"Si le rôle de la mer est de faire des vagues, mon rôle à moi est de penser à toi. Depuis que nous avons été séparées, je ne t’ai jamais oubliée, pas même un seul jour."
Un jour, Camilla reçoit six cartons de vingt-cinq kilos qui contiennent toute son enfance. Entre un ours en peluche et un globe terrestre, la photo d’une jeune fille, petite et menue : celle de sa vraie mère avec un bébé dans les bras. Camilla a été adoptée peu après sa naissance par un couple d’Américains. Aujourd’hui elle a vingt et un ans et décide de partir en Corée à la recherche de sa mère. Au fil d’une enquête aux multiples bifurcations, chacun livre sa version de l’histoire bouleversante de cette lycéenne de seize ans devenue mère, les rumeurs, les secrets, les tragédies, le mystère de l’identité du père. Peu à peu Camilla remplit les blancs de son passé, qui se confond avec celui de cette petite ville portuaire où elle est née, et toute sa vie s’en trouve changée. Un roman riche en harmoniques, à l’imaginaire poétique et émouvant, enraciné dans la réalité sociale de la Corée d’aujourd’hui.
En cherchant ses origines, Camilla déterre des secrets enterrés depuis 25 ans dans sa ville natale. La rumeur y a une grande place et Yeon-Su Kim nous balade de sa plume poétique et sensible dans les méandres de la vie. Finalement, "Si le rôle de la mer est de faire des vagues..." est un magnifique roman sur l'abîme qui sépare chacun d'entre nous et l'espoir qui nous donne des ailes pour vivre.
J'ai beaucoup aimé. J'ai acheté ce livre a cause d'une seule phrase. J'ai été un peu déroutée par les changements de narrateurs. J'ai été profondément touché par la dernière phrase de l'auteur. Ce livre se trouve donc, pour moi, entre deux phrases.
"Si le rôle de la mer est de faire des vagues" de Yeonsu Kim
Pas d'avis tranché sur cette lecture qui me laisse comme flottante entre deux eaux. J'ai pu constater sur babelio et autre que c'est un livre qui divise mais pour ma part je le recommande, ne serait-ce que pour vous faire votre avis et vous laisser porter par le courant de ses mots.
J'ai aimé la poésie et l'écriture de l'auteur, cet aperçu cru des réalités dures de la société coréennne, loin de Seoul et à travers les déchirement de l'époque. J'ai plongé dans la quête identitaire de Camilla et j'ai voulu moi aussi retrouver sa mère biologique et son histoire.
J'ai été en revanche déroutée par les 2e et 3e partie du roman où l'on change de narateur sans transition. L'idée de continuer de reconstruire l'histoire Ji-eun autant par la recherche de Camilla que par les souvenirs, témoignages et récits de celleux qui ont vécu/participé à sa tragédie est intéressante, mais on n'y est pas préparé par le récit.
Passé ce moment désarçonnant, il est toujours prenant de voir les morceaux de cette vie s'assembler. Les elipses et les boucles temporelles ont déséquilibré ma lecture et la fin suspendue m'a frustrée sur le moment. A froid j'y reviens bien moins amèrement, je me joue la scène finale en tête telle qu'elle est écrite, de façon quasi cinématographique, et je trouve de la beauté dans cette dernière image.
Il reste beaucoup de non dits quand on referme le livre, et l'auteur évoque ce fait dans sa note finale donc j'en comprends l'intention, mais il me reste tout de même un goût d'inachevé.
Il reste à savoir si c'est moi qui suis passée à côté de quelque chose ou si c'est justement une preuve que je me suis assez projetée dans l'histoire pour être brusquée de devoir en sortir sans en connaître chaque rouage.
Quoi qu'il en soit, c'est une narration cohérente avec le propos de l'œuvre, qu'elle m'ait été parfois moins accessible n'enlève rien à sa qualité.
Le roman a l’air prometteur et l’ambiance qui s’en dégage est mélancolique et douce, cependant il sévit très vite confus et c’est vraiment dommage. J’ai mis deux étoiles, mais ce serait plus 2,5.