כשתמה המלחמה החליט תיאו בנפשו כי את הדרך חזרה הביתה יעשה לבדו, בקו ישר ובלא פיתולים. המרחק לביתו היה רב, כמה מאות קילומטרים, ובכל זאת נדמה היה לו שהוא רואה את התוואי בבהירות'. המסע, מתברר אינו מתקדם במרחב הפתוח אלא חותר פנימה. השנים במחנות השכיחו מתיאו כמעט הכול. עכשיו עליו להתוודע שנית אל חייו הקודמים, אל הנפשות שהיו קרובות אליו ועיצבו אותו ... בדרך הוא פוגש אנשים שהמלחמה הכחידה בהם צלם אנוש, אך גם כאלה שהמלחמה זיככה את נפשם
AHARON APPELFELD is the author of more than forty works of fiction and nonfiction, including Until the Dawn's Light and The Iron Tracks (both winners of the National Jewish Book Award) and The Story of a Life (winner of the Prix Médicis Étranger). Other honors he has received include the Giovanni Bocaccio Literary Prize, the Nelly Sachs Prize, the Israel Prize, the Bialik Prize, the Independent Foreign Fiction Prize, and the MLA Commonwealth Award. He is a member of the American Academy of Arts and Sciences and has received honorary degrees from the Jewish Theological Seminary, Hebrew Union College-Jewish Institute of Religion, and Yeshiva University.
Theo Kornfeld a vingt ans lorsqu’il quitte le camp de concentration que ses gardiens viennent d’abandonner à l’approche des Russes. Il n’a qu’un seul but : retrouver la maison familiale.
Errant sur les chemins, blessés au plus profond d’eux-mêmes, les déportés qu’il croise lui rappellent l’horreur à laquelle il a survécu, tandis que d’autres figures émergent de son passé. Celle de sa mère, Yetti, une femme à la beauté exceptionnelle, au caractère fantasque, qui aimait les églises, les monastères et l’œuvre de Bach.
Celle de Martin, un père trop discret que Theo va apprendre à mieux connaître.
J’ai aimé faire la route avec Theo : les paysages de printemps et d’été clairs et luxuriants. Le café qu’il boit sans cesse, ses endormissements soudain, son envie de vivre.
J’ai aimé les souvenirs de sa mère, cette femme fantasque capable de tout pour voir une icône dans une église reculée.
Mais je n’en ai pas appris beaucoup sur le père de Theo, malgré l’amitié de celui-ci avec son ancienne amoureuse.
J’ai été surprise par certains dialogues qui sonnaient creux à mes oreilles, comme de débattre sur le fait que les survivants des camps devaient rester grouper, ou si ils pouvaient partir chacun de leur côté.
La peur est omniprésente, et cela m’a dérangé et interpellé : la peur que j’ai ressenti n’a durée que le temps de ma lecture. Celle des anciens déportés était sans fin.
Un roman sur le difficile retour à la maison.
L’image que je retiendrai :
Celle de la nourriture distribuée gratuitement tout au long de la route, accompagnée de litres de café.
Appelfed raconte toujours la même histoire. Celle de ces vies brisées par la Shoah, celle de ces individus qui cherchent à survivre avant même d'envisager de se reconstruire. Cette histoire, c'est aussi toujours un peu la sienne, celle de l'enfant qu'il fut et qui dut survivre, caché durant plusieurs années dans les forêts ukrainiennes, avec les survivants du conflit. C'est évidemment tragique, la mort rode au détour de chaque chemin et l'univers décrit ici ressemble à une sorte d'apocalyse. Cependant, comme toujours chez lui, la lumière réussit à percer et parvient irradier la noirceur. Un immense écrivain !
Συγκλονιστικό μυθιστόρημα, εξαιρετική γραφή. Οι επιζήσαντες του Ολοκαυτώματος, οι 'χαμένες ψυχές', στον δρόμο της επιστροφής στα σπίτια τους παλεύουν να βρουν το βηματισμό τους... το σωμα αδυναμο, η ψυχή τους όμως ακόμη πιο βαριά άρρωστη. Ο γυρισμός στον τόπο τους τους γεμίζει τρόμο και απελπισία... Μια άλλη διάσταση του Ολοκαυτώματος, ίσως ακόμη πιο τραγική...
Rare récit sur la sortie des camps : les rencontres, les retours du passé, les errements ne sachant pas quand et où rentrer. Et toute cette violence sourde sur fond d’humanité : le traitement des anciens Kapos, ces communautés de déportés qui ne parviennent ni à se séparer ni à vraiment avancer, et ces gens qui se jettent à corps perdu dans le don de soi désintéressé. On sort de la avec une forme de nostalgie qu’on pourrait croire communicative : glaçant. Une fin un tout petit peu malheureuse cependant.
You wouldn't have thought how difficult and how tough are the days after the liberation of world war II camps. What the people are filling, how they plan their future, or if they see a future at all. Go back home or stay at the first place with food. Stay alone or with company. This book follows one person and the people he crosses with while trying to get back home.