Mathieu Gaborit, né en 1972, s’est imposé d’emblée comme le chef de file des écrivains de Fantasy française avec le succès des Chroniques des Crépusculaires, suivies d’Abyme, Bohème ou encore Confessions d’un automate mangeur d’opium (écrit avec Fabrice Colin). Avec Les Chroniques des Féals, traduites en plusieurs langues, il est revenu à cette Fantasy épique gorgée de magie qui l’a rendu célèbre et dont il a donné une vision unique et fascinante.
Je ne sais pas comment noter ce livre. Il y a des bonnes idées dedans pais aussi de gros défauts. Tout va trop vite. Les personnages n'ont aucune profondeur, les apprentissages n'ont pas de sens. Quand un personnage meurt on a tendance à s'en foutre parce qu'il n'était pas développé dix pages plus tôt.
Le développement du personnage principal est un peu... ridicule. Le garçon devient expert dans trois domaines réputés très difficiles en l'espace de quelques semaines, quelques mois, le syndrome de l'élu dans toute sa puissance. Bien sûr, tous les grands maîtres s'inclinent devant sa supériorité au point de lui offrir des outils et instruments presque légendaires. Les femmes, alors juste, il n'y en a pas. Ah si, une vieille fée qui ne fait qu'admirer notre grand perso principal, qui est parfois malmenée mais l'aime toujours d'un amour absolument inconditionnel, elle s'occupe d'ailleurs de son intérieur parce que fée légendaire ou pas, c'est bien son rôle de faire le ménage et la popotte enfermée dans son grenier et vos pouvoirs vous les avez parce qu'elle a sacrifié sa vie (littéralement) pour vous les donner. Elle n'a pas de personnalité semble-t-il en dehors de l'adoration qu'elle lui voue. Quel plus grand dessein que de mourir pour un autre? L'autre femme de l'histoire (comptez le nombre d'hommes qui ont des lignes de dialogue dans l'histoire en comparaison, c'est drôle) c'est sa sœur, qu'on voit à peine et qui ne dit presque rien. La dernière, c'est bien sûr une femme qui nous fait fantasmer, soit-disant forte mais surtout belle. L'intérêt principal de ce personnage? Bah l'amour bien sûr. Écriture presque enfantine de simplicité. Un héro plus forts que tous, jeté contre son gré dans une aventure, mais pas de crainte, c'est le meilleur en tout. Tous les personnages importants sont masculins. Les trois femmes sont : l'archétype de la mère/grand mère sacrificielle, la sœur qui est inutile et l'archétype de la femme fatale. On peut dire que je n'ai pas aimé.
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Une bonne initiation au genre fantastique français. Se lit bien mais personnages un peu plats. Je continue car j’ai commencé l’intégrale et que c’est haletant !