4,5.
Il n’est pas très ardu de comprendre pourquoi certains estiment parfois que L’Océantume n’est qu’une moins bonne version de L’Avalée des avalés, et force m’est d’admettre que les similarités sont nombreuses, et que L’Avalée m’a davantage plu. Mais quiconque s’arrêterait à cette comparaison superficielle en sortirait perdant, car L’Océantume demeure un roman fascinant et extrêmement complexe, aux personnages étranges et pourtant magnétiques, qui explore les thèmes de l’enfance et de l’imaginaire dans un milieu de vie hostile. La langue y est très impressionnante, comme soumise aux aléas de l’inconscient des personnages, constamment imprévisible, remplie de jeux de mots et de figures de style. Au fond, le fait que ce roman ressemble à L’Avalée est loin d’être une mauvaise chose.