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Les Nefs de Pangée

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Pangée, terre immense au milieu de l’océan unique, continent de terre sèche et d’embruns où vit le peuple de Ghiom, dont l’histoire, en ce jour de la dixième chasse à l’Odalim, bascule.
Les Grands de Pangée ont parlé : le monstre marin doit mourir. Pour la paix. Pour l’ordre. Pour la promesse d’une nouvelle ère faste à venir, dans ce monde rongé par les mésalliances et les guerres fratricides.
Pourtant, quand les Nefs s’engagent sur l’Océan, une seule question demeure : si la traque échoue, si l’Odalim survit, si l’union faillit, les enfants de Pangée se dévoreront-ils ? Cette dixième chasse ne serait-elle alors qu’un chant du cygne ?

« Une flambée d’émotions, un récit de batailles, d’aventures et de perdition, une véritable fantasy opéra . » Récit de guerre, légende, chronique d’un peuple, Les Nefs de Pangée traversent les genres et emportent avec elles le goût des explorations, des combats et des drames à grande échelle. Avec sa plume vive et sensuelle, dans des décors aux dimensions hallucinantes, Christian Chavassieux nous propose un lyrisme nouveau et un voyage, sur terre et sur mer, à la dimension d’une fantasy opéra.

400 pages, Kindle Edition

First published August 1, 2015

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About the author

Christian Chavassieux

20 books3 followers

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13 (28%)
2 stars
2 (4%)
1 star
1 (2%)
Displaying 1 - 9 of 9 reviews
Profile Image for Ptitelfe.
212 reviews40 followers
January 4, 2016
Les + : la couverture, les chapitres courts, la magnifique plume et l’imagination de l’auteur, suivre plusieurs groupes, les combats épiques, les trahisons…
Les - : de nombreuses descriptions, un peu long à démarrer.


J’ai reçu de la part de Babélio cet ouvrage publié chez Mnémos le 20 Août 2015. Le roman me faisait de l’œil depuis que je le voyais sur différents salons. La magnifique couverture est issue d’une peinture de John Martin réalisée en 1840. Le titre, les nefs de Pangée, m’a immédiatement invité au voyage. Vous savez probablement que depuis que j’ai découvert la saga des aventuriers de la mer, de Robin Hobb, je prends un immense plaisir à lire de la fantasy en lien avec le monde de la mer – note à moi-même : il serait peut-être temps de lire 20 000 lieues sous les mers de Jules Vernes…. J’étais donc impatiente d’avoir l’occasion de le lire, et je remercie Babélio pour leur confiance.

Outre la belle couverture, le livre fait son poids ! Les 500 pages qui le composent semblent denses à première vue.

J’ai été étonnée par la taille du glossaire en fin de roman : Environ 50 pages qui reprennent les personnages, la faune et la flore, les différentes chasses (je reviens dessus plus bas) ou encore les différentes us et coutumes. J’ai été sidérée par le pouvoir d’imagination de l’auteur. J’admire les personnes qui arrivent à créer un tel univers, créer une langue, des mythes et faire vivre une panoplie de personnages. Car l’une des nombreuses choses que l’on peut retenir de ce livre, ce sont les multiples personnages que l’on rencontre. Je craignais de me perdre, comme cela m’arrive souvent, mais finalement, comme l’auteur prend le temps de poser son cadre, on retient facilement chaque protagoniste et son rôle dans l’histoire. J’ai eu une faiblesse pour Logan, le Bâclé, à qui il va arriver de nombreuses péripéties.

L’histoire raconte que tous les 25 ans, les peuples de Pangée se réunissent et partent à la chasse à l’Odalim, un terrible monstre des mers. Si les guerriers de Pangée reviennent victorieux, ils vivront 25 ans de pérennité, jusqu’à la prochaine chasse. Or, la 9e chasse fut un total échec. Le royaume a perdu de nombreuses nefs et leurs occupants. La malédiction prévoit donc 25 ans de malheur. C’est à ce moment-là que l’auteur nous introduit dans son univers. La première partie explique l’échec de la guerre et ce qui devrait être mis en place pour amorcer la 10e, à savoir réunir TOUS les peuples de Pangée, et faire partir environ 500 nefs pour combattre l’Odalim. Et là, j’ai été déçue car durant la formation des guerriers, à aucun moment le lecteur ne ressent une crise économique, ou des conflits entre les différentes nations. Tout semble bien se dérouler en dépit de la malédiction et j’ai donc trouvé que cela perdait en cohérence pour cette tradition.

Une fois l’unité formée, on entame la seconde partie et là, les choses s’accélèrent un peu. On suit plusieurs groupes, sur des chapitres très courts de quelques pages, ce qui donne un rythme efficace au récit. Nous suivons d’une part les aventures des unités parties en mer, de l’autre ceux qui restent sur le continent, et nous vivons en même temps qu’eux de multiples changements menés par une personne à la forte ambition.

La dernière partie est très rythmée, on ne s’ennuie pas et on est en plein bouleversement. Les combats s’enchaînent, les trahisons se font transparentes et ces guerres fictives font encore une fois un triste écho avec la réalité dans le monde. Christian Chavassieux n’hésite pas à utiliser des descriptions et ses combats sont épiques et sans pitié.

En tant qu’adepte de la fantasy, je ne conseillerais cependant pas ce titre aux personnes qui n’en sont pas amatrices, car l’auteur décrit énormément de choses et je sais que dans ce genre, c’est un élément qui rebute de nombreux lecteurs. Cependant, si vous désirez découvrir les chroniques d’un peuple, avec un univers complet et bien construit, et une plume travaillée et très belle, vous pouvez vous diriger sans hésitation sur ce titre.
Profile Image for L'ours inculte.
465 reviews8 followers
November 9, 2015
Pangée est un continent immense, seule terre au milieu d’un océan unique, regroupant les différentes nations de Ghiom. Tous les 25 ans ces peuples participent ensemble à une chasse légendaire, ils partent tuer une créature marine géante, l’Odalim, à bord d’une flotte de nefs gigantesques construites pour l’occasion. La réussite de la chasse conditionne l’avenir de Pangée pour le cycle à venir, un échec est catastrophique.

Les nefs de Pangée est un roman écrit pas Christian Chavassieux et paru chez Mnémos dans une édition superbe, à tel point que je l’ai acheté en papier et pas en numérique comme à mon habitude parce que bordel cette couverture, elle pète la rétine. Elle utilise une peinture de John Martin datant de 1840 qui décrit la destruction de la ville de Tyr prophétisée par Ézéchiel dans l’ancien testament (c’est dans la Bible, un vieux bouquin fantasy gore et violent). L’utilisation de cette image apocalyptique attire l’œil sur l’objet massif, et le démarque de ses petits copains sur les rayonnages du libraire. Oui, massif, parce que le bouquin est épais, avec son beau papier et ses 450 pages bien tassées.

Massif aussi par son contenu, j’ai mis un bon moment à rentrer dans l’histoire parce que c’est pas vraiment du léger-léger que nous livre ici l’auteur. Au début, nous assistons au retour de la neuvième chasse qui rentre bredouille et décimée, les rares nefs rescapées apportent la honte et le malheur sur Pangée. Mais pas le temps de s’apitoyer, car il faut déjà penser aux préparatifs de la suivante, la dixième, la plus importante qui aura lieu dans 25 ans. La prochaine chasse sera la plus vaste de toutes, on prévoit 300 navires dans la flotte, des milliers de volontaires à former et surtout il faut trouver le prochain commandant à l’aide des oracles.

Le roman nous racontera dans un premier temps les préparatifs de la chasse, 25 ans de recherche, de formation et de coopération entre les peuples. Une bonne centaine de pages qui serviront aussi au lecteur à se familiariser avec la culture que nous présente Christian Chavassieux, parce que quand il invente un nouveau monde il y va pas avec le dos de la cuillère le bougre. Géographie, coutumes, biologie, langages, grammaire, l’auteur crée un univers atypique avec ses codes propres et il m’a fallu un moment avant de comprendre ces mots tout bizarres grâce à leur contexte, avant de m’y retrouver dans tous les peuples et toutes les régions…

Et puis au bout des cent premières pages on finit complètement immergé dans tout ça. Ça tombe bien, c’est pile le moment du départ, la flotte est constituée, nous avons fait la connaissance des membres importants de l’équipage pendant leur formation et on commence à y être attaché. Alors larguez les amarres, souquez les artémuzes, on va péter la gueule au gros monstre. A partir de là, on alterne entre l’histoire de la flotte à proprement parler et ce qui se passe sur la terre ferme après son départ. Le livre jongle très adroitement entre l’aventure maritime épique et les intrigues politiques, les tensions sur mer comme sur terre vont mettre la cohésion de la chasse à rude épreuve et bouleverser à jamais les habitants du continent unique.

Une des particularités de ce roman est son échelle, au niveau du temps comme de la géographie. Il se déroule sur des dizaines d’années et s’étend sur des milliers de kilomètres et pourtant on ne sent jamais que l’intrigue s’éparpille, tout est cohérent, tout se tient et on ne perd jamais le fil. Cette ampleur vertigineuse m’a fait penser à Acacia, et comme la trilogie de Durham, Les nefs de Pangée sait guider le lecteur dans son vaste monde et sa structure narrative. Les nombreux personnages sont très bien définis, chacun à son rôle et son évolution. On suit leurs aventures avec plaisir grâce à une écriture maitrisée et agréable qui sait gérer les passages d’exposition et les batailles épiques avec la même qualité.

Mais quelque part au milieu de tout ça, le roman arrive à dépasser le stade du bon roman d’aventure, il pose une fresque immense qui nous parle d’exploration, de superstition, de peur de l’inconnu, d’évolution. Nous allons assister à une mutation profonde de cette civilisation qu’on observe et, cerise sur le gâteau, l’auteur se permet un changement de perspective hallucinant au beau milieu du roman, qui remet en cause le sens même du livre et notre perception de son univers. Ce n’est pas la seule surprise du roman mais elle met en évidence sa construction en plusieurs couches successives qui nous amène de plus en plus loin dans ce que propose Christian Chavassieux.

Les nefs de Pangée est un roman dense et passionnant, immense par son ampleur et sa profondeur. Malgré un début qui demandera un effort pour rentrer pleinement dans son univers, le livre captive et transporte le lecteur. On voyage loin, très loin à bord des navires de la dixième chasse, c’est une grande aventure à lire absolument.

Lire la critique sur mon site
Profile Image for Errant.
52 reviews2 followers
May 28, 2016
Pris sur un coup de tête dans ma librairie du coin, en partie parce que c'était l'un des seuls roman de genre disponible, mais principalement parce que je l'avais vu proposé pour de multiples prix cette année (Planète-SF, Rosny aîné, Grand prix de l'imaginaire...), je me suis embarqué dans la lecture ignorant du contenu et même du sujet du livre.

Lorsqu'un lecteur entre dans l'histoire, ce qui n'est pas difficile car le prologue est vraiment accrocheur, il n'a aucun doute: C'est de la Fantasy pure et dure. Le ton et la structure rappellent les best-sellers des dernières années, avec un seul continent, de multiple factions, un seul langage, une technologie de niveau renaissance, un gros élément mythique et un soupçon de magie. Si j'ose dire, ça fait un peu Game Of Thrones, dans la structure du monde, avec des conflits familiaux et politiques formant la trame principale, et l'élément magique/mythique à combattre dans un au-delà hostile (ici la mer) donnant le mouvement et la couleur à cette trame.

Ceci étant dit, il devient vite évident que Christian Chavassieux a plus d'ambition pour son histoire que de rester dans cette voie bien balisée: Au détriment certain du développement en profondeur des personnages, il enchaine les sauts temporels, ne décrivant que quelques points clefs à chaque fois, au lieu de resortir un erzats de chroniques quotidiennes des guerres intestines de clones de Borgias, et cela mène irrésistiblement à d'importants changements dans la direction de l'histoire et même de la perspective du lecteur... Sans rien dévoiler, je peux dire que arrivé à la conclusion, tout ce que je pensais être important quand j'ai commencé à lire était devenu totalement accessoire pour moi, même si l'histoire reste structurée et n'abandonne aucun élément.

De part la conduite de l'histoire, il n'est pas étonnant que ce livre soit présent dans toutes les listes de prix pour cette année, tout ce que je pourrais lui reprocher serait un léger manque dans la possiblité d'investissement dans les personnages: ce n'est pas froid, mais l'histoire bouge si vite et necessite des changement de point de vue tels qu'il n'est pas facile pour moi de vraiment entrer en resonance. Le livre reste toutefois de très bonne qualité, certainement un des meilleurs que j'ai pu lire cette année.
Profile Image for Tim.
650 reviews84 followers
August 22, 2024
Christian's magnum opus, 'Les Nef de Pangée', was originally published back in 2015, reissued in pocket format in 2017, and has been on my radar since 2016. As every reader knows, too many books, never enough time. A few years ago, the small publisher Mu Éditions was taken over/incorporated into the world of Les Éditions Mnémos, where it has been a separate label for particular kinds of stories. Mnémos thought 'Les Nefs...' fit that bill and reissued it a few months ago (in May 2024) under the Label Mu and with a new cover. I don't know if the text was revised, though, it's probably the same as the previous editions.

Preceding this reissue was the novella 'Je suis le rêve des autres' (2022), which I read last year and enjoyed a lot. It's also set in the same world as 'Les Nefs de Pangée', but takes place many years after the events in the novel. Following my review, Mnémos was so kind as to send me a copy of the newest edition of the novel. Of course, the novel being 3 times as thick and being written in quite an eloquent style, combined with commuting to and from work and finding enough time to read, it took me a while longer to come back from Pangea. To be honest, at some point I had to recommence from page 1, because I had lost sight of what had happened in the first +100 pages.

In case you wondered, Pangée is - at least, that's my impression - based on the continent Pangea, though in a smaller version. There is a black-and-white map, but unfortunately it's too small and several names of places are very hard to see or read. 'Pangea' is also the title of an album (released in 2016) of the German Thrash band Paradox (YouTube).

Like on the supercontinent, there are various tribes/peoples, Pangeans and non-Pangeans. The non-Pangeans are of human origin and lived previously on the mainland, but they were chased away several generations ago, and have since been living on artificial islands. The current peoples of Pangée are mostly of non-human origin, though they have human characteristics. They are lead by women - Venerable, as their title is - and are as diverse as the many kinds of people on Earth. However, they trade with each other and will cooperate if there's a common goal.

To provide insight into the peoples (of varying origins/characteristics, poor or rich, noble or common), the fauna and flora, the language(s), the geography (from the icy north to the warm south), ... there's an extensive guide at the end. I heavily recommend you to keep this guide near, because it's easy to lose track of who's who, for example. Even if Mr Chavassieux "recommends" to not consult the guide until after having the novel so as not to "spoil" anything, I insist you do consult it now and then to obtain a better understanding of what's happening.

Pangeans reproduce, procreate of course, but have their own, particular way of doing so. It occurs not via one female and one male, but various males who are chosen for their sperm. No, for their intrinsic qualities, of course. And so, a child can have several fathers and even choose a "favourite" to whom they can turn for advice, for help of any kind.

The Pangeans have a common enemy that has been posing a threat for many generations: the Odelim or sea-dragon. As you can see in the guide at the end, there have been several hunts or chases, as each generation has had to fight off its own Odelim. Each sea-dragon was of a different kind and strength, and was given a name. The peoples of Pangea (or Pangée, as it's a French tale) would band together, organise themselves for the construction of the fleet, take care of provisions and divide the tasks of who would go with whom and who would represent his people in the fleet. Such a large fleet would need an admiral, someone overseeing it all, determining the strategy. That man would be Bhaca (from Memphée), chosen by the oracles of Pangée. These oracles have to congregate to "see" what the future will (might) bring and their guidance is also needed for the future hunt. However, this admiral was yet to be born, as preparing for a hunt takes at least a decade or two. This would lead to political jealousy and struggle, as the rulers of Basal would want their own "chosen one" to lead the future fleet.

Next to the oracles, there are chroniclers, who write accounts of important events: the hunt, political or economic changes, etc. The chroniclers and oracles would also be aboard the ships to keep notes of any important events and offer guidance for an appropriate strategy to take out the Odelim/sea-dragon. One of those chroniclers is Hammasi, who would come to have a relationship with the main admiral, Bhaca, who was chosen by the oracles. She would also play a key role in this story.

Speaking of political struggles, the Venerable of Basal had two sons, both differing in character: one peace-seeker and loved by most tribes (Logal), the other politically dominant (Plairil). As their mother would near the end of her life, the elder one - Plairil (Remet) - would remain by her side and take control of the situation. For a rough comparison, a bit like Wormtongue and Théoden in J.R.R. Tolkien's 'The Lord of the Rings'. Even his own brother, Logal, would not be allowed to come near his mother, to ask her advice. Once his younger brother was out for the hunt, Plairil would set everything in place to subjugate the other peoples of Pangée, though not everyone would blindly accept this. Considering himself like the Messiah, you could compare his behaviour and actions to those of the Kingpriest in 'The Kingpriest Trilogy' (by Chris Pierson) in the 'Dragonlance' series, to mention one example.

Plairil's attempt to dominate the rest of the population of Pangée, while expecting the 10th hunt to have a positive outcome for his plans (), would set something in motion that would forever change the future of Pangée.

The story is spread over a good two decades, if not a quarter of a century, as each hunt takes up that much to prepare, organise and execute. However, you don't really see it in the chapters that it takes that long, as there's no time indicator, no dates mentioned. It's the events and the time spent hunting the Odelim that show the warriors won't finish the undertaking a fortnight, in a manner of speaking.

While the prose, the size of the world, the original premise make this a must-read, there are a few aspects that made me frown a little:
* Pangée's history and particularly how the floaters came to be ousted, and consequently, how the current Pangeans came to occupy the continent.
* the peace process that occurred a little too hastily, as if there weren't any proper negotiations... which brings us to an Asterix kind of ending. A little "wink" to Uderzo and Goscinny?

'Les Nefs de Pangée' only showed a particular, historical event, while trying to paint a picture of what Pangée looks like, who lives there and how. Like human beings on Earth, the peoples/tribes/nations of Pangée differ from each other, yet have similar desires, needs and wishes. It's an eloquently written allegory of how mankind lives on Earth, treats its fellow beings (fauna and flora), cooperates (trade, common enemy, ...) or fights anyone different (beliefs, cultures, ...). It might not be as accessible or as action-packed as a lot of other fantasy-novels, but that wasn't the idea, I believe. Like the preparation for the hunt takes takes time, one should also not rush through this book, but let the tides be the guide. Nothing less than recommended reading, this book. While awaiting new tales set on Pangée.

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A selection of what I thought are similar works, in themes or setting or else:

* Claire Duvivier - Un long voyage (review)
* Guillaume Chamanadjian & Claire Duvivier - Cycle de la Tour de Garde (2 trilogies: Capitale du Sud and Capitale du Nord)
* Thomas Spok - Uter Pandragon (review)
* Pierre Bordage - Arkane (review)
* Chris Pierson - The Kingpriest Trilogy (review)
* Olaf Stapeldon - First and Last Men (review)

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I was sent this book by Les Éditions Mnémos for review. Many thanks to them for the trust.
Profile Image for Tim.
650 reviews84 followers
August 22, 2024
Christian's magnum opus, 'Les Nef de Pangée', was originally published back in 2015, reissued in pocket format in 2017, and has been on my radar since 2016. As every reader knows, too many books, never enough time. A few years ago, the small publisher Mu Éditions was taken over/incorporated into the world of Les Éditions Mnémos, where it has been a separate label for particular kinds of stories. Mnémos thought 'Les Nefs...' fit that bill and reissued it a few months ago (in May 2024) under the Label Mu and with a new cover. I don't know if the text was revised, though, it's probably the same as the previous editions.

Preceding this reissue was the novella 'Je suis le rêve des autres' (2022), which I read last year and enjoyed a lot. It's also set in the same world as 'Les Nefs de Pangée', but takes place many years after the events in the novel. Following my review, Mnémos was so kind as to send me a copy of the newest edition of the novel. Of course, the novel being 3 times as thick and being written in quite an eloquent style, combined with commuting to and from work and finding enough time to read, it took me a while longer to come back from Pangea. To be honest, at some point I had to recommence from page 1, because I had lost sight of what had happened in the first +100 pages.

In case you wondered, Pangée is - at least, that's my impression - based on the continent Pangea, though in a smaller version. There is a black-and-white map, but unfortunately it's too small and several names of places are very hard to see or read. 'Pangea' is also the title of an album (released in 2016) of the German Thrash band Paradox (YouTube).

Like on the supercontinent, there are various tribes/peoples, Pangeans and non-Pangeans. The non-Pangeans are of human origin and lived previously on the mainland, but they were chased away several generations ago, and have since been living on artificial islands. The current peoples of Pangée are mostly of non-human origin, though they have human characteristics. They are lead by women - Venerable, as their title is - and are as diverse as the many kinds of people on Earth. However, they trade with each other and will cooperate if there's a common goal.

To provide insight into the peoples (of varying origins/characteristics, poor or rich, noble or common), the fauna and flora, the language(s), the geography (from the icy north to the warm south), ... there's an extensive guide at the end. I heavily recommend you to keep this guide near, because it's easy to lose track of who's who, for example. Even if Mr Chavassieux "recommends" to not consult the guide until after having the novel so as not to "spoil" anything, I insist you do consult it now and then to obtain a better understanding of what's happening.

Pangeans reproduce, procreate of course, but have their own, particular way of doing so. It occurs not via one female and one male, but various males who are chosen for their sperm. No, for their intrinsic qualities, of course. And so, a child can have several fathers and even choose a "favourite" to whom they can turn for advice, for help of any kind.

The Pangeans have a common enemy that has been posing a threat for many generations: the Odelim or sea-dragon. As you can see in the guide at the end, there have been several hunts or chases, as each generation has had to fight off its own Odelim. Each sea-dragon was of a different kind and strength, and was given a name. The peoples of Pangea (or Pangée, as it's a French tale) would band together, organise themselves for the construction of the fleet, take care of provisions and divide the tasks of who would go with whom and who would represent his people in the fleet. Such a large fleet would need an admiral, someone overseeing it all, determining the strategy. That man would be Bhaca (from Memphée), chosen by the oracles of Pangée. These oracles have to congregate to "see" what the future will (might) bring and their guidance is also needed for the future hunt. However, this admiral was yet to be born, as preparing for a hunt takes at least a decade or two. This would lead to political jealousy and struggle, as the rulers of Basal would want their own "chosen one" to lead the future fleet.

Next to the oracles, there are chroniclers, who write accounts of important events: the hunt, political or economic changes, etc. The chroniclers and oracles would also be aboard the ships to keep notes of any important events and offer guidance for an appropriate strategy to take out the Odelim/sea-dragon. One of those chroniclers is Hammasi, who would come to have a relationship with the main admiral, Bhaca, who was chosen by the oracles. She would also play a key role in this story.

Speaking of political struggles, the Venerable of Basal had two sons, both differing in character: one peace-seeker and loved by most tribes (Logal), the other politically dominant (Plairil). As their mother would near the end of her life, the elder one - Plairil (Remet) - would remain by her side and take control of the situation. For a rough comparison, a bit like Wormtongue and Théoden in J.R.R. Tolkien's 'The Lord of the Rings'. Even his own brother, Logal, would not be allowed to come near his mother, to ask her advice. Once his younger brother was out for the hunt, Plairil would set everything in place to subjugate the other peoples of Pangée, though not everyone would blindly accept this. Considering himself like the Messiah, you could compare his behaviour and actions to those of the Kingpriest in 'The Kingpriest Trilogy' (by Chris Pierson) in the 'Dragonlance' series, to mention one example.

Plairil's attempt to dominate the rest of the population of Pangée, while expecting the 10th hunt to have a positive outcome for his plans (), would set something in motion that would forever change the future of Pangée.

The story is spread over a good two decades, if not a quarter of a century, as each hunt takes up that much to prepare, organise and execute. However, you don't really see it in the chapters that it takes that long, as there's no time indicator, no dates mentioned. It's the events and the time spent hunting the Odelim that show the warriors won't finish the undertaking a fortnight, in a manner of speaking.

While the prose, the size of the world, the original premise make this a must-read, there are a few aspects that made me frown a little:
* Pangée's history and particularly how the floaters came to be ousted, and consequently, how the current Pangeans came to occupy the continent.
* the peace process that occurred a little too hastily, as if there weren't any proper negotiations... which brings us to an Asterix kind of ending. A little "wink" to Uderzo and Goscinny?

'Les Nefs de Pangée' only showed a particular, historical event, while trying to paint a picture of what Pangée looks like, who lives there and how. Like human beings on Earth, the peoples/tribes/nations of Pangée differ from each other, yet have similar desires, needs and wishes. It's an eloquently written allegory of how mankind lives on Earth, treats its fellow beings (fauna and flora), cooperates (trade, common enemy, ...) or fights anyone different (beliefs, cultures, ...). It might not be as accessible or as action-packed as a lot of other fantasy-novels, but that wasn't the idea, I believe. Like the preparation for the hunt takes takes time, one should also not rush through this book, but let the tides be the guide. Nothing less than recommended reading, this book. While awaiting new tales set on Pangée.

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A selection of what I thought are similar works, in themes or setting or else:

* Claire Duvivier - Un long voyage (review)
* Guillaume Chamanadjian & Claire Duvivier - Cycle de la Tour de Garde (2 trilogies: Capitale du Sud and Capitale du Nord)
* Thomas Spok - Uter Pandragon (review)
* Pierre Bordage - Arkane (review)
* Chris Pierson - The Kingpriest Trilogy (review)
* Olaf Stapeldon - First and Last Men (review)
Profile Image for Loic.
92 reviews2 followers
January 3, 2021
Récit intrigant et passionnant pendant une grosse moitié du roman, l’intérêt diminue cependant dans le dernier quart, comme si l’auteur avait voulu en finir une fois le rebondissement final connu (il y a en a d’autres avant) . Je suis donc resté sur ma faim après à la lecture des Nefs de Pangée.

Le foisonnement de détails et de longues descriptions désorientent le lecteur, peut-être à dessein par moments, comme pour masquer le scénario complexe imaginé par Chavassieux. C’est peut-être pour cela que certains personnages un temps au cœur du récit finissent par ne plus y jouer aucun rôle, à la surprise du lecteur qui s’y était attaché. J’attendais aussi un peu plus de créativité a propos des Flottants et de leur relation à l’océan ou à l’Odalim.
Je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler les amateurs.

Pour les grands fans de fantasy principalement.
40 reviews
November 19, 2020
Je ne pensais par dire ça, mais je n'ai vraiment pas aimé.
Les personnages sont fades, l'intrigue est longue, laborieuse..la première partie est loooongue. On suit une histoire sur plusieurs années. Je comprends la nécessité de bien expliquer la situation géopolitique et de bien poser le récit, mais c'est beaucoup trop lent et long.
L'aventure en elle-même, promise par le résumé, ne dure que quelques pages. Certaines descriptions sont incompréhensibles. Même la bête, je n'ai toujours pas réussi à m'en faire une image mentale. Beaucoup de sexualité qui ne sert absolument pas le récit. Et ceci me dérange beaucoup. C'est même parfois aberrant (pour exemple, un conseil de guerre très sérieux et important, et en plein milieu une petite fellation surprise et du tripotage. En plein conseil de guerre. Pourquoi?! Et tout ça dans le plus grand des calmes comme s'ils avaient demandé à ce qu'on leur passe le sel. Non, je dis non)
Et je n'ai absolument pas accroché aux personnages Très déçue, surtout que j'en attendais beaucoup. je n'ai pas acceoché au style d'écriture non plus.
Ce livre a beaucoup de critiques positives, beaucoup apprécie ce style, mais pour koi et comparé à d'autres ouvrages du genre, il ne fait pas le poids. Il m'a même mise en colère. Oui j'en attendais peut-être trop d'où un avis très tranchée et passionné~
Donc le mieux c'est que vous vous fassiez votre propre avis~
This entire review has been hidden because of spoilers.
Profile Image for Ambremc.
73 reviews2 followers
June 21, 2016
C'est un très beau roman que nous livre Christian Chavassieux, mené avec un style magistral qui correspondait bien à l'immensité de l'univers né de sa plume. J'ai tout de même déploré un manque d'éléments épiques comme on m'en a vendu sur la quatrième de couverture et un monde tellement dense que l'on s'y perd, au détriment de l'histoire.

Chronique complète sur : http://goo.gl/juLomc

Profile Image for Pandi.
48 reviews1 follower
January 7, 2016
Roman complexe, très riche. À relire une deuxième fois, à cause des plot twist ! Une belle aventure :)
Displaying 1 - 9 of 9 reviews

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