Globi, une femelle bélouga qui souhaite sauver sa famille de la pollution du Saint-Laurent, décide de quitter le grand fleuve pour rejoindre les mers du sud. Mais, pendant son escapade, incapable de garder le cap, elle échoue sur une plage de la Nouvelle-Angleterre. Secourue par des biologistes, elle se retrouve quelques jours plus tard nageant dans un aquarium avec un vieux phoque retraité du cirque, nommé Jo Groenland. Le phoque, qui a toujours rêvé de retourner dans la nature, lui propose un stratagème qui leur permettra de prendre le large. Cette mise en scène digne des plus grands spectacles leur redonnera la liberté? ! De retour dans l'estuaire, l'artiste réalise cependant que la vie d'un phoque n'est pas aussi simple qu'il l'imaginait.
Namedi Nahuyni (parfois orthographié Namedi Nahuyni), dit Boucar Diouf, né le 26 mai 1965 au Sénégal, est un un biologiste, océanographe et humoriste québécois d'origine sénégalaise. Arrivé au Québec en 1991 à Rimouski pour y faire des études supérieures, il a enseigné un temps la biologie à l'Université du Québec à Rimouski. Il mène actuellement une carrière d'humoriste, de chroniqueur et d'animateur radio.
Ayant toujours trouvé les tournures de phrase de Boucar Diouf envoûtantes, mes souvenirs de lui relevant de spectacles d’humour aux connotations philosophiques et d’entrevues surprenantes par leur richesse éducative, j’ai d’abord été déçue par ce conte. Les premières pages, bien que pleine d’informations intéressantes sur les bélugas et le fleuve Saint-Laurent, semblaient relater les faits de l’histoire de façon maladroite et inintéressante. De la part d’un maître du proverbe à la fois comique et bien pensant, je ne m’attendais pas à trouver un conte si mal tissé.
J’ai persévéré car je suis trop fière pour abandonner un livre avant de l’avoir fini, et je suis contente d’avoir continué, car après les 40 premières pages, le conte semble avoir adopté son rythme de croisière, et les dialogues sont devenus savoureux, dignes de leur auteur. J’ai eu du plaisir à apprendre avec les personnages marins qui nous y sont présentés.
Ce livre vaut la peine juste pour les magnifiques illustrations! L'histoire est sans surprise une fable écologique avec une petite touche d'espoir. J'ai beaucoup aimé comment l'auteur utilise son récit pour partager ses connaissances et son amour du fleuve St-Laurent et il y a des choses à apprendre pour les adultes aussi! J'ai particulièrement aimé les passages sur l'histoire de la morue à la fin (c'est pas la faute des phoques!). J'ai été un peu mal à l'aise avec la description d'une enfant atteinte de trisomie, l'auteur avait évidement des bonnes intension, mais le fait de la décrire comme 'la petite fille trisomique' toutes les pages sonnait un peu moche. Je suis tout de même très heureuse d'avoir découvert ce livre et je vais essayer de lire d'autres livres de Boucar Diouf qui a une très belle plume!
"Le rire, disait un grand penseur, c'est un peu comme les essuie-glaces: ils n'arrêtent pas la pluie, mais ils permettent d'avancer."
Un récit où se mélange histoire, science, géographie et légendes, sous forme de conte qu'on croit d'abord destiné aux enfants, mais il s'adresse tout autant aux adultes. C'est l'histoire d'un bélouga, un phoque, une écrevisse et leurs amis qui, avec leur aventures, nous apprenent des choses sur la nature et nous rapellent, de façon plus éducative que moralisatrice, de faire attention à la planète.
Plus le récit avance et plus on reconnaît le langage de Boucar Diouf dans les tournures de phrases. Les images/dessins sont magnifiques alors j'en aurais pris plus.
"Si rien n'est fait, dans une vingtaine d'années, les seuls pingouins que l'on pourra admirer seront sur une patinoire à Pittsburgh."