Í óskilgreindri framtíð, undir vökulum augum eftirlitssamfélagsins, gera rithöfundarnir og fyrrverandi hjónin Áki og Leníta allt sem þau geta til ganga hvort fram að öðru. Á meðan gengur lífið sinn vanagang, út koma bækur sem ýmist fá verðlaun eða ekki, sólin mjakar sér yfir fjöllin snemma árs og skín á Ísfirðinga, bakkelsislyktina leggur úr Gamla bakaríinu og listnema úr borginni hreiðra um sig í yfirgefinni rækjuverksmiðju. Svo fer rafmagnið að flökta. Heimska er skáldsaga um að sjá allt og sjást alls staðar, um óstjórnlega forvitni mannsins og þörf hans fyrir að vekja athygli, um fánýti bókmennta og lista – og mikilvægi – um líkindi mismunarins, um hégóma, ást og svik. Og síðast en ekki síst um framtíðina. Eiríkur Örn Norðdahl hlaut Íslensku bókmenntaverðlaunin fyrir síðustu skáldsögu sína, Illsku. Heimska er fimmta skáldsaga hans en hann er einnig þekktur fyrir greinar sína og ljóð.
Um Illsku: * * * * * „Klikkuð bók. Lesið hana! … Fróðleg, skemmtileg, sorgleg og fyndin. Hún miðlar sagnfræði, ástarsögu, heimspekilegum pælingum og gamanmálum … Allt er þetta svo vel gert, frumlegt og flott að það er eiginlega óhugnanlegt.“ Þórunn Hrefna Sigurjónsdóttir / Fréttablaðið
„Hvað verður um samtímaskáldsöguna [eftir Illsku]? Hún er jú samtímaskáldsagan.“ Svenska Dagbladet
„Þessi bók er skrímsli. Hávært, ógeðfellt, hættulegt, ofbeldisfullt, sóttheitt og stundum meyrt, varnarlaust og viðkvæmt skrímsli. Það rífur og bítur, kemur maganum úr jafnvægi og stækkar síðan í manni hjartað.“ Stadtbekannt Wien
Eiríkur Örn Norðdahl (1978) is an Icelandic experimental poet and novelist. His work – about a dozen novels, a dozen poetry books, a couple of essay books, a couple of plays, a cook book, a children's christmas splatter, video poems, sound poems and various conceptual projects – have been published in over a dozen languages and won numerous awards in several countries, including the Icelandic Literary Award, the Transfuge award for best nordic fiction (in France), the DV Cultural Award, the Zebra Poetry Film Festival Special Mention, Sparibollinn Award for Romantic Fiction and the Book Merchant's Prize. They have also been shortlisted for awards such as the Prix Médicis Étranger, the Prix Meilleur Livre Étranger and the Nordic Council Literary Award.
Eiríkur has translated over a dozen books into Icelandic, including a selection of Allen Ginsberg’s poetry and Jonathan Lethem’s Motherless Brooklyn (for which he received the Icelandic Translation Award). He lives in Ísafjörður, Iceland, a rock in the middle of the ocean, and spends much of his time in Västerås, Sweden, a town by a lake.
Głupota" Eiríkura Örna Norðdahla (tł. Jacek Godek) to islandzka powieść, przedstawiająca dystopijną wizję świata wszechobecnej inwigilacji. Mieszkańcy mają kamery rozmieszczone po całym mieszkaniu - nawet w łazience. Prywatność została całkowicie wyeliminowana, ale dla bohaterów to normalna rzeczywistość, z którą są oswojeni i nie mają z nią większego problemu.
W tym świecie każdy może obserwować innych mieszkańców przez internet 24 godziny na dobę - jak w niekończącym się reality show. Podejrzane jest natomiast, gdy ktoś ma wyłączoną kamerę – oznacza to przecież, że ma coś do ukrycia. Ludzie są już tak przyzwyczajeni do bycia obserwowanymi, że ciężko im sobie wyobrazić życie bez tego. Czy potrafią funkcjonować, gdy nikt na nich nie patrzy?
Norðdahl stworzył świat, który na pierwszy rzut oka wydaje się absurdalny, ale im dłużej się nad nim zastanawiamy, tym jego wizja staje się coraz bardziej realna i niepokojąca. Tym bardziej w dobie mediów społecznościowych. Wątki związane z wszechobecnym monitoringiem były dla mnie najciekawsze w całej książce i skłoniły mnie do wielu refleksji. Choć niestety nie wszystkie wątki zaangażowały mnie równie mocno i czasami miałam wrażenie, że niektóre mogły być lepiej rozwinięte.
To stosunkowo krótka książka – ma około 170 stron i jest dostępna na Legimi, więc zdecydowanie polecam spróbować. To ciekawa i niepokojąca wizja świata, która skłania do refleksji. Dobrze mi się „Głupotę” czytało i zachęcam do lektury.
„Ona chciała, by ją zobaczył. Uprzedziła go. To nie była żadna tajemnica. W ich sypialni znajdowało się sześć kamer sieciowych, tyle samo w salonie, trzy w kuchni, nawet jedna w kiblu, w ogrodzie monitoring, podobnie jak we wszystkich innych ogrodach przy ich ulicy, nie licząc czterech nadzorujących dronów, krążących nad cyplem, i zdjęć satelitarnych w necie. Już nikt nie odbywał stosunków za zamkniętymi drzwiami, nikt nie srał na osobności. Bo niby dlaczego mieliby to robić? To żaden wstyd defekować i uprawiać seks. Każdy to robi. Ale zdradzać nieładnie. I trudno się do tego przyzwyczaić.”
The Machine Stops for the Tumblr generation. Sort of. What remains of Western civilization as one big jerk-off in front of a mirror of social media and Like clicks, where even the terrorists just want to feel validated and non-Europeans are only useful as metaphors. But damn, he doesn't half go on about it and there has to be some way of doing it without creating characters you just wish would die already.
Sous le régime de la suRveillance tout le monde espionne tout le monde et la télé réalité n'est plus que réalité. C'est en ce monde que s'affrontent Aki et Lenita, couple pourtant très fusionnel au niveau intellectuel ils en viennent vite aux querelles. Le récit alterne des passages du présent des deux protagonistes avec leur passé proche pour nous faire découvrir comment ils en sont arrivés à se battre à coup de rapports sexuels avec divers partenaires et ce sous l’œil vigilant de l'autre et des caméras.
La première partie de l'histoire, citée ci-dessus m'a quelque peu désorientée, je trouvais intéressante l'idée de traiter des histoires vues par caméras interposées mais la "bagarre sexuelle" m'a très vite refroidie. La seconde partie, bien que s'enchaînant très rapidement était bien plus à mon goût.
Le courant se coupe par intermittence empêchant le réseau suRveillance de fonctionner, redonnant à tout un chacun sa vie privée. Ces coupures sont les résultats d'actes terroristes, et on apprend très vite qu'Aki semble y être mêlé.
Pour conclure je dirais que ce roman aborde des thèmes importants comme notre relation aux écrans, nos interactions sociales qui en dépendent de plus en plus, la littérature également. Cet ouvrage me laisse malgré tout un sentiment mitigé, certaines relations entre les personnages auraient mérité d'être approfondies ainsi que le versant politique. À noter que je ne déconseille pas ce livre que je n'ai pas détesté pour autant, à vous de vous faire votre propre avis.
Poniekąd nowelizacja jednej zwrotki od Krystyny Prońko - "Gdy głupota z biedą już mnie mają / kupisz małpę i mam w domu cyrk". W przebodźcowanym świecie-panoptykonie potrzebna jest jednak jakaś inna małpa.
En bra bok som jag har en känsla inte kommer att lämna något bestående intryck eftersom den mest skapar på ytan och försöker med lite för mycket på en gång.
Eirikur Örn Norddahl, jeune poète et traducteur islandais s’est imposé en Europe comme romancier particulièrement inventif et ambitieux avec Illska, le mal, premier de ses quatre romans traduit en français. Après le mal, l’écrivain poursuit son étude des bassesses de l’humanité avec la stupidité. Son univers complexe s’intensifie dans cet opus avec un recours à la dystopie puisque nous sommes dans un monde où des caméras rendent publics les faits et gestes de tout individu en permanence. A tel point qu’il n’y a plus aucune gêne à être filmé mais que la crainte vienne du fait de ne pas être regardé. » C’était peut-être ça, le plus terrifiant, l’idée d’être seul sans que personne vous voie, l’idée que tous pouvaient vous observer, mais que personne ne s’y intéressait. » Le programme de suRveillance accentue le besoin du rapport à autrui. Aki et Lenita, tous deux écrivains, sont séparés depuis trois ans, depuis que se pillant l’un l’autre, ils ont écrit quasiment le même livre portant le même titre, Ahmed. Leur roman, comme une mise en abyme raconte l’histoire d’un réfugié installé en Islande depuis l’adolescence parti en Syrie pour rejoindre l’Etat islamique. Rivaux sur le plan professionnel, mais toujours amoureux l’un de l’autre, ils s’envoient régulièrement des poke et des videos de leurs ébats amoureux. Jusqu’au jour où un groupe terroriste, en fait un groupe d’étudiants en mal d’avenir, décide de changer le cours de l’histoire. « Le moyen le plus sûr d’agir sur le monde, c’est de nuire aux autres. Ou de détruire ce qu’ils possèdent. » Imprégnés de leur lecture d’Ahmed, ils décident de saboter le réseau électrique et de couper ainsi le programme de suRveillance. L’objectif principal de ce roman est de montrer que le fait de se savoir épier change profondément le comportement. » Si on ne se défend pas quand on est attaqué, on perd une partie de son humanité, de même on ne peut pas vivre sans parader, on est l’esclave des travers d’autrui. » Le problème de l’homme ayant toujours été d’ « entretenir des relations avec autrui sans se perdre soi-même. »
J’ai trouvé dans ce roman un foisonnement d’idées mais j’aurais aimé les voir plus clairement et intensément développées. Le récit non linéaire composé de chapitres inscrits dans les saisons ( « un peu plus tard, mais pas trop non plus« ) mêle l’histoire du couple de Aki et Lenita avec cette action terroriste contre le système de suRveillance. Chaque chose peinant à se mettre en place dans cet univers sans éclats, avec des personnages rendus finalement banals . J’aurais aimé m’appesantir sur les failles de Lenita, ses liens avec Tilda, sa soeur jumelle, son étrange fusion intellectuelle avec Aki. J’aurais voulu entrer davantage dans l’histoire inventée d’Ahmed. J’aurais souhaité trouver plus clairement l’échappatoire à ce monde moderne désabusé vers l’art et le pouvoir de la création.
» Mais sérieusement, j’ai l’impression de comprendre enfin le pouvoir et le devoir de la littérature. Et il me semble que je suis à la hauteur de la tâche. Alors, quel est le devoir de la littérature? le taquina Lenita. Prendre des risques. Elle ne doit surtout pas être gratuite. »
Eirikur Örn Norddahl sait prendre des risques avec des sujets audacieux, des sujets contemporains ancrés dans la fine analyse de la société qui poussent le lecteur à la réflexion.
Ég náði ekki tengingu við þessa bók. Ég held að það sé fyrst og fremst vegna þess að mér fannst aðalsöguhetjurnar leiðinlegt fólk sem ég hafði í raun ekki áhuga á að vita neitt um. Ég er búin að taka eftir því að mér leiðast alltaf bækur þegar aðalpersónan heillar mig ekki á ákveðinn hátt þannig að líklega var ekki nema von að þessi bók félli í grýttan jarðveg. Mér finnst samt eins og ég hafi einfaldlega verið að missa af einhverju. Að þarna væri eitthvað mikið og djúpt sem ég bara fattaði ekki. Eða ég eiginlega vona það vegna þess að annars er bókin eiginlega ekki um neitt nema tvær manneskjur sem virðast fyrst og fremst fá ánægju út úr því að kvelja hvor aðra og inn í þetta tengist glæpur sem á að vera listsköpun. Ég ætti kannski að lesa Illsku eftir sama höfund. Mér skilst að hún sé miklu betri.
Une lecture agréable mais sans plus. J'ai été un peu déçue que l'ouvrage n'aille pas plus loin dans la dystopie et que les "conséquences" de l'exposition de soi ne soient pas plus... extrêmes? En revanche j'ai apprécié les liens entre les 2 personnages principaux et leur parallélisme. En bref, je trouve que le livre ne m'a pas assez fait réfléchir!
Les yeux de la surVeillance sont partout, diffusent en direct les faits et gestes de chacun. À Isafjördur, Akí et Lenita, couple d’écrivains séparés, prennent un malin plaisir à s’espionner et à se provoquer (souvent en exhibant leurs ébats sexuels). Ironie du sort : au même moment, ils rédigent des romans presque identiques. La discorde s’amplifie entre ces personnages aux idées saugrenues, qui cherchent la vengeance. Ce roman plonge le lecteur dans une dystopie troublante qui illustre, dans un humour grinçant, le voyeurisme du monde poussé par une technologie omniprésente, sans laquelle on aurait l’impression de ne plus exister.