Voici sept personnages avec qui nous vivons, des premières manifestations contre le « mariage pour tous » jusqu’aux dernières. Il y a Ferdinand, garçon de vingt ans blessé par la vulgarité de son père, le député Furnesse, vedette homophobe des médias et fier de l’être ; Pierre, le grand écrivain n’écrivant plus ; Ginevra, qu’il tente d’aimer ; Armand et Aron, qui vivent en couple ; Anne, si belle et victime de sa beauté ; bien d’autres encore. Tous apportent leur voix à ce concert de l’esprit où le comique le dispute à la rage. Que s’est-il passé durant cette période ? Quel esprit est entré dans Paris, si contraire à Paris ? Comment ce qu’on appelle un événement transforme-t-il la vie des hommes ? Le grand roman de l’amour au temps de la haine.
Charles Dantzig est né à Tarbes dans une famille de professeurs de médecine. Après le bac, il fait des études de droit et soutient un doctorat sur « les libertés de l’air », une étude sur les droits de trafic que les États accordent aux compagnies aériennes. Que pense-t-il de la faculté de droit de Toulouse ? « La meilleure, car j’ai pu y passer ma première année à lire pour la première fois À la recherche du temps perdu. » Ayant achevé sa thèse à Paris, Dantzig, âgé de 28 ans, publie son premier essai, Remy de Gourmont, Cher Vieux Daim! (Le Rocher), en même temps que son premier recueil de poésies, Le Chauffeur est toujours seul (La Différence). Il est salué par le grand critique du moment, Angelo Rinaldi, qui lui consacrera plusieurs articles dans L'Express