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Victor Hugo vient de mourir

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« La nouvelle court les rues, les pas de porte et les métiers, on entend l’autre dire qu’il est mort, le poète. Vient alors cette étrange collision des mots et de la vie, qui produit du silence puis des gestes ralentis au travail. L’homme qui leur a tendu un miroir n’est plus là. Tout s’amplifie, tout s’accélère. On dirait qu’en mourant, qu’en glissant vers l’abîme, il creuse un grand trou et y aspire son temps, sa ville… »
La mort de Victor Hugo puis les funérailles d’Etat qui s’annoncent déclenchent une véritable bataille. Paris est pris de fièvre.
D’un évènement historique naît

256 pages, Kindle Edition

First published August 26, 2015

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About the author

Judith Perrignon

34 books3 followers

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Community Reviews

5 stars
22 (15%)
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43 (30%)
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17 (12%)
1 star
6 (4%)
Displaying 1 - 16 of 16 reviews
Profile Image for Valerie.
175 reviews17 followers
April 14, 2017
Une vraie fan de cet auteur, je ne connaissais pas vraiment sa vie officielle et la ferveur qui l'entourait. Le jour de sa mort est une affaire d'état avec session extraordinaire à l'hémicycle pour décider de ses funérailles.
Ce livre est est vraie mine d'information sur les groupes politiques, sur la façon dont la ferveur populaire a été un moteur décisionnel, et comment tout un chacun s'est un peu approprié la mort de Hugo.
Très bien écrit et se lisant comme une histoire, c'est une belle découverte!
Profile Image for Emilie Champagne.
261 reviews12 followers
June 1, 2017
J'ai trouvé ce livre ennuyant, malgré certains beaux passage. Pour être honnête, je crois qu'une partie du problème est mon manque de connaissance de l'histoire politique autour de Hugo.
650 reviews5 followers
April 10, 2021

Nous sommes le 22 Mai 1885 et Victor Hugo vient de mourir. Dans ce beau petit livre, Judith Perrignon dresse avec fougue et talent un portrait de ce Paris de la fin du XIX e siècle et de celui qui incarna si bien la vie politique et littéraire de ce siècle mouvementé.

C’est bien sûr un deuil familial d’abord. Durement éprouvé par la folie de sa fille Adèle et les morts successives de sa fille chérie Léopoldine et son mari, puis de ses deux fils, Victor Hugo a entouré de son amour ses deux petits enfants Jeanne et Georges , les enfants de son fils Charles. Pour ces adolescents c’est « Papapa » qui vient de les quitter et leur chagrin est immense. De même pour ses amis de toujours, qui l’ont accompagné dans son exil comme dans sa gloire, c’est une perte terrible.

Mais Victor Hugo est aussi un immense écrivain et un homme dont les convictions politiques ont animé tout le siècle et la mort du grand homme est un catalyseur des tensions politiques et sociales de l’époque. Pas question, pour les politiques de tous bords, de laisser les funérailles aux mains de la famille. Il y aura funérailles nationales, mais elles devront être soigneusement encadrées pour éviter tout débordement populaire !

Judith Perrignon décrit avec grande précision les querelles qui agitent notamment les différents mouvements anarchistes : honorer Hugo et défiler à son enterrement ou pas ? « Ce grand bourgeois »disent les uns, mais défenseur des communards qu’il a fait libérer du bagne , disent les autres... Drapeaux noirs et/ou drapeaux rouges ? Ni l’un ni l’autre répondra la police, qui a infiltré toutes les réunions !

S’ensuit la description de cette extraordinaire cérémonie mise en scène par le pouvoir politique, faisant au poète des Misérables « des funérailles napoléoniennes « , des « obsèques de Maréchal . On ne dégrade pas mieux un homme » écrit le lendemain son ami Lissagaray, directeur du journal La Bataille. 
Cette récupération politique ne peut cependant empêcher la ferveur populaire qui défile devant la porte du poète d’abord puis jusqu’au Panthéon « Victor Hugo était la gloire de de la France, le flambeau de l’humanité, les faibles aimaient à l’entendre. Il fut parmi leur défenseur, sa voix aux opprimés si tendre faisait trembler les oppresseurs, Honneur Honneur à Victor Hugo »

J’ai beaucoup appris ou réappris en lisant ce livre. Formidable travail journalistique , certes, mais porté par un souffle lyrique et une émotion palpable quand, à la fin du livre, elle évoque son père qui l’a initiée à la beauté des vers du poète et à leur message de justice, tellement oublié de nos jours... « Et mon père s’en est allé. Les larmes au bord de ses yeux de plus en plus vagues n’étaient pas que l’écoulement de la maladie. Il avait compris combien l’idéal est tragique et il ne pouvait vivre sans. »

On a très envie de relire Hugo en finissant ce livre
Profile Image for Idees Livres Mandarine.
300 reviews20 followers
March 3, 2019
[+ sur le blog]
Ce livre joue sur l’émotion, sur nos émotions ! Ce livre a eu le toupet de m’arracher quelques larmes … Grâce à Judith Perrignon, on participe un peu malgré nous aux derniers instants de Victor Hugo et on retient notre souffle comme l’ensemble de la nation.
Puis vient l’organisation des funérailles, et tout se met en marche : comment faire au mieux, le chemin à suivre dans la capitale, où enterrer le grand Poète, que faire pour éviter les débordements ? Autant d’éléments dont on parle rarement dans les livres !
On fait connaissance avec
D'abord la famille proche de Victor Hugo
Et puis il y a les autres comme les personnages notables de cette époque (que j’avoue je ne connaissais pas du tout …)
Et enfin, il y a les gens, les pauvres, les ouvriers, les riches, les bourgeois, les politiques … tous les autres !
Ce texte court est assez déroutant mais très instructif. L’écriture de Judith Perrignon est poétique, belle, calme et reposante, c’est un texte qui se déguste. Cela a été un vrai plaisir de lecture !
Mais j’ai quelques lacunes dans l’Histoire du dix-neuvième, et j’avoue avoir été un peu frustrée de ne pas tout saisir. Je pense que je suis passé malgré tout à côté de beaucoup de références historiques. Il faut, je pense, (mais je peux me tromper) avoir un peu de connaissances pour pouvoir apprécier ce livre à sa juste valeur.

Car finalement, il cache bien son jeu et malgré sa petite taille, il a beaucoup à dire !
Je conseille bien sûr mais pour ma part "A relire" !
Profile Image for Rianne Werring.
Author 18 books16 followers
March 19, 2021
An interesting work of historical fiction concerning the last days and eventual funeral of French poet Victor Hugo. The novel focusses on the socio-political struggles surrounding the figure of Hugo and his legacy. In his last will and testament, Hugo stated he did not want to receive the last rites from a priest and that he wished to be buried among the poor. Socialist and anarchist groups debate whether they should enforce Hugo's final wishes when the establishment instead decides to bury the poet and former statesman in the Pantheon mausoleum - notably a former church, and for which an price upon entry was charged, meaning that the poor would likely be unable to pay homage to the author.
The novel ends on a defiant and nostalgical note.
Profile Image for Isabel.
155 reviews8 followers
July 19, 2017
Achat impulsif, lecture en une journée, gros kif de lecture.
Plus ça change ... pour en lire plus sur les funerailles nationales de Hugo, pour découvrir les raisons politiques derrière les decisions, pour en savoir plus sur un homme magnifique que j'ai découvert réellement via Les Chatiments.
Maintenant je veux en lire plus sur la Commune. Et Louise Michel. Et sur Hugo.
266 reviews41 followers
May 20, 2018
un grand travail de recherche sur les évènements qui ont précédé la mort de l'auteur, et ceux qui ont été déclenchés après...
Profile Image for Apolline.
51 reviews
November 11, 2019
J'ai adoré ce roman qui retrace heure par heure la mort de Victor Hugo et la réaction de la population, à lire particulièrement pour la longue morale de fin que j'ai trouvé si bien écrite.
Profile Image for Claire.
12 reviews1 follower
September 15, 2022
Un grand travail de recherche, super intéressant. Mais honnêtement, malgré le fait que ce soit un court roman, j’ai trouvé que ça traînait un peu en longueur à la fin. Première partie superbe.
Profile Image for Henri-Charles Dahlem.
291 reviews12 followers
March 20, 2016
La mort de Victor Hugo survient le 22 mai 1885 à son domicile «au 50 de son avenue». Outre le fait que l’écrivain est sans doute le seul de nos auteurs à pouvoir habiter une avenue qui porte son nom, un seul chiffre permet de se rendre compte de l’ampleur de l’événement que Judith Perrignon a choisi de nous retracer : deux millions de personnes suivront son cercueil jusqu’au Panthéon.
Voici donc le journal de l’agonie, de la mort et des funérailles de ce monument de notre littérature.
Grâce à un travail de documentation impressionnant, on vit intensément ces journées. La plume de l’auteur restitue aussi bien l’intimité des proches, le chagrin des petits-enfants, le souci du gendre qui ne veut préserver les intérêts de la famille, mais aussi l’embarras du gouvernement ou encore les prises de position des anarchistes. Aux descriptions factuelles, le choix du roman permet de donner vraiment chair à la secousse qui a traversé tout le pays. Grâce à la précision des descriptions, le lecteur est très vite happé par l’intensité, la force, l’émotion qui submerge tout : « Paris est un corps fiévreux tandis que le poète lutte contre l’attraction de la terre. On dirait qu’en mourant, qu’en glissant vers l’abîme, il creuse un grand trou et y aspire son temps, sa ville. Comme dans ses livres. »
Au sommet de l’Etat, la police politique est sur les dents. Tous les agents de renseignements sont chargés d’infiltrer les représentants de l’opposition, afin d’éviter que les funérailles ne se transforment en un défilé de protestation rouge et noir. L’enterrement est fixé au lundi, afin que les ouvriers ne puissent accompagner le cercueil. Les drapeaux rouges et les banderoles sont interdits. Gauchistes et anarchistes voient leurs beaux idéaux et leurs propositions être étouffées dans l’œuf. Pourtant, leurs revendications sont bien légitimes : « Appelons à nous tous les gens en guenilles pour suivre le convoi et frapper la bourgeoisie d’épouvante ! Nous pourrions avoir une bannière et y inscrire "Les Misérables", nous la donnerions à porter par les individus en haillons qui crieraient "du travail ou du pain " ! Il s’appelle danger celui qui a parlé. Ça ne s’invente pas un nom pareil. »
Même mort, Hugo continuera d’influer sur la politique. Lui qui a toujours proclamé ne pas vouloir d’obsèques religieuses, donnera au panthéon son actuelle vocation. La «proposition de loi relative au chapitre métropolitain des chapelains de sainte-Geneviève et au Panthéon» présentée en 1881 à l’Assemblée sera mise en œuvre à cette occasion. Au petit jour, les ouvriers sont chargés de démonter la croix qui orne l’édifice. La fièvre continue toutefois de monter. Du coup la stratégie change : « On va rassembler tout le monde derrière Hugo, dresser tant de couronnes, de discours, de lauriers, qu’il étouffera sous l’hommage. On va enterrer le songe avec le songeur.» Du moins, c’est ce que l’on imagine alors dans les hautes sphères de la IIIe République.
Car la ferveur, telle une immense vague, va tout emporter. «Paris s’épanche tous les dix ou vingt ans, s’offre de grandes émotions, politique, funéraire, littéraire, révolutionnaire. Paris se prend pour le centre du monde, le cerveau de l’Europe, Paris se prépare à une longue nuit de veille qui sera suivie d’un grand jour, Paris enterre celui qui l’a aimé et réciproquement, alors il y a de la peine, mais aussi la joie secrète d’avoir aimé. Paris offre au poète le culte d’ordinaire dévolu aux despotes, aux empereurs et aux rois, il était le souverain des mots, de l’imaginaire. »
On ne remerciera jamais assez Judith Perrignon de nous offrir de revivre ce grand moment. Si vous avez – comme moi – manqué ce roman à sa sortie, il serait vraiment dommage de passer �� côté.
http://urlz.fr/3gH4
Profile Image for Nanou.
240 reviews5 followers
November 8, 2015
Victor Hugo va mourir, la foule se presse déjà devant chez lui, comme pour le soutenir dans son agonie. Seuls quelques privilégiés ont le droit d’approcher le chevet du grand homme, quelques politiques, quelques proches. Les autres, les anonymes, ce sont souvent de petites gens qui ont traversé la ville entière pour se rapprocher de l’homme qu’ils admirent tant, ne peuvent que rester devant ses fenêtres. Et puis, c’est la fin. Commence alors la difficile organisation des obsèques, évènement sous haute surveillance policière et source d’inquiétude pour le gouvernement, qui craint des émeutes.

Un livre passionnant, à la fois roman et documentaire. S’appuyant sur l’évènement historique que constitue la mort de Victor Hugo, Judith Perrignon bâtit son roman en introduisant quelques personnages, réels ou fictifs, redonnant ainsi vie aux acteurs des péripéties autour des obsèques. Ainsi, Lockroy, qui a épousé la veuve du fils de Victor Hugo, représente-t-il les intérêts de la famille et la sphère privée. Ou encore le commissaire de police de l’arrondissement qui assure le maintien de l'ordre dans le quartier, tentant d’anticiper au mieux les réactions du peuple en utilisant les rapports que lui communique un indicateur de la police, toujours nommé vingt-trois, infiltré dans les groupes anarchistes et communards.

J’ai appris beaucoup de choses lors de cette lecture, comme par exemple la dé-sanctuarisation du Panthéon à l’occasion des obsèques, pour permettre à la dépouille d’être accueillie dans ce qui était jusqu’alors l’église Sainte-Geneviève et qui redevient un édifice à la gloire des Grands Hommes de la Nation. Au travers des manigances des pouvoirs publics pour éviter les troubles lors des obsèques et du trajet du cercueil, on comprend bien le dilemme posé par cet hommage national : enterrer la grande figure laïque qui a refusé l’extrême onction, sans rallumer la fièvre révolutionnaire qu’a accompagnée le héros du peuple. Un rappel que Victor Hugo n’était pas seulement un grand écrivain et poète, mais aussi une figure politique de son temps, qui a contribué, par ses mots ou ses actes aux grands mouvements révolutionnaires du 19ème siècle.

Quelques mots à propos de la forme de ce livre, édition très soignée publiée chez L’iconoclaste. Une couverture très réussie, et un papier de très belle qualité ajoutent au plaisir de cette lecture. Même si je succombe quelquefois à l’aspect pratique de la liseuse électronique, rien de remplace la lecture–papier, surtout quand on a dans les mains un ouvrage de cette qualité.
Profile Image for Nina.
22 reviews5 followers
February 16, 2017
ce livre est un gros gros coup de coeur, j'ai été très émue à sa lecture, l'écriture de Judith Perrignon est très touchante ,elle a une capacité extraordinaire à capter l'atmosphère de ces quelques jours de la mort du poète jusqu'à ses funérailles, et l'impact de cet évènement. Les portraits sont justes , on a l'impression de participer à ce grand capharnaüm et de ressentir profondément la perte du poète. Bref l'admiratrice inconditionnelle d'Hugo que je suis recommande vivement , très vivement ce roman !!! J'aurais pu dévoré ce livre en une après-midi, mais j'ai savouré chaque page et j'ai bien fait !
Profile Image for Gerður.
76 reviews1 follower
January 19, 2021
Heimildaskáldsagan Victor Huga var að deyja fjallar um síðustu daga dauðastríðs VH og jarðarförina sem fylgdi í kjölfarið sem tvær milljónir manna voru við auk baráttunnar á milli öreiganna og anarkistana sem vilja kveðja sinn mann og eignastéttarinnar sem vill fá að hampa þjóðskáldinu án þess að þurfa að horfa upp á skítuga verkamenn og uppreisnarsinna.

Það fyrsta sem sló mig við lestur bókarinnar er hvað hún er skrifuð á fallegu máli og hvað hrynjandinn og flæðið er listilega vel gert: „Blaðamennskan er jú frjáls, hún er summa atburðanna, uppreisnanna og andsvaranna, hún er gervi fyrir gömlu stuðningsmenn Parísarkommúnunnar, fylgisveina biskupsstólsins, útlaga keisaradæmisins, sem orðnir eru þingmenn lýðveldisins, hún hefur skoðun, er afdráttarlaus, sterk, grimm, draumlynd, blekkjandi.“ (17-18).

Fyrri hlutinn af verkinu hreif mig með, fyrst og fremst vegna þess hversu vel skrifuð hún er, en um miðbik verksins var það ekki lengur nóg til að halda mér við efnið. Ég átti í erfiðleikum með að fylgjast með og greina á milli endalausra embættismanna sem allir gerðu tilkall til skáldsins. Það truflaði mig líka að fyrir utan nokkrar línur sem eru frá sjónarhóli ónefndrar þjónustustúlku er ekki ein einasta kvenrödd í öllu verkinu. Ég geri mér fullkomlega grein fyrir að þetta er heimildarskáldsaga og alvanalegt er að heimildir frá þessum tíma láti eins og helmingur mannkyns sé ekki til en höfundur skáldar upp nafngreinda verkamenn og samskipti þeirra á milli og hefði því auðveldlega getað ritað eitthvað út frá sjónarhóli tengdadóttur skáldsins til að mynda.

3/5 – heldur ekki dampi út alla söguna en gríðarlega vel skrifuð á fallegu máli og þýðing Rutar klár listasmíð.
Profile Image for Alain.
1,092 reviews
October 18, 2015
l'ambiance de ces jours avant et après la mort de V HUGO est vraiment très bien reconstruite, on imagine les idées et valeurs de l'époque. Mais il manque une histoire. l'ambiance ne suffit pas.
Displaying 1 - 16 of 16 reviews

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