Sous forme épistolaire, Véronique Massenot nous présente une mère, Mélina, qui vit constamment avec le fantôme de sa fille disparue, Paloma, avec son mari Juan et sa petite-fille Nina. Le récit commence 6 ans après la disparition.
Melina écrit à sa fille "disparue", Paloma. Dans un pays soumis à la dictature, Paloma a été emmenée un soir par la milice avec son mari et sa fille, comme tant d'autres. Melina sombre dans la tristesse et le désespoir de revoir un jour sa fille vivante. Cependant lorsqu'elle apprend que sa petite fille Nina est peut-être en vie, elle va se battre pour la retrouver.
Ce livre est fort car il montre la dureté de la dictature sans donner spécialement le nom d’un pays même si on devine très rapidement qu’il s’agit de l’Argentine.
C'est un roman épistolaire poignant, un texte tragique qui décrit avec réalisme les violences, qui dénonce les atrocités, les tortures et les disparitions qui sont si courantes dans les pays soumis à des dictatures.
Court par son format, c’est un grand livre par le sujet et la qualité de l'écriture, par la sobriété de ces pages d'écriture qui, peu à peu, permettent à Melina d'exorciser ses terribles souvenirs et d'accepter la mort de sa fille, puis de continuer à vivre et à combattre.
Pour ne pas oublier que cela existe encore aujourd'hui. C’est une véritable leçon sur les droits de l’Homme.