Ce premier volet de la trilogie Les Filles de Caleb nous fait connaître une héroïne forte et passionnée, Émilie Bordeleau, dont nous suivons le destin de 1892 à 1946. Institutrice dans une humble école de rang de Saint-Tite, Émilie s'éprend d'un de ses élèves, Ovila Pronovost, à qui elle finit par unir sa vie, pour le meilleur et pour le pire. Les amours d'Ovila et de sa « belle brume », Émilie, les défis de leur vie commune rythmée par les naissances, les décès et de trop longues séparations, enfin leur ultime tentative de se rapprocher alors qu'ils s'installent dans la ville industrieuse de Shawinigan, voilà ce qui nous est raconté dans ce roman qui n'a cessé d'embraser l'imagination des lecteurs depuis bientôt deux décennies.
Elles reprirent lentement la direction de la maison de Berthe. Elles écoutèrent le chant des grillons et la respiration des animaux qui dormaient juste derrière les clôtures de perche. Quelque part, un coq se mit à chanter.
« En voilà un autre de mêlé », lança Berthe.
Émilie se mit à rire, puis à rire de plus belle, entraînant Berthe qui lui bourrela les côtes de coups de coude, l'exhortant à se calmer, ce qui ni l'une ni l'autre ne purent faire. Elles en vinrent finalement à se rouler dans le foin, se tordant comme deux poissons fraîchement pêchés, empêtrées dans leurs jupes, les cheveux mèchés de paille. Leur rigolade tourna vraiment au délire quand le coq chanta une deuxième fois.
« Si le coq chante une troisième fois, hoqueta Émilie, on va savoir que mon calvaire est commencé. »
–Tu est complètement dinde, Émilie Bordeleau » hurla Berthe.
Le coq chanta une troisième fois. pages 140-141
C'est ce qu'on appelle la préfiguration.
------------------------------
Le 22 novembre 2017 :
Après avoir lu deux romans que j'ai peu aimés, je me devais de relire un livre que je savais que j'allais adorer. J'ai donc pris ce bijou dans ma bibliothèque pour me divertir.
C'est vraiment une belle historie et le langage qu'on y trouve est tellement beau à lire -- un vrai roman québécois! L'ayant déjà lu, je savais que ce ne serait pas un roman où tout finissait bien à fin, mais il y avait quand même beaucoup de beaux moments qui équilibraient assez bien les moments difficiles. Bravo!
Cette fois-ci, j'ai remarqué plus de détails qu'avant. Peut-être que j'ai porté plus attention, peut-être que je suis rendue plus vieille et je remarque plus certaines choses. Par exemple, avant, je ne m'étais pas posée de questions sur le titre du tome 1 (Le Chant du Coq), mais maintenant j'ai enfin su pourquoi Arlett Cousture l'avait choisi. C'est drôle parce que d'habitude, je suis bonne pour repérer les éléments qui laissent présager la fin de l'histoire, mais celui-ci, je l'avais manqué avant.
__________________________________ Voici ce que j'avais à dire en 2010: Ça faisait vraiment longtemps que je voulais lire ce livre. Enfin, je l'ai trouvé usagé et je n'y ai pas pensé deux fois avant de l'acheter. Je l'ai adoré. Quelle belle histoire! J'adore le dialogue, j'adore la narration, j'adore tout! Je le recommande fortement. Je commence le tome 2 ce soir! :o)
3.5🌟un roman bien écrit qui parle de la vie d’Émilie. Ce n’est pas une histoire romancée comme je m’y attendais. C’est plutôt une histoire qui montre les bons côtés de la vie comme les mauvais. Ça fait réfléchir sur l’époque 1900 et sur le mariage, le rôle de la femme à cette époque pas si lointaine. Ce n’est pas un livre qui se lit rapidement, étant donné que l’histoire du livre s’écoule sur 25-30 ans. Bien contente d’avoir lu le premier tome de la famille de Sandrinouminou et je compte lire les tomes suivants.
Je regrette de ne pas avoir lu cette série plus tôt. Dès les quelques premières pages, j'ai senti que c'était un roman que j'allais adoré et je ne me suis pas trompée. J'ai beaucoup ri, mais j'ai aussi laissé couler quelques larmes. Je me suis bien attachée à Émilie, cette jeune fille forte et têtue, qui ne se laisse pas faire malgré les limitations de l'époque.
horriblement triste et d’une violence latente qui nous déchoit progressivement de la notion d’espoir. je m’en souvenais simplement comme une histoire d’amour (#inquiétant, #ovilabiggestloser) ??? je suis contente de la fin parce que j’étais très appréhensive, mais ce livre m’a profondément désolée (parce que ses lignes étaient tirées à même la réalité perhaps !). je ne voulais pas continuer mais je ne voulais pas laisser la personnage principale toute seule. même si je n’étais pas fan du style d’écriture du tout, j’ai beaucoup aimé lire sur la vie des québécois.e.s de l’époque, surtout la culture religieuse ! et aussi c’était tellement proche de la série, c’était nostalgique. donc trois étoiles
L’écoute du livre audio qui constitue les fondations de la série télévisée qui a marquée ma vie de jeune adulte fut un réel bonheur. J’étais en mesure de visualiser chaque personnage et de comprendre davantage les ressentis d’Émilie.🤍
4.5 - Ce livre se lit très bien, les histoires d’amour d’Ovila et d’Emilie sont douces, poignantes, attristantes, frustrantes, et belles. C’est une histoire qui m’a fait sentir beaucoup d’émotions et de chagrin, mais aussi me laisse frustré. J’ai un peu de difficulté de ne pas me frustré avec le contenu des derniers chapitres suffit que ça me rappelle de des souvenirs négatifs d’un ancienne relation, mais ça sert à ramener à la réalité
L'histoire était bonne, mais je n'aimais pas beaucoup le style d'écriture de l'auteur (ex: trop de détails sur ce que je jugeais pas important et pas assez sur ce que je jugeais important).
J’ai adoré ce premier tome des Filles de Caleb. La familiarité du langage, la richesse des thèmes explorés — l’égalité des genres au sein du foyer, la charge mentale parentale, les dépendances, le sentiment d’insuffisance, d’être un mauvais parent ou un amoureux défaillant — tout cela résonne profondément.
L’attente d’Ovila, en revanche, son alcoolisme et ses égarements, finissent par peser : un peu lourds, prévisibles, redondants à la longue.
Mais quelle merveille de voir Arlette Cousture raconter cette époque et ses mœurs! C’est une période qui me fascine depuis toujours, et qui faisait d’ailleurs l’objet de ma thèse doctorale. Replonger dans cette ère à travers la fiction, si ancrée dans le réel, fut tout simplement magique.
Je prends une petite pause d’Ovila avant de m’attaquer au deuxième tome…
J'ai tellement entendu ma mère parler de la série télé... elle avait raison d'aimer la série, mais le livre est encore plus magnifique. Les figures de styles, les personnages, les émotions. Quelle belle manière de parler du Québec.
I've first heard about this book awhile back, while I was in highschool. I only heard positive comments from the older students that had to read ''Le chant du Coq'' in one of their French courses. I was therefore looking forward to read this book during the upcoming year. However, we didn't get the chance to read this book, and I've promised myself that I would eventually read it.
A few years later, I borrowed this book from a good friend of mine, and I am so thankfull that I did. I can honestly say that this is one of my favorite books that I have read so far. For all of you Frenchies out there, a must read, if you haven't had the chance yet.
Arlette Cousture is such an outstanding writer. Her writing has the outstanding power to make you feel all kinds of emotions while being so attached to Emilie's journey during the 80's and the 90's. Such an amazing book.
"Elle s'étira le cou et lui déposa un baiser sur la bouche. Habituellement, elle se contentait d'une joue. Ovila la laissa faire quelques secondes, puis recula, déposa ses effets, s'approcha d'elle sans dire un mot, ferma la porte d'un coup de pied, lui encadra le visage de ses deux mains et l'embrassa doucement. Il se rendit à peine compte qu'elle avait enlacé ses épaules de ses bras tant son âme l'avait quitté pour rejoindre la voie lactée." Page 136. Mon meilleur passage.
Of all the books I have read in my entire life, this is still my favorite, of course it's because it's so close to my roots, but the story and the writing is awesome.
De tous les livres que j'ai lu, ce sera toujours mon préféré, bien sur, a cause de mes racines, mais l'histoire et l'écriture sont parfaites.
La dernière fois que j’ai lu ce roman, c’était en 2008. J’ai écouté la série télé à maintes reprises depuis. Mais maudit que c’est bon! Je ne me tannerai jamais de cette si belle histoire, autant dans son amour que sa tragédie. ❤️
I loved the story. Being as my French is shall we say a bit 'rusty' it took me a whiel to get through it but it was worth it. For some reason the last 100 pages or so went really fast for me.
Quand Arlette Cousture a publié le premier tome de sa série Les Filles De Caleb, le succès qu’elle a obtenu a été phénoménale. Un public chaleureux, plusieurs millions d’exemplaires vendus, et une adaptation télévisuelle de vingt épisodes qui a donné une grande popularité aux interprètes Marina Orsini et Roy Dupuis. Bref, de quoi immortaliser cette saga au rang de classique. Notamment les protagonistes de cette histoire d’amour. Qui sont Émilie Bordeleau et Ovila Pronovost.
Dans son intrigue, Les Filles de Caleb: Le Chant du Coq raconte comment Émilie Bordeleau – ayant insisté après son père Caleb pour qu’il l’a laisse continuer ses études afin qu’elle devienne institutrice – a quitté sa ville de Saint-Stanislas à seize ans pour enseigner à l’école de Saint-Tite. À des jeunes dont les parents sont des fermiers et des villageois très religieux. Devant cette tâche où Émilie travaille comme l’une des premières maitresses d’école laïques, diverses situations arriveront. Des petites brutes d’écoles aux enfants élevés par des parents puritains; un travail exigeant l’attend. Mais au fil du temps, elle obtiendra le respect de la communauté. Et par dessus tout, l’amitié de la famille Pronovost, dont plusieurs des membres sont ses élèves. Tel Ovila Pronovost; un de ses étudiants les plus âgés. Profondément amoureux d’Émilie, il partage des sentiments que la jeune institutrice finira par développer au fil des années. Aboutissant à un mariage rempli de multiples hauts et de bas.
Narrativement, ce premier tome pourrait être divisé en deux parties. La première; sur les années d’enseignement dans la communauté de Saint-Tite. La seconde; sur la vie de mariage entre Ovila et Émilie. Et ce qui est intéressant dans ce livre, c’est comment l’auteur n’a pas peur de présenter un mariage difficile et dramatique. En effet, si certains romanciers ou dramaturges préfèreraient un récit plus conventionnel qui se conclut par un “Ils se marièrent et ils vécurent heureux jusqu’à la fin de leurs jours“, Arlette Cousture n’embarque pas dans cette formule. Au contraire, elle présente un couple en conflit, notamment les frustrations financières et professionnelles d’Ovila, dont le comportement alcoolique, égoïste, et tourmenté produit des flammèches avec sa femme dont la personnalité est forte et obstinée. À cela s’ajoute de multiples enfants, chacun ayant des besoins différents; notamment Blanche dont la vie sera explorée dans le deuxième tome de cette trilogie. Bref, une vie de couple intense qui a impressionné les lecteurs.
Mais en plus d’être une histoire d’amour, Les Filles de Caleb est une superbe capsule historique sur la réalité des canadiens français; du dix-neuvième siècle jusqu’aux premières décennies du vingtième. Suivant une génération de gens impatients de découvrir les dernières trouvailles et surprises de ce nouveau siècle, mais se retrouvant face à des incidents politiques sérieux tels la Première Guerre mondiale. Une situation qui rappelle de près la vie d’Ovila et d’Émilie; des gens innocents et purs rêvant à l’amour et à une vie harmonieuse, mais se retrouvant dans un monde de drames et de conflits. De plus, ce roman partage des traits avec le roman du terroir, un genre littéraire qui présente de façon réaliste le quotidien des fermiers et des villageois dans des milieux ruraux. En particulier, la culture religieuse de l’époque, où des gens associent encore les maladies au démon et au péché.
Ainsi, Les Filles de Caleb: Le Chant du Coq suit de près le quotidien d’Émilie Bordeleau, sa vie d’enseignante, mais aussi son mariage. Des réalités scolaires et familiales aux derniers événements religieux et vacanciers tels Noël, la Toussaint et le Nouvel An. Dans une écriture réaliste et détaillée, qui a été révisée pour les toutes récentes éditions. Qui comprennent même d’ailleurs des illustrations faites au crayon de mine; afin d’alimenter les images des lecteurs qui voudraient des pistes visuelles quant à l’histoire qu’ils lisent.
Évidemment, il est important de se rappeler que l’histoire dans ce premier tome continue dans le second. Alors ne vous attendez pas à un récit complet. La fin reste en suspens et continue aussitôt dans le premier chapitre du second tome. Dès lors, ne soyez pas surpris par le dernier chapitre.
Pour conclure, les Filles De Caleb figure parmi les plus grands succès de la littérature québécoise et canadienne et mérite d’être traduite en de multiples langues en raison de l’universalité des thèmes de son récit qui sauront rejoindre autant le public anglophone qu’international (ex: Japon, Italie, Allemagne, Espagne, Brésil, etc.). C’est un classique qui mérite tout son succès et sa reconnaissance publique et j’encourage n’importe quelle personne qui ne connait rien à la littérature canadienne de découvrir cette histoire.
Bref, un beau moment de lecture et une incroyable romance dramatique.
This was a nice trip back in time to late 19th C French Canada. It was nostalgic for me, as well, as I saw the miniseries in Mme. Lamirande’s Français 8 class back in 1991 and loved it very much. That said, I didn’t have the fortitude to struggle with the original French, so I read this in English. I feel like something may have been a little bit lost in translation. I agree that with a few other reviews I spotted where there is more “telling” than “showing.” However, if you enjoy the setting as I do, it was still a good and enjoyable read with a lovely and strong (but flawed/realistic) female protagonist. Reminds me a fair bit of a more realistic and Canadian version of Catherine Marshall’s Christy, or a Tisha of the east… or maybe even a more adult version of Little House on the Prairie or Anne of Green Gables. I hope to tackle Tombe Deux en français some day.
Assez bon, on se laisse prendre a l'histoire d'Émilie et Ovila. La lecture est facile et se fait d'une traite, pas parce que l'histoire est enlevante mais parce qu'on se sent happé par sa progression. C'est un roman terre a terre, les choses sont présentées sans artifices et cela contribue a nous mettre dans l'ambiance. Il y a un côté humain qui nous fait compatir avec Émilie, mais on comprend rapidement que son histoire ne mène a rien. Pour cette raison, les 100 dernières pages ont semblé s'étirer en longueur. Mais dans l'ensemble, je comprends l'emprise qu'à eu ce roman sur les générations précédentes! Une histoire d'amour vraisemblable et dure, qui fait rêver de trouver LA personne et met en garde contre les aléas du temps.
Encore une lecture québecoise qui me fait découvrir la vie telle qu’elle été dans le Canada français de la fin du 19e, début 20e sciècle : je suis toujours estomaquée de la persistance, persévérance et survie à un climat aussi dur avec si peu de moyens! Émilie est une femme si forte et si exemplaire, que je la voyais pas finir ainsi, je sais qu’il s’agit d’une fiction et que je devrait me calmer un peu les ponpons comme on dit, mais ça m’enrage de savoir qu’une femme avec autant de potentiel se retrouve vouée à une vie sans futur car elle a été liée à un homme aussi con, immature, irresponçable et ingrat. À la fin, la scène du train, été si bien écrite, si poétique, que je ne voulais pas croire que c’été vraiment la fin.
J’ai vraiment aimé replonger dans Les filles de Caleb. Je l’avais lu il y a plus de 15 ans, et cette fois-ci, je l’ai écouté sur OHdio. La narration est faite par Marina Orsini, et honnêtement, ça ajoute vraiment quelque chose de spécial. Comme c’est elle qui jouait Émilie dans la série télé, j’avais un peu l’impression de la retrouver, et ça a rendu mon écoute encore plus agréable.
L’histoire est encore aussi bonne que dans mes souvenirs. C’est super bien écrit, touchant, et j’ai embarqué tout de suite dans l’histoire d’Ovila et Émilie. Une belle relecture qui fait du bien.
Mon livre préféré!! Je l’ai tellement lu qu’il est en train de tomber en morceaux. Je le connais par cœur et j’ai même nommé ma fille Émilie Rose pour Émilie et sa première fille. J’ai regardé les épisode à la télé et ensuite via VHS (que j’ai encore)! Récemment ma fille et moi avons écouté les épisodes sur Netflix.
J’adore autant la série et livre de Blanche.
Tellement une magnifique histoire. Merci Mme Cousture pour nous faire vivre cette histoire avec toutes les émotions possibles!
Roman historique qui a inspiré une série télé. Le roman se lit bien et relate la vie d'Emilie Bordeleau dans sa famille puis comme enseignante dans une école de rang. On suit aussi ses fréquentations avec l'inspecteur Bouville et Ovila Proovost puis son mariage et sa vie de femme mariée avec de nombreux enfants et défis.
Je ne suis quelqu'un qui a tendance à relire des livres que j'ai déjà lus. Mais j'en suis à ma je-ne-sais-pas-combientième relecture de cette série. Je ne l'avais pas relue depuis plusieurs années, mais ce dimanche de tempête m'a vraiment donné le goût de me replonger dans cette histoire d'amour difficile et frustrante.
Impossible à lâcher. Je comprends toute l'effervescence autour de cette histoire. J'ai simultanément lu le livre, écouté le livre narré par Marina Orsini et écouté la série. L'univers du Québec des années 1900, rural et religieux est incroyablement fascinant, et les personnages autant attachants qu'authentiques rendent ce roman un véritable immanquable du patrimoine selon moi.