¿Está la edición de calidad amenazada en Europa después de haber sido diezmado al otro lado del Atlántico? ¿Están las librerías en vías de desaparición y los verdaderos editores a punto de ser sustituidos por gerentes? A ese objetivo parece servir la decapitación de equipos editoriales “a la antigua”, que habían dedicado su energía a descubrir talentos, a promover la calidad y a constituir un catálogo sin renunciar a un margen de beneficio suficiente. La concentración masiva de la edición mundial en grupos tan poderosos que controlan los medios clave hasta tal punto que los gobiernos temen utilizar las barreras representadas en otra época por las leyes antimonopolio, la alta rentabilidad exigida, la muerte de una cierta “ética” de la edición, el declive del pequeño editor y de la pequeña librería independiente... Todo hace temer lo peor. La edición sin editores constituye una lúcida y amena mirada sobre una de las mutaciones más importantes de la cultura de occidente, pero es también y sobre todo un testimonio de resistencia. Para Schiffrin, la transformación del mundo editorial ilustra a la perfección los efectos de la doctrina liberal del mercado sobre la difusión de la cultura. La búsqueda de grandes beneficios, la consideración del libro como una mercancía más y el hecho de que la decisión de publicar o no un título recaiga en los responsables financieros o comerciales ha convertido el mercado en un nuevo censor que hace difícil la supervivencia del trabajo intelectual, la innovación y la calidad.
Μια πολύ ωραία επισκόπηση των εκδοτικών πραγμάτων στις ΗΠΑ από την περίοδο του Β΄ ΠΠ μέχρι τα τέλη του 20ού αιώνα (οπότε και γράφτηκε το βιβλίο) μέσα από την προσωπική εμπειρία του Αντρέ Σιφρίν στον εκδοτικό οίκο Pantheon. Μια πορεία πρόσκαιρης επιτυχίας, παρακμής και εκφυλισμού των εκδοτικών οίκων μέσα από την πλήρη ενσωμάτωσή τους στα μονοπωλιακούς ομίλους των ΜΜΕ και την ολοκληρωτική επικράτηση των οικονομικών κριτηρίων σε βάρος της λογοτεχνικής ποιότητας ή της επιστημονικής εγκυρότητας. Εκ των υστέρων φαντάζει εντελώς αστεία η προσδοκία του συγγραφέα για τον θετικό ρόλο που θα μπορούσε να παίξει η ΕΕ ώστε να μην εμφανιστούν τα ίδια φαινόμενα και στην Ευρώπη.
Recommandé par l'un de mes profs avec un disclaimer, parce que les constats de Schiffrin sont déprimants et que son vécu d'éditeur poussé dehors par un financier anti-intello est vraiment triste.
Lecture courte et agréable, malgré les réalités décrites, car André Schiffrin est excellent conteur.
Certains passages m'ont choquée, tant ils sont d'actualité. Le champ de l'édition était en proie, déjà au siècle dernier, à de désolantes logiques de marché INCOMPATIBLES avec la nécessité de créer des ouvrages brillants. On s'en doutait. Mais alors l'enfer que représente l'hyper-concentration de ce secteur, surtout aux EUA et en G-B, pitié quoi… N'achetons plus jamais chez Amazon !! Et limitons aussi nos achats FNAC !! (Conseils pas révolutionnaires mais ce bouquin permet de réaliser encore plus la part trop importante que prennent ces structures dans la vente globale de livres, en France et ailleurs).
En tout cas, c'est déprimant. Que ce soit pour les éditeurs ou les libraires : l'indépendance est rude à assumer sous le capitalisme.
Mais il y a quand même des paragraphes encourageants, voire touchants. C'est beau de se dire qu'au milieu de tous ces géants, industriels pour certains, il existe encore des structures à but non-lucratif ou de toutes petites entreprises qui se foutent de l'appât du gain. C'est vrai, j'ai ressenti un élan de fierté (d'honneur??) à bosser dans l'une de ces maisons d'édition de SHS rigoureuse intellectuellement et qui cherche sans cesse à produire des bouquins qui peuvent intéresser des publics que certains grands éditeurs ne veulent pas essayer de toucher…
Mais la conclusion est un peu trop optimiste. Peut-être que l'auteur idéalisait un peu le monde du livre européen. Il y a des leviers, des moyens de combattre (un peu) tous les phénomènes qu'il évoque. Mais l'affaire me semble compliquée au vu de la fascisation de l'Europe, qui était moins perceptible en 99. We'll see.
Un petit ouvrage d'environ 90 pages assez instructives. Pas extrêmement passionnant pour des lecteurs qui ne s'intéressent pas plus que ça au monde de l'édition et à son évolution (Une personne intéressée par ces milieux donnerait, je pense, une meilleure note). On en tire quand même quelques leçons et informations, notamment sur la façon dont des grands groupes influent sur la culture littéraire (plutôt en mal notamment par rapport à l'uniformisation des propos et la non contestation de l'ordre établi) et comment certaines structure indépendantes y résistent. Ce livre explique pourquoi le contenu littéraire semble s'appauvrir d'un point de vu intellectuel ; et montre que cela n'est pas dû à une évolution des goûts de la part des lecteurs et lectrices, mais plutôt causé par des stratégies commerciales assez foireuses.
Lo he leído para clase, pero destaco el mensaje que transmite sobre el ritmo tan frenético del sector editorial, junto a cómo la sociedad de consumo ha cambiado el sector, empeorando la calidad. Considero que, pese a haberse publicado hace 25 años, vislumbra a la perfección las problemáticas de las editoriales actualmente.
Piuttosto agghiacciante. Vedere come negli anni le principali casi editrici americane (e qui si parla solo fino al '99) siano state fagocitate da loschi figuri che son di fatto i villain dei nostri tempi...è piuttosto agghiacciante. Non a caso, l'introduzione parte subito citando 1984 e Le meilleur des mondes*, e andando avanti con la lettura si capisce quanto questi due romanzi siano stati profetici a tutto tondo. Forse risulta un po' pesante, ogni tanto ci sono un po' troppi elenchi di nomi, certamente non di troppo, ma comunque un po' pesanti.
*: sarà colpa di mio padre ma il titolo francese mi ha sempre detto di più, e tra l'altro nella conclusione permette anche un simpatico gioco di parole citazionistico.
Un libro muy de su época. André Schiffrin cuenta una historia que quiere ser épica, en donde él es el héroe elegido por el destino que se ve obligado a luchar contra los villanos que quieren apoderarse del mundo (editorial). Si lo hubiera leído cuando recién salió probablemente me habría impactado su relato épico; hoy parece más bien un libro que conviene conocer por su importancia histórica más que como un documento que aporte luces relevantes para la actualidad.
Exceptuando la concepción del autor sobre las "obras serias" y su importancia superior sobre el resto, es un libro muy interesante de leer.
El autor coge una editorial independiente, Pantheon Books, fundada por su padre y expone qué ha ocurrido con ella a lo largo de los años. Siendo su destino final ser comprada por Random House. Utiliza la historia de esta editorial para explicar la situación en la que se encuentra el mundo editorial en EE.UU, cómo el capitalismo ha invadido también la producción de libros y expone cómo la política ha jugado un papel fundamental en la decisión de qué se publica y qué no.
Es un libro corto (151 páginas) y fácil de seguir, aunque creo que la traducción (o la corrección) están un poco regular. También hay un par de cosas que no he entendido en su totalidad por falta de contexto, pero nada grave.
Un libro corto pero de gran peso en su contenido. André Schiffrin subraya la preocupación sobre conceptos como la comercialización de las ideas, el papel de los grandes grupos al absorber pequeñas editoriales, y cómo el efecto del consumo comenzó por elevar la exigencia de rentabilidad en las empresas editoriales, hasta el punto de hacerlas insostenibles :( Pero todo esto lo cuenta desde su perspectiva como editor, y también como hijo de un padre editor.
Petit livre hyper intéressant sur le monde de l'édition et sur les dangers qui accompagnent l'arrivée de la finance dans cet écosystème. Sorti en 1999, il reste toutefois bien d'actualité.
¿quieren saber cómo la edición y las librerías independientes se van perdiendo? Aquí el chisme del principio del fin. Nos merecemos otros libros. Podemos hacerlos
J'ai beaucoup apprécié ce livre. L'auteur y fait un portrait du système éditorial aux Etats-Unis qui est vraiment... très surprenant! (même si on sait déjà pas mal de choses sur le sujet). A travers l'exemple de "sa" maison d'édition, l'auteur nous plonge totalement dans son univers, et on a envie d'en savoir plus, de savoir comment les choses ont évolué.
Seul petit bémol, quelques passages un peu lourds, plus difficiles à lire.
Ominoso y deprimente, por suerte la edición en Paraguay es de tan dudosa calidad en las "grandes editoriales" que, localmente, todavía no corren el riesgo de sufrir el mismo destino que las editoriales americanas y europeas.
Parfois manichéen Écueil ou nécessité de l'engagement ? Un témoignage inscrit dans le passé, faisant écho à une lutte désormais perdue Que penserait schiffrin de l'état actuel de l'édition ?