" Dans la vie, un certain niveau de manque est une bénédiction. " Tom Elliott, la trentaine, est propriétaire de la dernière supérette de Shellawick, un bled paumé du Midwest, frappé par l'alcoolisme et le chômage, situé au milieu d'un désert de cailloux noirs infesté de mouches. 50% des habitants de Shellawick se tuent à la tâche dans l'usine de popcorn du groupe Buffalos Rocks, magnat industriel qui domine toute la région. Depuis des années, la bourgade se meurt et les commerces de Shellawick ferment les uns après les autres. Mais le coup fatal est porté par l'ouverture d'un immense supermarché ultramoderne juste en face du commerce de Tom. La descente aux enfers commence... Derrière les personnages burlesques, l'improbable décor et ses deux magasins, symboles de deux rapports totalement opposés à la consommation, à la vie, au besoin et à la satiété Popcorn Melody jette un regard comique sur notre société capitaliste et pointe du doigt l'anéantissement de la culture et des populations amérindiennes. Avec son univers déjanté et sa plume ô combien ciselée, Émilie de Turckheim donne un coup de pied bien placé dans notre confortable fourmilière.
Née en 1980, Emilie de Turckheim publie à vingt-quatre ans Les Amants terrestres (Le Cherche Midi). Son expérience de visiteur à la prison de Fresnes lui inspire en 2008 Les Pendus (Ramsay). En 2009, elle reçoit le prix de la Vocation pour Chute Libre (ed. du Rocher). Elle publie en 2012 Héloïse est chauve (éditions Héloïse d’Ormesson) qui a reçu le prix Bel-Ami.
Popcorn Melody| Pour moi, Melody, c'est une amie chanteuse sur Twitter; c'est vous dire combien ce nom sonne poétique !! | Ca commence avec un lever de soleil, ironie et déprime... Alcoolisme, Grandpa, un Indien, braque la superette de popcorn de Shellawick, il menace Tom avec une arme blanche dans l'espoir qu'il lui écrive une chanson sur le travail à l'usine... Le ton général est assez caustique. Petites conversations punchy très courtes. Point bonus pour l'humour qui est encore trop rare en littérature....
Ein Buch, in das man, ob seiner bemerkenswerten Sprache, erst einmal hineinfinden muss, das einen aber mit jeder Seite mehr und mehr in seinen Bann zieht.
Ca ne l’a pas fait pour moi. Alors oui, j’ai bien compris que l’auteur voulait nous offrir une petit bulle de poésie fantasque au milieu du désert américain, dans cette supérette un peu désuète mais… Même si j’ai aimé Shellawick et ses paysages désertiques à l’odeur de pop-corn, je n’ai pas réussi à entrer dans cette histoire, ni à m’attacher à Tom, le héros. L’écriture, à la 3ème personne m’a fait penser à un long monologue nostalgique et contemplatif (et même parfois assez répétitif), parsemé de descriptions cinématographiques, de métaphores et de comparaisons ou d’expressions savoureuses du cru… qui m’ont fait plus souvent bailler que rêver ou voyager.
En bref, rien de mauvais dans ce roman, sauf qu’il n’était pas fait pour moi.