«Les libéraux n’aiment pas les femmes.» Voilà une proposition qui fait sourciller : les libéraux disputeraient donc aux conservateurs l’éminent privilège de s’attaquer aux droits et libertés des femmes ? C’est là le dur constat de ce petit livre. En s’en prenant à la santé publique, à l’éducation, aux garderies et aux groupes communautaires, les politiques d’austérité du gouvernement Couillard frappent les femmes plus durement que quiconque. Si les libéraux n’aiment pas les femmes, c’est parce qu’ils gouvernent par et pour les nombres. Les « vraies affaires » – l’atteinte du déficit zéro en tête – relèvent d’une logique purement « économique ». Quantitative, implacable, elle est imposée sans haine ni mépris. Le sort que l’austérité réserve aux femmes s’explique par cette odieuse indifférence qui, ultimement, fera ployer l’ensemble de la population.
This isn’t something I’d typically read but I thoroughly enjoyed it. I learnt a lot about my province and its politics and it really opened my eyes and made me think. The way it was written was really well done, the facts were stated clearly and concisely and in a way that made it very easy to read despite the somewhat heavy subject matter. I’m really glad I stepped out of my comfort zone with this one, it’s given me a lot to think about!
Un solide essai qui démontre l’importance de se questionner sur l’impact des lois votées et encore plus sur qui elles affectent particulièrement (aka ce qui devrait obli-fucking-gatoire avant de faire passer une lois🙃).
Tristement, cet essai sur l'austérité publié en 2015 est toujours d'actualité plus de 7 ans plus tard. D'ailleurs, les impacts de ces politiques d'austérité se font sentir plus que jamais en cette période de pandémie.
J'ai beaucoup apprécié les arguments de l'autrice qui s'inscrivent dans une analyse différenciée selon le genre. Aurélie Lanctôt dénonce la montée du néo-libéralisme, notamment au sein du mouvement féministe. Elle décrit également les impacts de l'austérité pour les femmes avec un accent particulier sur les CPE, l'éducation, la santé, ainsi que les organismes communautaires.
J'aurais apprécié une analyse d'avantage intersectionnelle des conséquences de l'austérité pour les femmes dont l'identité se situe au carrefour de divers systèmes d'oppression. Je crois également que les sources auraient pu être plus nombreuses pour mieux appuyer certains arguments.
3 ans après sa sortie, les faits énoncés suscitent toujours autant l’indignation. À lire en cette période de cadeaux de la part des libéraux, en vue des élections. N’oublions pas tout ce qui a été saccagé. Écriture limpide. Aurait aimé des sources plus variées; certains faits, bien connus pas les féministes, ne sont pas appuyés sur des sources, bien que celles-ci existent, ce qui rend l’essai plus fragile aux attaques.
S'il est courant d'analyser l'impact des politiques économiques sur les différentes classes sociales, les analyses basées sur le genre sont plus rares.
Aurélie Lanctôt le fait ici pour le Québec en montrant comment les politiques d'austérité touchent premièrement les femmes. Lorsque l'on détruit le service public des crèches dans une société où c'est à la mère qu'on demande de s'occuper des enfants, on les pousse hors de la sphère de l'emploi. Plus trivialement, la fonction publique québécoise étant majoritairement féminine, supprimer des postes à l'aveugle, c'est s'en prendre à l'emploi féminin (surtout quand dans le même temps les subventions abondent pour d'autres secteurs intensément masculins, telle la pétrochimie).
Si le livre présente plusieurs phénomènes et statistiques intéressantes, j'ai surtout eu l'impression de lire un longue chronique de la Presse. Je m'attendais à lire un livre qui s'intéresse aux libéraux au sens plus large, à la gauche modéré de l'occident. Finalement, l'autrice se concentre exclusivement sur le Québec et sur les quelques années qui ont précédées l'écriture du livre. Le livre n'est pas mauvais pour autant, je m'attendais simplement à un projet qui a un peu plus d'envergure.
Vraiment intéressant!! On comprend le lien entre austérité et la condition féminine. Oui, privé les institutions d'argent c'est privé les femmes de liberté
Ce court essai sur l’austérité n’a de sensationnaliste que le titre. En effet, les propos étayés de divers exemples, statistiques ou études expliquent très concrètement comme les mesures d’austérité libérales provinciales affectent plus particulièrement les femmes. Le livre gagnerait par contre à être plus étoffé, car il ne fait que survoler divers sujets tels les CPE, l’éducation, les IVG, le milieu hospitalier et la pauvreté. On reste donc sur sa faim. Néanmoins, ce livre est très intéressant et se lit bien par la clarté de la plume de l’auteure.