Une infirmière, un agent d’entretien, deux retraités, une simplette… Cinq petits héros du quotidien qui refusent de céder à la morosité alors que l’été arrive, qu’il fait de plus en plus chaud, que la canicule menace. Le pays se délite mais eux se découvrent, s’aiment et se confrontent à la manière batailleuse des timides. Loin de s’apitoyer sur leur sort, ils nous guident vers des chemins de traverse où le burlesque côtoie le drame et, peut-être, une nouvelle forme d’utopie.
L’avenir de nos ainés, la vie en maison de retraite, la joie de vivre, l’évasion, le rêve, l’aventure, la liberté, la canicule
II) - Quel est le synoptique ?
Des cinq résidents déjantés quittent leur maison de retraite pour les routes de France. Ce groupe composé d’une infirmière, un agent d'entretien, deux retraités, une simplette. vont jouer les frondeurs de la société, les robins des bois, tout le long de leur parcours………
– Mon ressenti
Yves Bichet a choisi pour ce roman « L’été contraire » de casser tous les codes de bonne conduite et de se la jouer fun.
Yves Bichet nous offre un récit rocambolesque loufoque où sont groupés quelques indignés , quelques révoltés de la société.
Yves Bichet n’a pas choisi des héros pour son récit, mais des gens ordinaires
Tiens cela ne vous rappelle rien, des retraités rebellent qui manifestent leur mécontentement
Yves Bichet inventeur clairvoyant nous décrit à sa façon la révolte des Gilets Jaunes. La révolte de tous ces retraités las de ces codes sociétaux qui leur ont bouffé la vie.
Yves Bichet met aussi l’accent avec humeur sur le fonctionnement/non fonctionnement des Maisons de Retraites nos Ephads.
Certaines maisons de retraite acceptent l’accueil de jeunes pensionnaires dont elles apprennent à s’accommoder. Dès lors qu’il s’agit de valider les comptes d’une institution. Certains compromis sont nécessaires. On ferme les yeux…..(page12).
Yves Bichet nous invite avec son roman « Eté contraire » à nous interroger sur l’avenir de nos ainés. Dans notre société moderne, les seniors sont une charge pour les familles, nombreux préfèrent pour des raisons de facilités, confiner les vieillissants dans les maisons de retraite #Ephad.
Nombreux sauf, certains qui ont un profond respect des anciens de part leur religion (page 82)
Yves Bichet nous alerte avec humeur que les maisons de retraite sont associés à l’image de l’attente, de la mort. la plupart des personnes âgées qui entrent en institution mourront dans ce lieu.
IV) - CONCLUSION
Bien sûr, ce roman « Eté contraire » est rempli de naïveté , de situations improbables mais Yves Bichet a su mêler poésie tendresse solidarité amour.
Yves Bichet lance un message fort avec « Etat Contraire » Vivez votre vie comme bon vous semble et profitez du moment présent.
C’est donc un pari gagné pour Yves Bichet
C’est un roman rafraichissant à lire, à offrir. Un récit facile à abordé doté d’une écriture simple naïve. Nous rêvons tous surtout en ces périodes anxiogènes, d’un monde meilleur, d’un avenir prometteur.
Des regrets toutefois :
Un bémol, ce roman est très court - 180 pages , il ne permet pas de s’attacher aux personnages, il ne permet pas de développer les situations, de s’en imprégner..
De plus, ni l’histoire ni les personnages ne sont convaincants voire réalistes mais ce n’était sans doute le but de l’auteur.
BONUS Yves Bichet est l'auteur de nombreux recueils de poésie et de romans, notamment La Part animale, Les terres froides, Resplandy et L'homme qui marche. Pour en savoir davantage sur Yves Bichet, n’hésitez pas à écouter sans délai la série audio sur France Culture : https://www.franceculture.fr/personne...
SOUTIEN Je profite de cette critique, pour apporter ton mon soutien aux Libraires devant faire face à l'absurdité macroniste, à la déraison de Macron sur l'interdiction des livres en France par les commerces
V) – Passage appréciés
Page 3 Je répète toutes les syllabes doubles sauf Papa, Lulu et lolos.... Papa parce que j'en ai plus.... Lulu à cause des biscuits Lu.... Et lolos parce que tout le monde le tète, les petits lolos de la Replète.
Page 13 Ces bourgeois propres sur eux dilapident leur fric avec une sorte de déconvenue policée, mêlée de jubilation.
Page 27 Chacun son tour chacun rythme puisque la vie s'achève à l'endroit où les eaux se rassemblent, où le temps roule ses galets, charrie ses limons.
Je me suis complètement attachée à cette troupe atypique de "Robin des bois" qui part sur les routes de France en pleine canicule assister les résidents d'EHPAD et les personnels, qui finissent par susciter un élan de rébellion généreuse national, maintenant les propos sociaux sont plutôt simplistes et peu développés, mais le "5 étoiles" est pour moi complètement mérité grâce au style très poétique de l'auteur. Ca se boit comme du champagne millésimé un soir d'orage libérateur. Je vais m'intéresser de près à l'écrivain !