D’aussi loin qu’il se souvienne, Enki a toujours vécu entre les murs d’une maison close. Une vie dure et monotone, baignée de chansons et d’histoires où de pauvres filles de joie finissent toujours par être sauvées par de beaux chevaliers. Mais Enki sait bien que ces choses-là n’arrivent jamais. Jusqu’au jour où un jeune étranger passe la porte de l'établissement. Rey porte sur sa peau les stigmates d'une autre vie. Des marques qui intriguent Enki, autant qu’elles l’inquiètent. Les symboles des initiés à la magie...
J'ai adoré cette histoire intense et poétique depuis la première fois que je l'ai lu, bien avant sa publication. Je ne saurais trop vous dire pourquoi Enki a si fortement touché mon coeur. On est dans un registre de Fantasy, mais ne vous attendez pas à de grandes quêtes héroïques, des dragons ou des elfes. Si Enki connait bien les hommes et leurs désirs, il ne connaît rien du monde qui l'entoure, hormis les murs des bordels où il a toujours vécu. C'est dans le champ clos d'un de ces endroits que se déroule toute l'histoire, on y et enfermé tout autant que le narrateur. Et puis, comme une bouffée d'air frais, apparait Rey, un mystérieux client, voleur et magicien. Sa magie, c'est de voir Enki comme le jeune homme qu'il est, et non comme un simple objet sexuel. De le voir vraiment, de le regarder, de vouloir lui donner du plaisir. Plus que du sexe, un partage. Et cette magie pourrait bien être fatale pour Enki, car se mettre à rêver et à espérer, c'est ce qu'il y a de plus dangereux pour un jeune prostitué qui a appris durement le prix de la rébellion. Tout est beau dans cette histoire, les personnages d'abord: Enki le prostitué, désabusé mais pas amer, résigné mais gardant dans son coeur de la tendresse pour l'humanité la plus frustre et la plus pauvre,et une capacité à se réjouir des petites choses; Rey le mystérieux voleur,entouré d'une aura de danger mais si naîf finalement, fort et timide, courageaux et gauche parfois. Ces deux là sont infiniment touchant. L'ambiance également est envoutante, à la fois trés sombre, comme le terrible quotidien d'Enki que l'auteur décrit sans concession mais sans pathos, mais aussi lumineuse. Comme ses heures hors du temps que passent les deux amants, ou le sexe peu à peu s'illumine de désir, de tendresse, d'échange, et d'amour enfin. Et la plume de l'auteur, CJ Sterne, alias Jaiga, que je trouve envoutante quelle que soit ses histoires. Mon seul petit bémol c'est au niveau de l'intrigue, il m'a manqué un petit truc en plus: sur le passé de Rey, son engagement, sa mission. Je comprends le parti pris de l'auteur: on est dans la tête d'Enki le narrateur, qui lui ne sait rien. Mais un épilogue aurait été en la circonstance le bienvenu. Quoi qu'il en soit, ce roman est un magnifique conte de fée, sensuel, sombre et poétique. Ne passez pas à côté. 4,8/5
Trois étoiles et demie. Une jolie histoire, originale, bien écrite, qui se lit agréablement en français. La relation qui se noue entre le jeune prostitué et son client est pleine de délicatesse tout en posant de nombreuses questions. Je suis cependant restée sur ma faim : il me semble que le dénouement est trop rapide, que de nombreuses facettes auraient pu être davantage explorées.
Un véritable coup de cœur pour cette histoire empreinte de mélancolie, d'espoirs chimériques, de beauté des mots.
Nous faisons connaissance d'Enki, jeune homme vivant en maison close, de son quotidien, de son dur labeur pour rembourser sa dette, de sa vie monotone, de son vague à l'âme, de son réalisme face à sa vie. Il a toujours vécu dans cet endroit, et ne connait rien d'autre à la vie. Comme il est si bien dit dans le résumé, Enki ne croit en rien à ces chansons où les filles de joie se font enlever par un beau chevalier pour un autre monde fait d'amour et de liberté.
Un jour, un nouveau client débarque et choisi Enki. Ce nouveau client s'appelle Rey, il porte sur lui des stigmates, symbole de la magie, et c'est un voleur. Si Enki est intrigué par cet homme, il découvre bien vite qu'il est différent également par ses paroles, ses gestes. Et si Enki se laisse griser et transporter vers de nouvelles sensations avec Rey, il se refuse à espérer plus, à rêver d'une autre vie, d'un autre monde. Car Enki sait bien qu'il n'est rien, rien qu'un objet fait pour satisfaire les appétits de ses clients, rien qu'un morceau de viande, une marchandise.
Rey est un personnage énigmatique, intriguant, on le sent différent et empreint de quelque chose de plus pour Enki, de tendresse, d'attachement, de compassion. Tout au long de notre lecture, nous nous demandons ce que Rey va vouloir pour Enki, ce qu'il ressent, pourquoi il est là. On le trouve un peu naïf, parfois gauche, timide, mais tellement gentil et tendre.
L'écriture de l'auteur est délicate, douce, envoûtante, et c'est justement par ses mots, ses phrases, qu'elle arrive à nous faire oublier et supporter toute cette laideur et cet écœurement face au travail d'Enki, toute la douleur éprouvée par celui-ci face à la monotonie et la morosité de sa vie, de ce qu'il endure au quotidien pour pouvoir vivre, si on peut dire, et pouvoir rembourser la dette qu'il doit à son patron.
Chaque phrase, chaque description, chaque ressenti, émotion, sont percutantes et assez réalistes face à ce monde des maisons closes, face à la passivité d'Enki, face à un travail pour lui devenu mécanique, sans passion, sans sensation. Seul Rey va réussir à lui faire à nouveau éprouver du plaisir, du bonheur, dans ce monde sans couleur. Mais Enki n'est pas naïf, et se refuse à rêver à l'espoir fou que Rey puisse l'arracher à sa condition et faire de lui un homme libre et heureux. Car lui, Enki, pauvre homme soumis à l’appétit vorace et aux envies farfelues des clients du bordel, qui voudrait de lui, d'un corps souillé, meurtri ?
L'auteur emploi un beau langage, nous propose des personnages attachants et touchants, des scènes de sexe parfois insoutenables pour le pauvre Enki, mais adoucies et supportables grâce à la magie des mots employés par CJ Sterne, et surtout qui servent l'histoire pour nous immergés complètement dedans et nous emmener à un final où l’intrigue se démêle et où mon cœur est tombé amoureux.
Un récit qui vous embarque dans un voyage poétique empreint de magie, d'ivresse, d'amertume, d’espoir, pour nous lecteur, et d'amour.
Enki et Rey, une histoire originale qui m'a touchée profondément.
Un grand bravo pour la couverture qui représente notre Rey à merveille.
J’avais craqué pour la magnifique couverture de ce roman lors de sa sortie et depuis il attendait sagement dans ma wishlist pour se voir retirer sa place de choix et se retrouver entre mes mains. Je remercie d’ailleurs mon fils Alexandre pour le cadeau de Noel :D
Je l’ai commencé hier (le 29) et nous sommes le 30 et il est déjà terminé :D en plus j’ai fais traîner les choses justement car je ne voulais pas quitter trop vite ce magnifique roman court. Je dis bien court car 158 pages quand on est à fond dans sa lecture c’est horriblement peu. Tellement peu que je me suis ruée sur le site de l’éditeur pour lire les trois bonus disponibles en lecture en ligne. Je vous joins le lien si vous ne les avez pas encore lu.
Je lis rarement tout ce qui est imaginaire, mais en 2016 je vais changer ça, car cette année j’ai découvert de merveilleux titres que je n’aurais pas découvert si des amies ne me les avaient pas recommandés, voilà déjà une première résolution que je vais tenir.
Je ne connaissais pas du tout l’auteur, j’avoue n’en avoir jamais entendue parler (alors que je suis inscrite sur des groupes de lecture consacrés à l’homoromance) parfois je me mettrais des claques avec plaisir parce qu’après avoir lu cette centaine de pages, j’ai découvert une plume très captivante et très intense autant par sa richesse de vocabulaire que par la subtilité qu’elle a utilisé pour nous faire découvrir l’univers de ses personnages. Le sujet du roman peut sembler rebutant si on lit le résumé (ce qui n’était pas mon cas, car je ne le fais jamais), mais C.J. Sterne arrive avec sa plume à vous transporter entre les murs de cette maison close sans que cela semble irrespectueux, ses personnages habitants parmi ces murs n’en sont pas moins humains parce qu’ils vendent leur corps pour éponger leurs dettes ou parce qu’ils ne savent rien faire d’autre.
C.J. sterne a réussi à me faire m’évader dans ces contrées sauvages aux pays des Kalenki a chaque fois que Rey pointait le bout de son nez chez Enki. Pour tout vous dire j’ai ressenti la même chose que quand j’avais lu « Le Prince Captif » qui avait fait mon année 2015 et que rien n’avait réussi à déloger jusque là. Avec cette lecture c’est passé à un cheveux d’arriver. La longueur du texte est un peu trop juste à mon goût j’aurais voulu en avoir encore beaucoup plus.
Concernant les personnages, je ne saurais dire qui j’ai préféré entre Rey ou Enki. Rey c’est le fait qu’il soit un Kalenki et que les stigmates recouvrent son corps, mais aussi sa gentillesse envers Enki qui m’ont craquer. Quand au prostitué, c’est le fait qu’il soit si réaliste qui m’a fait succomber à son charme, malgré le fait qu’il mène une vie difficile depuis de nombreuses années, il garde à l’esprit qu’il n’est rien d’autre qu’un jouet entre les mains de ses clients et de son créancier. Au final, chacun va offrir à l’autre une chance de s’oublier pour quelques instants lors de leurs différentes rencontres.
Je ne m’attendais pas au retournement de situation apparu à la fin du livre, j’avais une vague idée mais j’étais partie sur le mauvais chemin ;)
Pour conclure, je ne dirais qu’une chose, il faut absolument que vous lisiez ce roman !! C’est une pépite d’or qui ne mérite pas de rester cachée.
J'aime les romances quand elles se déroulent dans un univers particulier. Stigmata avait tout pour elle en prenant place dans la ville d'Olshian, avec un passé de dieux dragons disparus, des Kalenshi qui possèdent des traditions particulières et une Académie qui forme des magiciens se servant de leurs stigmates pour exercer leurs pouvoirs.
J'ai malheureusement très vite déchanté parce que de tout cela nous ne verrons rien, l'intégralité du récit prenant place dans un bordel et les protagonistes n'en sortant jamais. Alors, certes, l'histoire d'Enki et de Rey est réussie et crédible, mais leurs personnages sont à peine esquissés. Déjà qu'il ne met jamais le nez dehors, Enki ne parle à personne. Il reste constamment dans l'ombre et ne se dévoile que très peu. Seul le retournement final permet d'en apprendre un peu plus sur Rey. C'est un peu dommage qu'on ne reste que sur la surface des possibilités parce que l'écriture est elle très belle et les scènes érotiques ne sont jamais vulgaires.
Enki est un jeune prostitué qui vit et travaille dans un bordel depuis son plus jeune âge : il ne connait pas d'autre vie, n'espère d'ailleurs pas d'autre vie, se contentant de laisser les jours couler, les uns après les autres, s'il se comporte bien, peut-être que ses patrons lui permettront de repartir dans son ancien établissement, plus tranquille, d'un "standing" un peu plus élevé. Alors, il se tient à carreau et il attend...
Le client qui se présente ce matin là et le choisit n'est pas comme les autres : d'abord, c'est un Kalenki, un homme des tribus du Nord, un magicien dont le corps porte les stigmates du pouvoir qui court dans ses veines, mais aussi un vaurien, un voleur à la tire. Et aussi, c'est un homme magnifique, jeune, et plutôt attentionné et respectueux. Après un premier rapport tarifé aussi sensuel qu'émotionnellement perturbant pour le jeune prostitué, Enki continue sa vie ... et est plutôt surpris de voir revenir Rey, de façon régulière. Et Rey va apporter à Enki quelque chose qu'il pensait perdu à jamais : l'espoir. Mais les contes de fées n'existent pas Enki, c'est bien connu non ?
En trois parties, CJ Sterne nous livre une sorte de huis-clos assez intense entre Enki et Rey : nous suivons la rencontre des deux hommes, l'évolution de leur relation et enfin, ce final qui m'a bien embarquée. Le récit est du point de vue d'Enki, qui ne nous épargne en rien le quotidien d'un prostitué dans une maison de passe, le désespoir, la mère maquerelle, les magouilles, l'enchainement des passes, ... et si les scènes avec Rey sont plutôt belles et sensuelles, d'autres sont glauques et assez misérables. Je trouve l'univers proposé par l'auteur assez intéressant et j'aurais aimé plus de développements, plus d'explications sur ce monde, mais en même temps, ces 3 parties se suffisent à elles-mêmes, centrées sur Enki et le mystérieux Rey. Par contre, à mon sens, la magie des fameux stigmates n'est qu'effleurée, et je trouve ça dommage, vu comme elle est mise en avant tant dans le titre du roman que dans la couverture.
Bref, une jolie surprise que ce roman, et une lecture très agréable, intense et sensuelle, avec une fin plus qu'acceptable et cohérente. L'auteur propose un bonus que je vais lire dans la foulée.
J’ai d’abord été attirée par la couverture de ce livre qui est vraiment très belle. Je l’ai sorti de ma PAL en ne me souvenant même plus du synopsis… Du coup j’ai été surprise, notamment par rapport au thème qui est principalement la prostitution. C’est presque essentiellement un huit clos qui a lieu dans une chambre d’une maison close où l’on découvre deux personnages : leur rencontre, leur rapprochement progressif au fur et à mesure de leurs rendez-vous. C’est très beau et leurs scènes sensuelles sont vraiment bien écrites.
C’est un livre qui se lit rapidement, la plume est très jolie, c’est très poétique.
Je regrette cependant le manque de développement de l’univers ainsi que de l’intrigue (notamment lors de la fin…).
J’ai lu le livre bonus qui contient trois nouvelles. Celles-ci sont plaisantes à lire mais n’apportent franchement pas grand-chose à l’histoire si ce n’est encore plus d’interrogations.
C’est un livre beaucoup trop court qui aurait nécessité plus de chapitres, un meilleur développement de l’univers et de l’intrigue qui sont à peine effleurés… J’aimerais tant qu’il y ait une suite… J’ai adoré ma lecture mais j’ai été frustrée par le manque de plein de choses. Mais c'était tellement beau que je ne peux pas lui mettre moins que 4/5.
Publié en 2015 par l’éditeur Bookmark, arborant une superbe couverture signée Phong Anh, "Stigmata" de C.J. Sterne aborde un sujet récurrent de la littérature romantique et érotique, mais rarement bien amené, et encore plus rarement bien achevé. Son héros, Enki, est un prostitué, et le roman, un huis-clos étouffant prenant place dans le décor d’une maison close.
Nombreux sont les séries ou one-shots de fantasy romantique à romancer à outrance la vie dans les bordels, surtout dans des contextes inspirés du passé. Comme le prélude de Stigmata aime le rappeler, on invite le lecteur à vivre cette lecture comme une expérience érotique, à mille lieues de la misère matérielle et de la souffrance mentale des filles de joie et des prostitués. Et c’est sans compter sur ceux et celles qui se remplissent les poches au prix de la douleur, et souvent de la mort, de ceux qui ne sont pour eux que des prisonniers.
C’est très poétique avec une idée qui ne se perd pas en court de route. Le récit est super bien construit, il y a une régularité très jolie. Très sexy aussi, la romance est très belle, avec des personnages très bien construits et très attachants !! Franchement je le recommande !!
3.5 stars Too much sex, not enough plot, the summary is misleading but the writting style is very nice and the tiny plot we have is interesting. Kind of a disapointemnent really because cutting some sex scene to extand the story a little bit more would have made this book great.
Petit coup de coeur pour ce roman érotique avec, en fond de trame, une petite intrigue !
La plume de l’auteur est poétique, et c’est presque avec délice que le lecteur peut se plonger dans l’univers pourtant glauque des maisons closes ; le lyrisme de C.J. Sterne adoucit l’atmosphère, permet peut-être, aussi, de montrer une autre facette de la prostitution lorsque celle-ci fait partie intégrante du quotidien : après tout, c’est tout ce qu’Enki, le jeune prostitué, connaît, et pour ne pas sombrer, il est bien obligé de se faire une raison ; de trouver les bons côtés, même s’ils ne sont pas si bons que ça.
C’est peut-être pourquoi cette histoire est si touchante : l’auteur n’essaie pas de dresser un tableau noir, plein de colère, de haine, de larmes. Non, au contraire : Enki fait avec les cartes que le destin lui a donné, et il est d’autant plus attachant qu’il reste quelqu’un de bien. Ce n’est pas qu’il est niais — ce serait un comble, vu ce qu’il est, ce qu’il est obligé de faire — mais plutôt d’une grande résilience, faisant au mieux.
L’intrigue se déroule en trois parties d’une quarantaine de pages chacune, sans chapitres. Les trois quarts du roman sont focalisés sur des scènes de sexe, principalement entre Enki et Rey, décrites avec cette prose si agréable, jamais vulgaire, et qui arrive à faire durer ces scènes sur des pages et des pages, entrecoupées de pensées, de désirs, de rêves, de soupirs. La dernière partie, au fond, est celle que je redoutais le plus : Rey reviendrait-il ou disparaîtrait-il sans un mot ? Car, au fond, ce n’est pas parce que la prose de Sterne adoucit le récit qu’elle édulcore les faits : Enki est un prostitué, sa vie est difficile et il n’éprouve aucun plaisir à être besogné, comme il le dit, jour après jour. Même si Rey paraît subjugué par sa beauté, il pourrait s’en lasser, plus tôt que tard. Rey est libre de faire ce qu’il lui plaît, en dehors comme au dedans des murs du bordel ; Enki en est prisonnier. Jamais il ne connaîtra autre chose, esclave de sa pauvreté, esclave tout court. Il le dit très clairement, dès le départ.
Il n’y a qu’une chose, peut-être, qui m’a titillé : la manière dont Enki parle. En soi, qu’il ne sache pas bien parler n’est pas un problème (même si c’est douloureux pour mes pauvres petites oreilles) ; mais le fait qu’il est plusieurs explicitement cité qu’il savait mieux parler que les autres prostitués de la maison m’a fait tiquer car il n’en a pas l’air. Est-ce juste qu’il n’est pas grossier ? Ce n’est qu’un détail, mais je trouve cela dommage !
Pour conclure, j’ai adoré ce roman et je le conseille vivement !
Une pure merveille, l'auteure a su nous transporter dans son univers, elle nous fait ressentir la vie précaire de Enki, sa vie dans le bordel, sa souffrance de passer d'un homme à un autre, son impression de vide immense, le néant qui l'engouffre jusqu'à Rey... Et même une fois cette rencontre, Enki ne croît pas aux beaux princes sauvant les putains, les belles chansons chantées aux enfants. C'est poignant, débordant d'émotions et la happy end y est. Tout est parfait dans ce roman. Il ne plaira pas à tout le monde, comme on le disait avec une autre lectrice, il ya énormément de sexe et c'est cru. Mais pour ma part c'est aussi très beau, et ce n'est pas que du cul pour du cul, non c'est profond et les personnages sont attachants. Un univers à découvrir impérativement si ça n'est pas déjà fait
Alors alors... alors là aussi grosse surprise en lisant ce petit roman parce que je ne m'attendais pas à ça. Je ne sais pas trop à quoi je m'attendais d'ailleurs mais quand je l'ai acheté la couverture et le résumé me plaisait bien et j'ai rarement été déçue par des romans de M x M Bookmark. Parce qu'en plus ils sont super beaux! C'est un roman qui se lit très vite car il est relativement court. Et à dire vrai, une fois commencé il est difficile de le lâcher. Comme souvent j'ai beaucoup aimé le style d'écriture qui fait très conte de fée (ça doit bien avoir un nom d'ailleurs il faudrait que je fasse des recherches...) et (là aussi il va falloir que je cherche comment ça s'appelle) un univers un peu péplum/Seigneur des anneaux etc.. bref tout ce que j'aime.
On suit ici les aventures de Enki qui est prostitué dans un bordel. On découvre un peu la société dans laquelle il vit, dans laquelle la magie existe (ouf sauvée pour le challenge) mais la longueur (ou plutot le fait qu'il ne soit pas très long) fait que l'auteur ne développe pas plus que ça cette société. Ce qui vient encore plus renforcé le sentiment d'enfermement d'Enki, qui vit entre les 4 murs de sa maison close (hihihi) . L'histoire étant principalement racontée de son point de vue, ceci explique cela.
Au cours de ma lecture, je me suis fait plusieurs fois la réflexion que si ce roman avait été un M/F je ne l'aurai pas lu. Parce que soyons honnête, on ne sort quasiment pas de la chambre d'Enki et du fait de son métier, les scènes de sexes sont plutôt présentes.. et une fois de plus, ce qui m'horripile en M/F ne me dérange pas du tout en M/M... va falloir que j'en parle à ma psy de ce jour. Mais au delà de ça, j'ai beaucoup aimé la façon dont la relation entre les deux héros se crée, la façon qu'ils ont d'apprendre à se connaitre,de se découvrir et de lentement mais surement, s'ouvrir l'un à l'autre.
J'ai adoré l'intrigue, qu'on ne voit pas arriver mais à la fin, quand tout s’accélère, quand les masques tombent et que tout se met en place, tout semble logique bien qu’inattendu. Au final un roman surprenant, prenant et qui m'a fait passer un très très bon moment malgré le fait que j'aurai adoré qu'il fasse quelques pages de plus (voir une suite!!!!)
C'est un roman assez original qu'il m'a ici été donné de lire. Le fait qu'Enki, l'un des personnages principaux, soit un prostitué rend le récit riche en scènes érotiques évidemment, mais le récit ne se limite pas à cela. L'auteur prend le temps d'installer un univers assez complexe, qui m’a bien plue.
Enki est un jeune garçon à la vie toute tracée. Fils de prostituée, il a toujours vécu dans les bordels jusqu’à en faire son métier pour rembourser les dettes de sa mère. Le voir si jeune et pourtant déjà si blasé est vraiment triste. Toutefois, j’ai beaucoup aimé son personnages. Il est assez sarcastique et éloigné des préoccupations de ses collègues. Néanmoins, après s’être fait punir suite à son attitude rebelle, il se doit d’agir d’une meilleure manière. Il essaie de se protéger tout en étant fortement attiré par Rey et il y a de quoi!
Rey est un jeune homme qui en dit très peu sur lui mais qui semble très attiré par Enki. Il porte des stigmates sur lui qui indiquent qu’il sait se servir de la magie mais refuse d’en dévoiler davantage. J’ai néanmoins apprécié son personnage taciturne et sa manière de se livrer peu à peu à Enki m’a fait fondre. Tous deux vont se laisser aller à une passion dévorante, jusqu’à se heurter à la pénible réalité du métier d’Enki. L’auteur nous offre des scènes torrides mais également des rebondissements surprenants, le tout dans une écriture très fluide. À lire!
Un roman court qui nous embarque dans le milieu de la prostitution et toutes ses noirceurs. La vie d'Enki est loin d'être parfaite pourtant il ne rêve pas de trouver le prince charmant qui le délivrerait de sa maison close comme dans les chansons d'amour que les filles de joie aiment tant. Pourtant, il nous embarque dans une histoire d'amour loin des clichés. J'ai aimé le voir tomber amoureux progressivement, s'empêcher de rêver sans en être vraiment capable et s'en mordre les doigts quand ce qu'il avait osé espérer n'arrivait pas. Les scènes de sexe sont très nombreuses. Parfois des scènes torrides, parfois des scènes crues (sans être vulgaires ou choquantes, elles montrent ce que peut être la vie dans une maison close). J'ai adoré ! La troisième partie est intense. Le pauvre Enki n'a pas une seule seconde pour souffler. Tout s'enchaine très vite jusqu'au dénouement !
Je n'ai pas vu passer les pages de cette histoire très attachante. L'histoire d'Enki est poignante, notamment la 3e partie qui a été très difficile mais nécessaire, comme si je n'avais pas réalisé à quel point la vie d'Enki était sordide tant qu'elle n'était pas racontée comme ça... J'avais fait comme Rey, je n'avais pas réalisé que c'était à ce point... J'ai eu un coup de coeur pour le personnage de Rey, sa gentillesse, sa délicatesse. Vraiment, j'ai adoré ce roman !