Dominique Dubois, cadre trentenaire remarquablement moyen, s'installe plein d'espoir à Zen City, paradis high-tech où, grâce à la puce dont chacun est doté, on peut avoir un réfrigérateur toujours plein sans jamais aller au supermarché et être protégé 24 heures sur 24 sans même s'en rendre compte. Mais quand sa jolie collègue est assassinée chez elle, quand il devient la proie de hackers qui cherchent à miner de l'intérieur ta Ville Transparence, sa vie en prépayé bascule... Ce livre est son Journal, le témoignage d'un des rares rescapés de ce que l'on a appelé la " Tragédie de Zen City ".
Emprunté sur les conseils de ma bibliothécaire, ce titre m'intrigue depuis de nombreuses années et j'ai saisi l'occasion d'un emprunt pour le découvrir. Dominique Dubois, jeune cadre dynamique en statistiques, est remercié de son emploi parisien et se voit proposer une opportunité en or : devenir l'un des membres d'une des villes les plus modernes de France, intégralement dédiée au rendement et à l'efficacité dans le cadre idyllique de l'Ariège de haute altitude. Il part donc pour Zen city. Ce docu-fiction est construit comme un reportage a posteriori qui s'appuie en grande partie sur les extraits du blog et des journaux intimes de Dominique Dubois. J'ai vraiment accroché dans cette immersion totale dans un univers technologique, le tout automatisé basé sur les puces RFID à tout niveau. Terriblement glaçant mais diablement possible. le fameux vertige du "Et si demain..." est bien là. Le style quasi journalistique se lit à une vitesse effrayante, le jeu sur les typographies clarifie la lecture. L'évolution du personnage dans cette espèce de spirale, propre au sous-genre de la dystopie, à l'aune d'Orwell et Bradbury, cette vision francophone est tout à fait honorable dans son traitement moderne des dérives potentielles, un peu datée peut-être car le roman a 10 ans et certaines choses ont déjà glissées (malheureusement) de ce côté du miroir de la réalité. Les notes explicatives et historiques en fin de volume sont extrêmement intéressantes et apportent un nouvel éclairage (bien sombre) sur ce qui pourrait arriver...demain... si on n'y prend pas garde. Une très piquante réflexion sur la société consumériste associé aux technologies de pointe. Avis aux amateurs de "Mais purée, il le voit pas arriver le traquenard, c'est gros comme une maison pourtant". le confort du lecteur face à une autre réalité que la sienne.
j’ai beaucoup aimé découvrir la ville de Zen City et les différents avancements technologiques qui pourraient être possible en réalité. il était très interessant de s’y imaginer avec les morales du présent. le personnage de Dominique est parfait pour le contexte de l’histoire : un homme très naïf et insécure soumis aux influences d’une nouvelle ville axée sur la consommation du publique. j’ai aussi aimé l’accent mis sur le fait que Dominique soit un homme si « commun » et le fait que tous autour de lui s’en rendaient compte. très bon livre pour les débutants en lecture de science-fiction. pour le reste, intrigue manque un peu de suspense, je n’étais pas très captivée.
Mon dieu mon dieu mon dieu En général, quand je commence comme ça, c'est que c'est mauvais. Mais vous le saviez déja. Passons donc tout de suite à la suite. Ce roman nous raconte comment Dominique Dubois, l'homme moyen, devenu spécialiste des enquêtes d'opinion à Zen City, va se trouver plonger, de par sa "moyennitude" extrême, dans une histoire complexe mêlant espionnage, contrôle de la pensée, et marketting de bas-étage. Et franchement, c'était nul. Les rebondissements (au premier lieu desquels l'apparition d'une petite amie espionne chinoise pas forcément gentille) sont tous totallement téléphonés, le décor semble en carton-pâte, sans même parler de l'ensemble des personnages : passe encore que le personnage principal soit moyen, c'est son créneau. Mais la petite amie eurasienne espionne pourrait au moins avoir du charisme ! Et les méchants ou traîtres pourraient aussi avoir un peu plus d'allure que ... je sais pas, moi, des chefs de rayon de supérette ! Quant au name-dropping nous montrant la vie de luxe du héros, il ne sert qu'à ancrer le héros dans un présent déja mort : dans cinq ans, ce bouquin fera tellement vieux, c'en sera pitoyable. Donc, l'un dans l'autre, ça n'est pas le prochain livre à lire, ni même celui d'après. En fait, c'est le prochain livre à utiliser pour alimenter le feu, tout simplement. Heureusement pour moi, c'est un livre emprunté, sinon j'en aurais mal au portefeuille.
L'histoire, son scénario, sa trame, pourrait faire l'objet d'une série B avec quelques acteurs sur le retour ou de seconde zone et pourtant...
Et pourtant, sur fond humoristique, derrière les clichés délavés, se cache un discours pas piqué des hannetons sur notre société connectée et notre insouciante dépendance technologique tout en passant en revue les déboires de l'individualisme, leitmotiv de la dite technologie.
L'humour burlesque et les comiques de situation font de cette analyse sociologique, une histoire à mettre entre toutes les mains et peut-être justement dans celles un peu trop connectées.
Attention, je parle d'analyse sociologique mais c'est sans prétention aucune et je ne suis même pas sur que ce fut le propos initial de l'auteur. La première impression et la dernière aussi est celle d'un livre léger, burlesque, agréable à lire et sans prise de tête...