redonner corps à ces femmes au-delà du fait divers.
Très partagée à propos de ce livre ; certains passages sont très forts et m’ont fait traverser de multiples émotions mais la construction du livre m’a un peu déroutée, j’ai eu du mal à voir où l’auteur voulait en venir, quel était le sens de ce livre… Le coté enquête se mélange à son propre récit, mais cela ne m’a pas emportée.
“Di queste notti e di queste vite, di queste donne che corrono, di questi cuori che lottano, di questi momenti cosí opprimenti e che non rientrano nell’ordine del tempo, bisognava fare qualcosa. Scriverne”
Ecco, scende la notte nel cuore di ogni donna, quando su di lei si abbatte la violenza, quei momenti interminabili che la conducono nel baratro del “non più”. Ecco la voce che si spegne. Ecco il suo corpo che diventa il “corpo della vittima”. Davanti a quelle scene inammissibili risuona greve una sola domanda “Perché?”
Sono queste le parole che mi sono uscite quando ho terminato il libro. Una quasi poesia, scritta con mente e cuore mossi.
Nathacha Appanah intreccia tre storie: la sua, quella della cugina Emma, uccisa dal marito nel 2000, e quella di Chahinez Daoud, bruciata viva dall’ex marito nel 2021. Queste vicende, documentate e ricostruite con precisione, diventano un’unica narrazione che attraversa la violenza maschile non come tema astratto, ma come esperienza vissuta, come trauma che ritorna e pretende di essere nominato.
“Bisognava fare questo sogno eterno di un noi e di un racconto comune, un noi fatto di tre donne, un racconto comune in cui tre voci si intrecciano, ma poi svegliarsi sempre da sola. Dire tutta la verità in ogni pagina è impossibile, però resta la ricerca disperata di un’esattezza quanto piú vicina alla vita, alla notte, al cuore, al corpo, alla mente.”
La forza del libro sta nella sua doppia natura: è insieme indagine e confessione, memoria personale e atto politico. Natasha Appanah non si limita a raccontare i fatti: li osserva, li interroga, li smonta, cercando di capire come l’amore possa trasformarsi in controllo, isolamento, annientamento.
La scrittura è limpida, precisa, a tratti poetica. Non indulge mai nel sensazionalismo: restituisce dignità alle vittime e allo stesso tempo denuncia il sistema culturale che spesso le dimentica, le giudica, le riduce a un titolo di giornale.
È un libro che resta addosso. Che chiede di essere ascoltato. Che trasforma il dolore in consapevolezza e la consapevolezza in memoria attiva.
Nathacha Appanah non racconta solo due donne uccise dalla violenza maschile. Racconta tutte le volte in cui una donna ha avuto paura, tutte le volte in cui una voce è stata zittita, tutte le volte in cui l’amore è stato usato come arma.
Emma e Chahinez non sono personaggi: sono presenze. Sono ferite che non si chiudono, nomi che non vogliono essere dimenticati. Appanah le riporta nel mondo con una delicatezza feroce, con una scrittura che sembra una mano che accarezza e una mano che scuote.
Leggere questo libro significa sentire il peso di ciò che è stato taciuto per troppo tempo. Significa guardare in faccia la violenza senza distogliere lo sguardo. Significa capire che la memoria è un atto d’amore, ma anche un atto di giustizia.
“Ogni giorno affronto i fantasmi e i vivi. Ogni giorno vengo sperando nella verità e soffrendo per le cose perdute.”
Quante notti nel cuore portiamo senza saperlo?
Riconoscimenti 🏆 Libro incluso nella cinquina finalista del Premio Strega Europeo 2026 🏆Libro vincitore del Prix Goncourt des lycéens 2025 e del Prix Femina 2025
Dicono del libro 🗞️«Con il procedere delle pagine, i confini geografici, temporali e di classe che separano Nathacha, Emma e Chahinez, le tre donne che corrono per salvarsi, sbiadiscono fino a svanire. E in questa comunione letteraria, Appanah sembra raccontare tutti i femminicidi.» Paolo Giordano, La Lettura
Impossible de ne pas être touchée par cette histoire personnelle de violence conjugale ainsi que par la recherche sur les deux féminicides qui ont touché/marqué l'autrice de près ou de loin. Ici, on reste loin des statistiques, on est dans le ressenti... et c'est ma foi fort bien écrit.
Nos encontramos ante una novela conmovedora, en la que la autora trata temas que por desgracia se encuentran a la orden del día, y que conmueven a cualquiera, la violencia machista, el feminicidio, el miedo, la supervivencia… La historia entrelaza la vida de tres mujeres marcada por la violencia de sus parejas, tres historias en la que una de ella incluye la suya propia. No intenta contar la violencia en sí, sino como se sienten las protagonistas y como se instala el miedo en sus vidas cotidianas. Salvo su propia historia, las otras dos mujeres aparecen en las noticias ya que ambas murieron, una asesinada y otra quemada por sus parejas. Una forma de narrar clara, precisa y hasta en algunos momentos algo poética, con la que intenta devolver la dignidad a las victimas y denunciar a quien las juzga con un único titular en prensa. Una historia que te marca, y que intenta llegar a todas esas mujeres que alguna vez han tenido miedo, y han tenido que callarse usando el “amor” como arma. Un libro muy duro, pero sinceramente necesario hoy en día.
Chahinez Daoud, Emma et Natacha. Ces trois femmes n’auraient pu être que des statistiques de femmes mortes de la jalousie maladive de leur conjoint. Grâce à la dernière qui a pu s’échapper, elles redeviennent des femmes avec une histoire.
J’ai aimé que ces trois femmes (dont l’auteure) redeviennent sous la plume de Natacha APPANAH des femmes qui aiment (le rose, les pampilles, les pyjamas doux, leurs enfants) et pas seulement des femmes qui vivent dans la peur.
J’ai apprécié de voir reproduit le violentomètre qui permet à chacune des lectrices et des lecteurs de se situer dans l’échelle de la relation.
Il est dit des femmes qui veulent quitter leur conjoint qu’elles font le va-et-vient 7 fois avant de le quitter définitivement. Et l’auteure explique la force de vie avec le bourreau qui appelle. N’oublions pas que c’est la seule vie que ces femmes connaissent, et elles n’ont plus l’énergie d’en imaginer une autre.
J’ai été frappé de constater que dans ces trois destins, le mari violant se pensait cocu (à tord). Comme si les femmes ne pouvaient exister par elle-même : ils leur faut forcément un homme pour vivre. Ce comportement démontre également combien ces hommes sont peu sûr d’eux, toujours dans le doute quant à leurs capacités.
Ce roman m’a fait penser à l’impossible séparation : plutôt la mort (de l’autre) que la souffrance de la rupture.
J’ai aimé le travail stylistique pour parvenir à mettre des mots sur les nuits blanches, la surveillance, le harcèlement constant. Et malgré tout, l’auteure doit laisser sous silence le plus gros traumatisme, celui de la nuit sur un lit avec un pied calé par des moellons.
Un livre sur ces terribles nuits, parfois fatales, pendant lesquelles ces trois femmes ont fuit la voiture de leur conjoint – compagnon qui les poursuivait.
L’image que je retiendrai :
Celle du trou dans lequel est tombé la narratrice pendant les 7 ou 8 années qu’elle a passé avec son groomer : un trou sans fond dont elle a du mal à se souvenir.
Basterebbe poco in fondo... Perché non fanno leggere obbligatoriamente a scuola questo libro? A tutti gli alunni a tutte le alunne. E perché dopo la lettura non fanno vedere le immagini di Chainhez Daoud? Le interviste, i testimoni, i video dei figli che ballano su tik Tok la mattina prima che avvenga tutto... Quel tutto in un centro abitato in Francia, non in un paese che non possiamo nemmeno comprendere. Quel tutto che si conclude con una gambizzazione e un rogo. Quel tutto che va esorcizzato, va estinto va demolito, quel tutto che parte da casa, da scuola, da tutti noi. Ci si chiede: perché..? Quando sarebbe giusto semplicemente tirarsi su le maniche e cambiare.
"Forse vorrei scrivere avendo la certezza che la scrittura, i libri, questo lavoro, quest'ossessione, tutto questo serva a qualcosa".
"Quando una donna viene uccisa dal compagno, non le si ferma solo il cuore: da quel momento tutta la sua esistenza é retrospettivamente offuscata da quel crimine. Esiste soltanto nella sua morte violenta, é bloccata nel particolare racconto del fatto di cronaca con il suo svolgimento temporale, il suo crudele crescendo verso la conclusione che sappiamo inevitabile perché è già avvenuta, con le sue ipotesi, le sue prove e noi, pubblico, e noi, curiosi, e noi, guardoni, e noi, assetati, non rammentiamo altro. Quella morte in particolare - la morte per mano di un compagno, un marito, un ex, un innamorato - trasforma, riduce, blocca. Quella morte può macchiare e anche disonorare".
devrait être lecture obligatoire 𓆝 𓆟 𓆞 𓆝 𓆟 Le thème de la violence domestique et de tout ce qui y est relié est traité dans “La nuit au cœur”, à mon avis, de la manière dont il devrait toujours l'être. Le choix d'utiliser la première personne pour raconter les histoires des trois femmes, y compris celle de la narratrice/autrice, les rapproche vraiment du lecteur. L’histoire personnelle de la narratrice est, à mon avis, la partie la plus réussie du livre, car elle montre vraiment les émotions qu’elle traversait pendant cette période de sa vie. Leurs histoires touchent le lecteur, ce que je pense être le but d’un livre, et certaines scènes pèsent vraiment sur l'âme, au point que j'été émue aux larmes. Ce que j’ai appréciée également, c’est qu’elles ne sont pas présentées seulement comme des faits rapportés dans le journal, mais le livre montre aussi comment elles ont été manipulées ou comment dans l'histoire d'Emma sa image a été déformée par le média, comment leurs morts ou relations ont affecté leur proches, qui montraient, à travers leurs mots, ce qu’elles étaient vraiment. Les parallèles entre les trois femmes, qui reviennent tout au long de livre, notamment la fuir et le cœur, sont très frappants et relient le tout. Cependant, j’ai trouvé la structure du livre un peu confuse. L'écriture elle-même est bien, c’est linéaire et agréable à lire, mais la manière dont les différentes parties (y compris certains chapitres qui ne semblaient pas vraiment correspondre aux événements précédents ou suivants, qui en revanche sont liés) s'entrelacent rendait parfois difficile de tout comprendre.
Dans la manière qu’elle a de convoquer d’autres femmes qui ont vécu des violences similaires, ce récit me fait penser à « Pour Britney ». Louise Chenneviere y convoquait Britney Spears et Nelly Arcan pour, elle aussi, raconter une expérience partagée.
Il y a ce même désir de redonner corps, redonner vie aux femmes qu’elles convoquent : aller au-delà de l’image, au delà du traitement médiatique.
Ici — à travers ces trois femmes, dont deux ont été victimes de féminicide (Emma et Chahinez Daoud) —l’engrenage spécifique aux violences conjugales se dévoile.
Tout au long du récit, la question se pose : comment en parler justement ou, du moins, le plus justement possible ?
Il y a l’écriture de Nathacha Appanah, qui vient, presque en réponse à cette interrogation : « Ainsi nous avançons jour après jour, oubliant la mort, la lavant de nos existences, lui tournant le dos et la fuyant tant nous nous croyons, pauvres humains, nés pour vivre ».
« Ici subsistent le souffle des rêves, le grain des peaux, le sel des larmes, l’épaisseur des nuits et le goût du temps. Ici se côtoient la vie et la mort, le passé et l’avenir, le possible et l’inimaginable, les fantômes et les vivants. »
« Il faut dire ces choses-là parce que si parfois il nous arrive de retourner vers nos bourreaux, c’est aussi vers nous-mêmes que nous retournons, vers ce seul nous que nous connaissions, vers ce seul corps que nous sachions faire exister désormais. »
« HC m’avait interdit de la voir, la traitant d’instable, de mauvaise influence, de folle et questionnant même son orientation sexuelle. J’aurais aimé savoir, à ce moment-là, que depuis très longtemps, certains hommes utilisent ces mêmes mots, folle, petasse, salope, pute, hystérique, manipulatrice, lesbienne, pour décrire les femmes qui n’ont pas peur d’eux. »
Dans « La nuit au cœur », Natacha Appanah n’écrit pas seulement sur les violences conjugales : elle y engage sa chair, sa mémoire et celles de sa cousine Emma et de Chahinez Daoud, sauvagement assassinées. De cette tresse surgit une œuvre à la fois intime et universelle où l’autobiographie se mue en enquête et l’élan romanesque en acte de justice.
La langue, sobre et captivante, oscille entre le chuchotement et la déflagration. Elle capte l’emprise dans son engrenage le plus insidieux, restitue la brutalité par phrases saccadées et fait résonner le présent comme pour dire que la nuit se poursuit. L’écriture martèle que la violence des hommes ne relève pas du passé mais continue, aujourd’hui, de ronger notre société.
Texte d’une intensité rare, « La nuit au cœur » dépasse le témoignage pour devenir littérature de réparation : un livre nécessaire qui touche autant par le courage autobiographique de son autrice que par son immense portée.
Un premier livre en 2026 et ça commence fort ! C’est tellement dur de savoir qu’il existe des centaine d’histoire comme celles-ci. Je suis émue, triste et en colère ! Je pense à toutes celles qui ont vécu ou vivent sous l’emprise de quelqu’un et j’espère qu’elles trouveront la force de s’en libérer ou qu’elles seront aidées ❤️🩹 Pour Emma, pour Chahinez, et pour toutes les autres, on vous voit !
J’ai vraiment tout aimé mais la fin m’a laissé dubitative. Je suis pas sûre d’avoir compris/aimé la façon dont ce livre - en outre excellent - se conclue.
Θυμάμαι πώς ήταν οι εποχές -στο λογοτεχνικό κομμάτι ,που έβγαινε ένα βιβλίο μια φορά στο τόσο που μιλούσε για αληθινές ιστορίες γυναικών που κακοποιήθηκαν από συντρόφους κλπ και όλοι μέναμε άναυδοι και σχολιαζαμε το τι θάρρος χρειάζεται και πώς και γράφτηκε κάτι τέτοιο ..πλέον τα βιβλία με αυτή τη θεματολογία έχουν γίνει πολλά ,πάρα πολλά ,όπως αντίστοιχα πάρα πολλά δυστυχώς είναι τα περιστατικά ακραίας βίας προς γυναίκες που τελικά καταλήγουν σε γυναικοκτονιες . Μακάρι να μην ήταν τόσο έντονο το φαινόμενο ,αλλά όσο είναι ,γνώμη μου είναι ότι πρέπει να βγαίνουν όλα στο φως και να υπάρχουν και άλλα τέτοια βιβλία .μέχρι να μάθουμε και να μάθουνε .μέχρι κάνεις τους να μην θεωρεί ότι έχει οποιοδήποτε δικαίωμα πάνω στο σώμα του άλλου .μέχρι να μην υπάρχει πια ατιμωρησία. Η συγγραφέας εδώ αναλαμβάνει να πει τη δική της ιστορία ως λογοτέχνης και αναλαμβάνει να πει και την ιστορία δύο άλλων γυναικών που δε στάθηκαν το ίδιο τυχερές με εκείνη και οι κακοποιητες ,τους στέρησαν τη ζωή . Αυτό το κάνει με πιο αποστασιοποιημένο τρόπο και με την δεύτερη ιδιοτητα της ως δημοσιογράφος που όπως λέει "είναι μερικές φορές " . Καταγράφει τα γεγονότα με τον τρόπο που συνέβησαν χωρίς να προσθέσει ή να αφαιρέσει ,χωρίς συναισθηματισμούς ,κάτι που κάνει το βιβλίο ώμο, σοκαριστικό και από αυτά τα βιβλία που δε μπορείς να διαβάσεις μια και έξω ,αλλά αντίθετα χρειάζεσαι διαλείμματα . Δεν είναι ένα εύκολο βιβλίο,δε συνηθιζονται με τίποτα οι ιστορίες κακοποίησης όσο και αν μοιάζουν τρομακτικά πολύ μεταξύ τους . Δε συνηθιζεται το θράσος της βίας και της αποποίησης ευθυνών και η μετατόπιση τους στο θύμα που ήταν "σκληρό ,απατούσε, ξενοκοιταζε,φορούσε ..κλπ " .αυτό που με τίποτα όμως δεν πάει κάτω είναι η απουσία της πολιτείας όπου και να βρίσκεται στο να προλάβει ,αλλά ακόμη και να τιμωρήσει τους ιθύνοντες με τρόπο παραδειγματικό .είναι απόλυτα σοκαριστικό το ποσό είμαστε ακόμη στο σημείο μηδέν . Οπότε διαβάζουμε ,μαθαίνουμε ,ενημερωνόμαστε ,μέχρι να δικαιωθούν όλες αυτές οι ψυχές που τόσο βίαια και άδικα φεύγουν καθημερινά .
Certes le sujet est grave, ce qui est arrivé à Chahinez et Emma, victimes de leurs conjoints, est terrible, idem pour l'auteure, qui a heureusement survécu à une emprise qui aurait pu finir de façon tout aussi dramatique, mais est-ce suffisant pour décerner une pluie d'étoiles à ce livre ?
Je n'ai pas vraiment accroché à la manière dont elle articule sa propre histoire à celle des 2 autres, dont l'une qui concerne une personne de sa famille.
Malheureusement, il ne me laissera pas un grand souvenir en tant qu'oeuvre littéraire qui n'est ni un roman, ni un essai, comme l'était par exemple, sur le thème des violences commises par les hommes à l'égard des femmes, le "Laetitia" de Ivan Jablonka, que je n'ai pas oublié, des années après l'avoir lu.
Pour commencer la langue était juste parfaite, je ne lis pas souvent voir jamais d'auteur primé mais alors là c'était juste magistral... malgré un sujet horrible et des passages très difficiles je ne pouvais pas m'arrêter de lire tant la langue était soignée et le style prenant.
Je n'ose même pas imaginer le courage qu'il a fallu pour écrire ce livre, non seulement l'auteur a couché sur papier sa propre histoire mais également deux autres tout aussi voir encore plus horrifiantes.
Un livre prenant, bouleversant et nécessaire pour reconnaître les schémas des relations toxiques et peut-être pouvoir apporter une aide salutaire et éviter des tragédies.
Nathacha Appanah ha 25 anni quando fugge dal compagno, che ha trent'anni più di lei, che l'aveva irretita all'età di 17 anni per poi diventare possessivo e violento. La stessa sorte interessa Emma, la cugina del padre, e Chahinez Daoud, che fuggono da mariti paranoici e maneschi: entrambe, a differenza dell'autrice, troveranno la morte...
È un libro strong, dal forte impatto emotivo, che fonde con straordinaria lucidità il memoir autobiografico e il romanzo d'inchiesta. L'autrice intreccia la propria giovinezza, segnata da una relazione tossica e abusante, con i femminicidi della cugina del padre Emma e di Chahinez Daoud. Quest'ultimo è un caso di cronaca che ha sconvolto la Francia a causa delle gravi e drammatiche inefficienze del sistema giudiziario. Le tre storie scorrono in parallelo in una narrazione in cui la ricostruzione documentale dei fatti riattiva nell'autrice ricordi e ferite mai rimarginate, creando un continuo e doloroso ponte tra il vissuto personale e la cronaca nera.Il racconto analizza a fondo i meccanismi universali della violenza di genere, partendo dall'iniziale irretimento tramite il controllo psicologico e il grooming, fino a un'escalation paranoica e ossessiva. I carnefici, descritti come uomini gelosi fino al delirio, trasformano le mura domestiche in una vera e propria prigione. Eppure, nel libro non vengono mai chiamati con il loro nome completo, ma solo attraverso le iniziali. Questa precisa scelta stilistica nega loro qualsiasi protagonismo e riflettore criminale, spostando il focus unicamente sulle vittime per conferire al testo un valore universale. È un'analisi che fa rabbrividire e tocca nel profondo, svelando come il trauma rimanga impresso nella mente come un "angolo morto". L'autrice esplora senza filtri la paura, la rabbia e i devastanti sensi di colpa che la portano, ancora oggi, a giudicarsi duramente per non essere fuggita prima, descrivendo la fatica immensa nel dismettere quella "corazza" psicologica costruita per sopravvivere alla sottomissione.Il testo si allarga oltre la dimensione privata per raccogliere i dati statistici sull'allarmante brutalità del fenomeno, le testimonianze di amici e conoscenti spesso segnate da silenzi o minimizzazioni, e il dolore straziante delle madri delle vittime, che sembrano perdere una parte di sé insieme alle figlie. Lo stile adotta una scrittura intensa, cruda e frammentata che passa con naturalezza dal registro giornalistico a quello saggistico e letterario, utilizzando immagini feroci come il paragone tra il carnefice e un pesce cane che insegue la preda. Un'opera necessaria e affilata come una lama, che squarcia il silenzio per trasformare il trauma privato in un grido universale, dimostrando che dare voce a chi è stata spenta è l'unico modo per iniziare a guarire.
Continui să fiu uimită și impresionată că asemenea cărți grele câștigă premii acordate de liceeni (Renaudot și Goncourt), dar e o bucurie imensă că citesc și se educă. Voiam oricum să citesc cartea Nathachei Appanah de când a luat și Premiul Femina, dar voturile copiilor mă impresionează mai mult.
La început nici nu știam că e autobiografică și nici acum nu aș încadra-o la 'romane' cum am mai văzut pe net. Am aflat când eram deja departe în carte și chiar după câteva pagini i-am găsit și numele când a semnat un email. Cu atât mai cutremurătoare povestea și dacă știam dinainte poate nu o citeam. Când e fictiv parcă e mai ușor de dus, dar e greu de crezut că asemenea situații NU se întâmplă în viața reală. Cum ne dovedește și cartea asta.
Începe într-un ton aproape laudativ cu introducerea a trei bărbați, și mai că mă așteptam să fie niște eroi. Numai asta nu au fost cei trei casapi despre care urmează să citim.
Cartea a fost documentată și scrisă timp de câțiva ani în care Appanah strângea povești și dovezi și în același timp încerca să se vindece și să înțeleagă de ce s-a întâmplat ce i s-a întâmplat. Între timp femicidul a devenit un subiect atât de arzător acum, în mai multe țări, printre care și în România. Appanah e singura dintre cele trei femei pe care le vom cunoaște în carte care a reușit să scape, pe când celealte au fost omorâte cu brutalitate de soții lor.
Ca să folosesc un cuvânt des folosit de ea, Appanah decortichează morțile lui Chachinez și Emma până nu mai găsește nimic, inserând experiențele ei, asemănările și puținele diferențe între cele trei povesti. Nu menționez nimic din ce li se întâmplă, deși se poate afla în doua secunde, însă efectul e mai zdrobitor fără să știi ce urmează.
Dacă am învățat ceva din cartea asta e să nu mai pun niciodată întrebările: "De ce n-a plecat? ", "De ce a mai rămas cu el? ", "De ce nu a cerut ajutor? ". Am primit toate răspunsurile cu vârf și îndesat și a fost o lectură așa apăsătoare că a trebuit să mă opresc și să reiau a doua zi că nu mai puteam îndura atâta frustrare și ură pentru bărbații ăia.
merci Alexia pour la recommandation 🥺 je sors un peu différente, profondément marquée de cette lecture qui m’a rempli de tant tant d’émotions terribles quel coup de cœur pour cette autrice, je trouve son geste d’écriture d’un troublant fracas, livré avec tellement d’intention et les mots qu’elle choisit, ah!