Benjamin Varenne, un beau gosse acteur raté ou plutôt qui n’a pas encore percé, enchaîne les castings foireux et les jobs alimentaires. Pendant la période des fêtes, il fait office de Père Noël au Printemps. Débarque une petite bombe aux longs cheveux, encadrée de deux gardes du corps. Elle minaude ouvertement et exige un selfie avec le Père Noël. De fil en aiguille, le Père Noël se retrouve dans le lit de la belle, dans un luxueux appartement du XVIe, les gardes du corps sagement parqués dans le salon. Avant de s'endormir, la princesse le prévient : il doit mettre son réveil à 6 heures et disparaître. Manque de chance, le portable n'a plus de batterie. Et Benjamin émerge trop tard. Il tombe nez à nez avec une mamie revêche qui l'insulte dans une langue inconnue - genre pays de l'est- en le braquant avec un énorme pistolet. S'ensuit un règlement de comptes de gangsters et notre Père Noël, paniqué, n’a d’autre choix que de fuir. Car la mamie flingueuse est en fait la mère du petit ami officiel, un caïd albanais qui va tout faire pour se venger selon le principe albanais du kanun.
Gabriel Katz a écrit « dans l’ombre » plus de 30 livres signés par des auteurs bien connus du grand public.
Passionné de fantastique, de jeux et d’univers virtuels, il a récemment surgi comme un météore avec une saga de fantasy ambitieuse. Trois tomes qui sont de véritables romans d’aventures où rebondissements, amour, violence, mystère, et humour ravageur donnent vie à son histoire, posée dans une époque fictive moyenâgeuse. Le Puits des mémoires a obtenu le Prix Imaginales 2013, puis le Prix des Halliénnales 2014.
Sur cette lancée, Gabriel Katz a publié La Maîtresse de guerre, puis s'est à nouveau plongé dans une trilogie, Aeternia, dont le premier volume, La marche du prophète, a fait forte impression.
Gabriel Katz a trouvé un ton particulièrement séduisant dans ce roman et il vous emporte dans ce thriller inhabituel qui oscille entre humour noir, romantic suspense, et intrigue bien ficelée. Le ton très contemporain et le héros, plutôt anti-héros, font le reste. On est embarqués totalement par son histoire et les tribulations de Benjamin, acteur raté, séducteur doué pour son plus grand malheur.
Tout commence à la veille de Noël, alors que Benjamin souffre le martyr dans son costume de Père-Noël dans le hall d’un grand magasin. Il est acteur, ou du moins cherche à le devenir. Il galère, sans perdre vraiment espoir et vivote entre le chat que son ex lui a laissé et un vieux pote avec qui il partage ses consoles de jeux. Et puis, soudain, Victoire va traverser son champ de vision et sa vie va devenir un champ de bataille ! Qui est la jolie et jeune Victoire, élégante, visiblement riche et à la grande joie de Benjamin, subjuguée par lui ? Tout cela ne sent pas bon et notre héros le sait, mais voilà, il n’a jamais résisté à une femme ( il le montrera d’ailleurs au cours du roman) et il n’a pas grand chose à perdre a priori.
Et vous voilà embarqué dans une histoire qui vous mènera des trottoirs parisiens enneigés aux plages de Thaïlande en passant par des appartements luxueux de la capitale et même par Charleville-Mézières. Je vous laisse évidemment découvrir comment et pourquoi, tout le bonheur est là !
Nous sommes définitivement dans un thriller qui rend d’ailleurs hommage aux romans noirs en nous rejouant de façon très personnelle et très contemporaine le coup de la femme fatale, celle qui va inévitablement provoquer le chaos dans la vie du héros, qui n’est pas un détective privé fatigué mais donc, un acteur qui n’a rien prouvé. L’autre bonheur est Benjamin, une sorte de anti-héros, qui ne veut absolument pas briller dans la vie, n’a pas vraiment d’ambition et va traverser cette histoire sans envie de noblesse ou sans faire preuve spécialement de courage. Mais voilà, malgré tout, il reste sympathique, car il nous raconte son histoire, ne cherche aucune excuse et fait preuve parfois de plus de générosité qu’on s’y attend. Et puis, le ton du roman est génial. Nous oscillons entre humour noir et décalé, dialogues contemporains qui sonnent juste et qui vous montrent que le thriller peut concerné votre voisin. Le passage de Benjamin dans sa famille des Ardennes est désopilant, a un petit goût de Ch’tis amusant. Cela donne au livre un ton français très agréable, où l’on reconnaît les influences de l’auteur mais qu’il s’est réappropriées de façon très intéressante.
Enfin, l’intrigue est plutôt bien ficelée, pas difficile à deviner mais avec suffisamment de rebondissements et de twists pour nous surprendre.
La petite déception vient d’une fin un brin rapide et ambiguë, qui donnerait presque envie d’en savoir plus sur nos héros. Mais la lecture est vraiment excellente. Je me suis surprise à rire plusieurs fois et à chercher à en savoir plus sur ce qui se passe dans la tête de Benjamin ou d’autres personnages. N’hésitez pas, c’est distrayant, facile à lire, plutôt malin et cela donne envie de lire l’auteur une nouvelle fois dans un tel exercice.
4.5/5 Voilà un thriller complètement déjanté et raconté par un protagoniste ironique au possible. J'ai passé un très bon moment avec le Père Noël et j'ai hâte d'aller en Thaïlande (comprendra qui aura lu le livre) ! Ma chronique : http://lecturesetcie.blogspot.com/201...
"En résumé, c'est un roman que j'ai pris plaisir à découvrir, avec beaucoup d'humour et de dérision. Les pages se tournent toutes seules, et quand on arrive à la fin, on est déçu d'y être, parce qu'on aurait bien continué encore un peu. Bon, j'avoue que j'ai été frustrée du choix de l'auteur, mais nous n'avons pas voix au chapitre ! Néanmoins, le livre se termine parfaitement, car la dernière phrase m'a beaucoup fait rire et est en quelque sorte un très bon résumé de toutes ces aventures rocambolesques qui vit Benjamin en à peine quelques jours !"
Ce roman est un thriller du genre pépère, je dirais même du genre père Noël. L’humour très présent dans le récit et le caractère empoté de Benjamin allège l’ambiance qui aurait pu vite devenir pesante dans la course poursuite.
J’ai kiffé le voyage. Un thriller disjoncté balançant entre romance, humour noir et vengeance à l’albanaise. Benjamin est comédien, tout du moins il tâche de l’être malgré son physique avantageux qui les fait toutes craquer, il rame sévère. Pour boucler ses fins de mois, il accepte donc des petits jobs. Pour cette fin d’année, il endosse le costume du Père Noel et c’est l’enfer entre les gosses, les parents et la course aux cadeaux. C’est là qu’il croise la route de Victoire qu’il drague aussitôt et tout bascule. Il se retrouve bientôt à flinguer accidentellement la mama d’un truand notoire. Le voilà embarqué malgré lui dans une course poursuite qui va l’entraîner à travers la France jusqu’en Thailande poursuivi par l’amant de sa jeune maîtresse, Valon, un chef de la mafia albanaise, trancheur tête à ses moments perdus. Benjamin est l’image même de l’anti-héros à qui il arrive un tas de mésaventures plus rocambolesques les unes que les autres sans qu’il n’ait rien demandé à personne. Il accumule les gaffes et les quiproquos, se retrouve à jouer au héros malgré lui, passant d’une prison à l’autre, d’un flic à un garde du corps tout ca pour les beaux yeux de Victoire et surtout pour sauver ses fesses. C’est drôle, j’ai souvent explosé de rire face aux reparties acerbes de Benjamin. C’est enlevé, on ne s’ennuie pas une seule seconde. C’est WTF entre le dandy flic, David, le garde du corps Marco et tous les hurluberlus qu’il croise en cours de route (du couple t’chi, au vendeur d’arme en passant par sa famille de kasos). L’enquête tient la route malgré ses retournements ubuesques. Ça flingue (souvent par erreur), ça court, ça improvise, on est pris au jeu, un peu comme le pauvre Benjamin qui use de l’humour noir comme on s’enivre, pour tenir le coup. Une histoire qui fiche la patate et le smile, sans réelle prise de tête tout en nous offrant un super moment de lecture. Je connaissais l’auteur via ses romans fantasy, j’ai adoré le découvrir dans ce nouveau registre.
N’oublie pas mon petit soulier est un thriller humoristique de Gabriel Katz, publié par les Editions Le Masque. Ce livre fait 285 pages et coûte 19,00€. Une seconde aventure avec Benjamin est d’ailleurs sortie en 2017, sous le nom : Quand tu descendras du ciel.
Grande lectrice des livres de fantasy de cet auteur que je trouve par ailleurs très sympathique et bon écrivain, j’ai cédé à l’achat compulsif pour ce livre : le nom de l’auteur, la belle couverture, et le titre se prêtait bien à la période. Sauf que voilà, j’aurais peut-être dû prendre en compte le résumé quand même…
De fait, je n’irais pas par quatre chemins : malgré une bonne écriture, une bonne dose d’humour et un livre bien mené, je n’ai pas du tout accroché. Le personnage de Benjamin m’a fait lever les yeux au ciel plus d’une dizaine de fois. Quant au personnage de Victoire, je n’ai pas pu l’encadrer (voilà qui est dit ^^). Et puis, je ne suis pas vraiment une grande lectrice de ce type de thriller. Je me suis donc rapidement ennuyée et j’ai finis par lâcher le livre. C’est dommage, mais c’est comme ça.
Je resterais donc du côté de l’imaginaire avec cet auteur, dont je vous invite à découvrir la superbe trilogie Le Puits des Mémoires ! Ce livre ne m’aura malheureusement pas convaincu mais il saura peut-être convaincre des lecteurs plus habitués à ce genre de livre =)
Benjamin est comédien. Il a la belle G. il est séducteur mais ça ne lui permet pas de décrocher de rôles, aussi le voici en train de jouer le Père Noël dans un grand magasin parisien. Il y rencontre Victoire, la bombasse de service. Mais celle-ci cache quelque chose… rien de grave….sauf peut être le fait qu'elle soit la copine d'un mafieu Albanais. Et voici notre couple improbable, accompagné du garde du corps de la demoiselle, embarqué dans un périple de Paris à la Thaïlande (en passant par Charleville Mézières) où Benjamin va vivre des fêtes de fin d'année loin d'être reposante…..
Ce livre était stocké dans ma bibliothèque depuis l'été dernier (désolée Gabriel :/ ) et là je me suis dis c'est le bon moment, on est en pleine période de fêtes, donc on y va…. Et quelle bonne action j'ai fait là … Gabriel Katz à une plume fluide, très agréable, il nous immerge dans l'histoire, on accompagne Benjamin de son studio parisien aux suites 5 étoiles, de la tente de camping aux hôtels thaïlandais. Ce thriller complétement déjanté est une bouffé d'air frais. Les personnages sont le parfait anti-héros, la femme fatale un rien manipulatrice, la mère qu'on préfère planqué tellement on en a honte, le garde du corps un brin paternaliste et le petit copain mafieu…. Bref tout y est et on prend plaisir à suivre leurs aventures totalement délirantes à tel point qu'on ne voit pas les pages défiler…. Un régal tout simplement….
Gabriel Katz a longtemps été prête-plume pour des people, des hommes politiques et des écrivains à succès, avant de devenir scénariste de télé et auteur de romans de fantasy, pour lesquels il reçoit plusieurs récompenses, dont le très prestigieux prix des Imaginales. Il signe aux éditions Le Masque son premier polar, N'oublie pas mon petit soulier, dans lequel il met en scène un comédien raté malchanceux ! Et le moins qu’on puisse dire, c’est que Benjamin Varenne a vraiment la poisse ! Plus proche de Mr Bean que de Mr Bond, cet acteur de pacotille va se retrouver aux prises avec la mafia albanaise, aspiré malgré lui dans une spirale de violence qui le dépasse et qui l’entraînera des palaces parisiens à l’enfer vert de la jungle thaïlandaise ! Ses méthodes, qui frisent l’amateurisme (pour ne pas dire le ridicule !) lui vaudront bien des déboires ! Il faut avouer que l’auteur ne recule devant rien pour placer son personnage dans les situations les plus rocambolesques ! On ne peut que s’esclaffer des bourdes et des gaffes que Benjamin Varenne semble collectionner ! Gabriel Katz, que l’on attend plutôt dans la littérature de l’imaginaire et la fantasy, surprend ses lecteurs avec une enquête policière festive et délurée. N’oublie pas mon petit soulier est un roman divertissant, débordant d’humour et très bien rythmé dont on ne fait qu’une bouchée ! Une comédie policière déjantée qui offre un moment de franche rigolade très appréciable en cette fin d’année !
Concernant le genre du livre, il est plutôt classé dans les thrillers mais hormis un peu de suspense, ce n’est pas ce à quoi je m’attendais. On suit en effet Benjamin dans un périple qui l’emmènera assez loin de sa vie tranquille et de son studio et même s’il y a une espère d’enquête, j’ai trouvé que ça s’éloignait quand même des thrillers que j’ai déjà pu lire. On est ici plutôt dans un enchaînement de situations « pas de bol » et c’est d’ailleurs ce que j’ai bien aimé lors de la lecture. Même si le tout est très sérieux (mafia, cadavres, police, etc), le ton assez décalé apporte une touche légère vraiment pas négligeable.
Après un trailer plus qu’alléchant, un résumé attractif, je me devais de lire ce livre. Pas déçue, ce roman nous fait passer un très bon moment entouré d’une histoire mélangeant les genres.
Benjamin Varenne, dit Ben, est un comédien raté. Afin de subvenir à ses besoins, il endosse le rôle du Père Noël pendant la grande période des fêtes de fin d’années. Alors qu’il porte le costume, faisant d’innombrables photos avec des enfants, la longue file d’attente laisse entrevoir une jeune femme. Elle souhaite faire un selfie sur le genoux du Père Noël. Piètre comédien, mais dragueur, Ben accepte. En effet, sa plus grande faiblesse sont les femmes. Il se vante d’ailleurs d’avoir toujours plu à la gente féminine. Ne le sachant pas encore, il va déchanter. Voulant absolument séduire cette petite peste et riche, et peu lui importe son garde du corps, il lui courre après (comme un véritable lapin oui). Ben va s’engouffrer dans les ennuis dès le moment où Victoire accepte ses avances, il sera mis en danger, devra faire des choix pour sa sécurité ou sa perte. Du jour au lendemain, sa vie tranquille et ennuyeuse change. Valon, le petit-ami de Victoire, a bien décidé de se venger. Ben va apprendre à ses dépends la vengeance de la mafia albanaise (kanun). La question que le lecteur se pose continuellement : va t-il s’en sortir ?
Car derrière cette vengeance, d’autres choses se cachent, et les différents personnages entourant Ben n’arrange rien. Le lecteur suspecte tout le monde, ne sait plus où donner de la tête. La grande envie : étrangler Victoire et donner des gifles à Ben ! Elle, ne pense qu’à son petit confort, manipule tout ce qui lui est proche. Ben ne déroge pas à la règle. Lui, immature, ne pense qu’à la rejoindre, se laissant embobiner par les mensonges. La situation évolue, le personnage prend alors une certaine maturité. On a une impression d’être à la fois dans un roman adolescent, d’amour, thriller et humoristique. C’est justement ça l’intérêt. Jusqu’à la fin du livre, on ne sait pas réellement qui est derrière tout ça. Quelle surprise lorsqu’on le découvre, bien qu’on se dise que c’est pas étonnant finalement. Gabriel Katz maîtrise à merveilles ces genres, nous plongeant dans une histoire rythmé placée sous le signe de l’humour. Un livre à ne lâcher sous aucun prétexte.
Un premier roman lu de Gabriel Katz. Aucunement déçue, je lirai avec plaisir ces autres œuvres (quand ma PAL aura descendue). Un style bien maitrisé qui séduira ceux qui aime rire. A lire lorsqu’on se sent déprimé !
Ce livre est le roman par excellence à lire en période de Noël car il vous fera passer un très bon moment de lecture dans une ambiance festive et délurée. Ce roman ne peut être classé dans un seul genre car il y a plusieurs ingrédients qui le rend savoureux : on a un zeste de romance, une bonne dose de comédie , une pincée de thriller et le tout saupoudré d'enquête policière. On ne sait pas démêler le vrai du faux et jusqu'à la toute dernière page , on ne parvient pas à déduire la résolution finale de l'intrigue.
Rien qu'en lisant le résumé , vous avez un très bon aperçu de ce super roman et je vous assure que vous allez passer un bon moment avec Benjamin Varenne dit Ben. On peut le dire Ben est un acteur raté qui accumule les refus lors de casting et qui pour subvenir à ses besoins et pour nourrir son chat doit impérativement tenir le rôle du père Noël en cette période de fêtes. Et qui dit Père Noël dit grands magasins parisiens et file d'attente pour prendre la traditionnelle photo avec ce cher Père Noël mais voilà Ben ne sait pas jouer la comédie et chassez le naturel il revient au galop. Ce n'est donc pas étonnant qu'il soit aussi désagréable et peu professionnel face aux enfants. La faiblesse de Ben et ce qui ne lui a apporté que des soucis tout au long de sa vie : les femmes ou les filles. Et on ne déroge pas à la règle avec Victoire, cette jeune pimbêche qui souhaite faire un selfie sur les genoux de Ben. Il risque bien de perdre la tête au sens propre comme au sens figuré. Ben est assez immature et fonce tête baissé dans les ennuis . Les situations rocambolesques vont s'enchaîner et Ben va devoir jouer le rôle de sa vie s'il veut s'en sortit vivant. La vie ne se déroule pas comme au cinéma et loin des films d'actions , Ben va devoir affronter de nombreuses situations s'il veut sauver sa peau. Lui qui s'ennuyait dans sa petite routine assez monotone et triste , le changement va être radical. Le tourbillon Victoire va entrer dans sa vie et mettre un bazar sans nom . Entre la lutte contre la mafia albanaise, les courses poursuites contre de méchants criminels, les gardes à vues , les accords pour sauver sa peau, Benjamin sera t-il à la hauteur ? Y a t-il un James Bond ou un Mister Bean qui sommeille en lui? Comment va t-il se sortir de cette situation qui sort forcément de l'ordinaire?
Alors alors ... alors il s'agit du premier roman de Gabriel Katz que je lis et je dois avouer que j'ai adoré son style. Alors oui on est super loin de mes romances habituelles, et je trouve que je vois de plus en plus facilement les différences entre les auteurs masculins et féminins. Là c'est clair qu'il s'agit d'un mec. Pour autant, tout fan de polar appréciera ce roman.
L'histoire se déroule pendant les fêtes de noel et rien que pour ça, je ne regrette pas du tout d'avoir attendu pour le lire. C'était vraiment d'etre dans l'ambiance des fêtes pour lire cette histoire. Le personnage principal Benjamin Varenne est un acteur raté qui m'aura fait mourir de rire. Il dégage un humour et un cynisme propre aux personnages de polar qui me donnait parfois l'impression d'etre dans un roman noir des années 50 (ou 30 à vrai dire.. bref vous voyez ce que je veux dire... Un truc à la Bogart quoi) tout en ayant un coté très moderne que j'ai adoré. La vie si calme et presque morne de Benjamin va, du jour au lendemain basculer dans du grand n 'importe quoi digne du dernier James Bond. Et comme dans le dernier James Bond, on va voyager. De Paris au Nord de la France à l'Indonésie, on découvre des paysages à la fois connus et beaucoup plus exotiques. L'intrigue gagne en intensité au fur et à mesure des pages, tout comme le personnage principal, va gagner en maturité. J'ai adoré voir son évolution. Benjamin est représentatif des mecs de sa génération éternels ados qui vivotent plus qu'autre chose, se laissant porter d'un petit boulot à l'autre, attendant LE contrat qui changera sa vie. Et ce ne sera pas un contrat mais une fille qui, bien qu'elle ne changera rien à sa situation professionnelle, le fera grandir d'un coup et nous laissera avec un Benjamin grandit,mûrit et plus posé.
J'avoue qu'à la fin, j'ai été un peu surprise... tellement conditionnée par mes romances que je suis restée un peu interdite, avant de réaliser que non.. c'était tout simplement la fin idéale pour ce roman.
En résumé un bon polar intense et cynique à souhait que je conseille fortement aux amateurs du genre.