Ce nouveau roman de Hemley Boum est une bombe à retardement, un choc émotionnel inouï, qui nous révèle à travers une saga familiale bouleversante le rôle éminent du peuple bassa dans la libération du joug de la colonisation au Cameroun. Un pan caché de l'Histoire déployé dans un vécu de chair, de sang et d'amour, sans angélisme ni pathos. Conjuguer le passé au présent pour réenchanter la dignité humaine.
Hemley est un nom Bassa qui signifierait “force de caractère, fighting spirit”. Cet esprit combatif, je l’ai ressenti dans chaque ligne de ce roman, dans chaque personnage, de Mpodol à Muulé, d’Amos Manguélé à Likak, sans oublier la majestueuse Esta Ngo Mbondo Njee. À travers cette œuvre, j’ai découvert le parcours de Ruben Um Nyobe et l’histoire de mon cher pays le Cameroun comme jamais elle ne m’a été enseignée à l’école. J’en ai pleuré… Plus qu’un roman, “Les Maquisards” est un testament historique sur les contours de la marche douloureuse de notre pays vers les indépendances, une magnifique intrusion dans les racines du peuple Bassa et sa culture.
Sehr starkes Buch & mit den Worten von Sylvie Darreau „Stark in ihrer Fähigkeit, das Leben einzelner Menschen mit vielfältigen gesellschaftlichen Problematiken zu verknüpfen & ihren Figuren Hoffnung & Willensstärke zu verleihen, beleuchtet Hemley Boum in diesem Roman eine tabuisierte Epoche der Geschichte ihres Heimatlandes: den Kampf der Bassa für die Unabhängigkeit Kameruns.“
¿Que vale la vida de un ser cuando otro puede hacer con ella lo que quiera, cuando puede entrar en tu casa, abusar de tus hijos, dominar a tu mujer y reducir a tus padres a un sometimiento infame? Maravilloso libro sobre la independencia de Camerún que transciende la información histórica para mostrarnos unos personajes con vida y una cultura a descubrir. Amena, disfrutas y quedas impactado.
Wow! Was für ein unglaublich gutes Buch. Eine Familiensaga vor dem Hintergrund der französischen Kolonialherrschaft und des Widerstandskampfes der Bassa für die Unabhängigkeit Kameruns in den 1950er Jahren. Fantastisch erzählt. Figuren voller Hoffnung, Leidenschaft und Willensstärke. Tränen beim Lesen nicht ausgeschlossen.
Ce livre est un chef-d’œuvre. J’en ai des frissons à la fin. Encore mieux qu’un livre d’histoire, elle raconte avec justesse le combat qui a unit un peuple. Merci. C’est un livre d’amour finalement
Quand la fiction s'empare d'une figure mythique des indépendances à savoir Ruben Um Nyobé, leader charismatique de l'Union des Populations Camerounaises, assassiné en 1958 dans le maquis, cela donne un grand roman écrit par Hemley Boum, Les maquisards (Editions La Cheminante)... http://gangoueus.blogspot.fr/2015/06/...
Beuacoup de personnages. Le tableau aide. On sent l'Afrique à la lecture. Je n'ai pas appris grand chose du colonialisme, mais quand même un peu de la révolution au Cameroune. Les histoires d'amour et de coeur sont bien amené, et le récit avance . Et la fin est bien. Humaniste.
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L’histoire se déroule principalement en septembre 1958, la fin de la rébellion de l’Union des populations du Cameroun. Ce groupe voulait finir avec la dominance française dans leur pays, voulait l’indépendance de son pays, par des moyens pacifiques et politiques. « Nous déclarons au monde, que non seulement nous ne voulons pas rejoindre le groupe des colonies françaises, mais que nous voulons une indépendance totale et immédiate ! » Hélas, ce n’était pas encore le moment pour la réussite d’un tel mouvement.
Afin de comprendre ce qui se passe en septembre 1958 dans cette histoire (et j’ignore s’il s’agit de faits réels ou pas, même si certains personnages comme Mpodol sont bien réels), les histoires de la vie de plusieurs personnages importants sont racontées. Ce qui donne une merveilleuse et profonde impression de la culture, des coutumes, de la vie mais aussi des problèmes surtout avec les colons au Cameroun au début et jusqu’au milieu du 20ème siècle. Hemley Boum tisse raffinement un réseau de relations entre les personnages, parfois un peu difficile à suivre, et souvent les personnages eux-mêmes en connaissent encore moins que le lecteur. C’est un secret (entre beaucoup d’autres dans ces histoires compliquées familiales et relationnelles) qui va faire le mouvement pour l’indépendance échouer (et grâce au prologue, le lecteur sait depuis le début que quelque chose va terriblement mal se passer).
J’ai beaucoup aimé comment Hemley Boum m’a fait vivre avec ses personnages ; elle m’a laissé entrer dans leurs têtes et j’ai partagé leurs bonheurs, amours, craintes, deuils. Surtout Esta et Likak, mais certainement aussi Amos, Muulé et Kundé ne seront pas vite oubliés. Mpodol, un personnage qui a réellement existé, m’a surtout impressionné par sa réflexion à la fin et sa décision avec des conséquences de longue portée – hélas pas celles qu’il aurait voulu….
L’image de l’administration française dans ce pays est horrible et triste – et certainement pas fausse. Pas seulement que la France s’en foutait de ce qui se passait dans le pays (pour autant que le revenu des matières premières continuaient à venir), les colons français sur place faisaient tous pour dominer, manipuler et tromper les indigènes et pour garder leur pouvoir à n’importe quel prix.
Une histoire qui m’a impressionnée, aussi attristée parfois, mais qui est racontée avec une telle énergie vitale et de l’espoir transcendant que je l’ai aimée de la première page jusqu’à la dernière.
"L'espoir est comme la forêt même. Dévastée par des inondations, brûlée par des incendies, elle se nourrit de ses décombres, renaît et refleurit au plus petit rayon de soleil."