Chaque génération répète les erreurs de la précédente, mais chacune vit à sa manière ses peurs profondes. Isidore Malenfant est un écrivain de science-fiction raté. Comme pour son père Théodore, c’est avec les femmes que surviennent ses problèmes. Avec les femmes belles et fantasques, parfois brisées par le chagrin et la folie, avec les filles androgynes et les créatures ambiguës. Il s’installe un temps avec la charnelle Marilyn, mais celle-ci part pour Paris et le laisse seul. Peu à peu, quelque chose s’immisce dans la vie d’Isidore, un visage, une silhouette, alors qu’en kaléidoscope repassent les moments anxiogènes de sa jeunesse. Si c’est à Redfield Park qu’a commencé son histoire, naissance et mort jumelées, pour plus tard se figer à Montréal, c’est par Redfield Park à nouveau qu’elle devra se poursuivre.
Évoquant à la fois l’imaginaire des pulps à la Weird Tales et celui des kaidan, les histoires de Bukowski et le Black Hole de Charles Burns, Chant pour enfants morts crée un monde d’une étrange beauté, parce que douloureusement réel malgré tout.
Cette édition revue par l'auteur a été augmentée de plusieurs chapitres inédits.
J'ai lu ce livre sans savoir qu'il était le dernier d'une trilogie.... Ouais... Cela explique peut-être la confusion que j'ai ressenti par moment, mais je ne crois pas que cela a brimé mon plaisir de lecture. Un roman moins abouti que Le modèle de Nice, normal il fut écrit avant, mais on y reconnaît tout de même le style de l'auteur et ce que semble être ses thèmes de prédilections, angoisse, mal de vivre, incompréhension, isolement. J'ai bien aimé, pas certain d'avoir tout compris, mais quand même! Un auteur qui me rejoint. Je relirai certainement!
J'ai vraiment l'impression de ne pas avoir tout compris... L'écriture est très portante, mais le récit manque-t-il de cohérence? Chose certaine, j'ai aimé mieux Trépanés, qui était moins décousu.
C'était bon mais c'était un peu confus. Satisfaisait malgré tout, mais j'aurais pris quelques chapitres de plus. Me rappelle un peu David Lynch pour la structure. Horreur très littéraire.